CHAPITRE IX. — De la visite aux enfants
1 . Osâma-ben-Zëid a dit : « Une des filles du Prophète l’envoya cher
cher pendant que j étais chez le
(!) Le djalîl ainsi que Yidzkhir sont deux plantes sauvages communes dans les environs de la Mecque. Bilâl voulait parler de la Mecque.
(2) Localité peu distante de la Mecque où se tenait une foire célèbre.
Prophète avec Sa'd et Ohayy à ce
(3) Chàma et Tafîl sont deux montagnes voisines de la Mecque et qu’on aperçoit de cette ville.
(4) Le lieu de réunion des pèlerins venant de la Syrie.
TITRE LXXV
que je crois. « Ma fille ^ est à l’agonie, nous mandait-elle, venez chez « nous. » Le Prophète lui envoya le salut en lui faisant dire : « Certes « Dieu est maître de ce qu’il prend et de ce qu’il donne et chaque « chose a pour lui un terme fixé. Qu’elle se repose sur Dieu et qu’elle « se résigne. » Elle envoya alors de nouveau pour le conjurer de venir. Alors le Prophète se leva et nous fîmes comme lui. L’enfant fut apporté sur les genoux du Prophète qui était tout tremblant et dont les yeux débordèrent de larmes. « Pourquoi es-tu ainsi, ô Envoyé de « Dieu? lui demanda Sa'd. — C’est, répondit-il, l’effet de la compas- « sion que Dieu a mise dans le cœur de ceux de ses serviteurs qu’il « a voulus, Dieu ne fait miséricorde qu’à ceux de ses serviteurs qui « sont compatissants. »