Assassinat des Guise à Blois, en
254 Les Tragiqjjes.
Les maistres des tueurs périssent de poignards, Les supports des brusleurs par les brusleurs sont ards. Loire, qui fut bourelle, aura le soing de rendre Les brins esparpillés de leur infâme cendre. Aussi tost leur boucher, de ses bouchers pressé, Des proscrits secouru (i), se void des siens laissé ; Son procureur, jadis des martyrs la partie. Procure et mène au roy le trancheur de sa vie(2), Au mois, jour et logis, à la chambre et au lieu Oià à mort il jugea Ta famille de Dieu(;}. Fait gibier d'un cagbt, vilain porte-bezace (4), II quitte au condamné (S) ses fardeaux et sa place.
a Arques n'est oublié, ny le succez d'ivry. Conois par qui tu fus victorieux, Henry; Tout ployé soubs ton heur; mais il est prédit comme Ce qu'on devoit à Dieu fut pour le Dieu de Rome.
« Paris, tu es reduitte à digérer l'humain (6); Trois cens mille des tiens périssent par la faim Dans le tour des dix lieùs , qu'à chasque paix frivole Tu donnois pour limite au pain de la parole.
« Si tu pouvois conoistre , ainsi que je conois , Combien je voy lier de princes et de rois , Par les venins subtils de la bande hypocrite, Par l'arsenic qu'espand l'engeance loyolite! O Suède! 0 Mosco! Poulongne, Austriche, helas! Quels changemens premier que vous en soyez las!
« Que te diray-je plus? Ces estoilles obscures Escrivent à regret les choses plus impures.