EnfléT
Goulart sur la 1r°e Sem. de du Bartas, éd. 1611, p. 294. Voir aussi, I, 439, Lettres : « Les drogues plus benignes qui à la longue infeclent le cerveau par les fumees d'un xile venimeur. »
156. D'un champignon. Cf. IV, 20, Préf. des Trag. : en forme d'une pierre ronde. Hist. univ., 1, 9 : en forme d'un vase.
160. Impuissans de nourrir. Cf. v. 739, un exemple de la construction impuissant à.
162. Bourde, béquille. Cf., pour l'étymologie qui se rattache probablement au lat. bürdum, mulet, le dictionnaire de Darm., Hatzf. et Thom.,s. v. bourde et bourdon.
77 463 sqq. Cf. IV, 317, Disc. par stances, un passage analogue pour l'idée et parfois pour l'expression :
Le noble, le soldat, lc laboureur quemandent, Ceux qui font abonder le pain on le deffendent ; Soubz toy sont eslevez et sont devenus gras
Les asnvs du Clergé, les pourccaux de Finance, Enflant jusqu'à crever le ventre de la France, Asséchant à la mort les jambes ct les bras.
Cf. aussi, IT, 120, Wédit. et IV, 85, Princes, des comparaisons analogucos entre l’état misérable du royaume et l’état du corps humain affaibli par la maladie.
15, Plaindre sans secourir ce mal oisivement ; Mais quand, dedans la mer, la mer pareillement | Vous menace de mort, courez à la tempeste, __ Car avec le vaisseau vostre ruine est preste. : La France donc encor est pareille au vaisseau 180 Qui outragé des vents, des rochers et de l'eau, Loge deux ennemis : l’un tient avec sa troupe La prouë, et l’autre a pris sa retraite à la pouppe. : De canons et de feux chacun met en esclats La moitié qui s'oppose, et font verser en bas, D 185 L'un et l’autre enyyré des eaux et de l'envie, — hot Ensemble le navire et la charge et la vie :
{ En cela le vainqueur ne demeurant plus fort Que de voir son haineux le premier à la mort Qu'il seconde, autochire, aussi tost de la sienne, 19 Vainqueur, comme l’on peut vaincre à la Cadmeenne.
179. Donc ainsi À. || 186. Et la rage À. {| 190. Vainquour : mais helas ! c'est vaincre à la cadmeenne A. — Vainqueur : comme l'on peut, c'est vaincre à la cadmene B. Pour ces variantes, cf. la notice sur le texte.
179. Cf. IT, 79, Le Caducée : « J'ay veu en quelque lieu nostre condition despeinte par un navire qui loge deux partis, les uns de la prouë, les autres de la poupe, crevant avec les canons qu'ils ont osté des saborts la partie oposée, ne pouvant le victorieux se venter que de perir un peu après son ennemy. » |
188. Haineux, ennemi. Cf. III, 93, Print. : « Superbe à ses amis et humble à ses haineux. » IV, 97, Princes : « Valet de ses haineux, bourreau de ses amis. »
189. Seconde, suit. Cf. II, 88, Caducée : « 11 ne se donna pas grand loisir gans nous donner pour nouvelles la delivrance de mes Dames ct Damoiseles de Rohan... il seconda aussy d'un pardon que la Rayne vouloit faire publier... » — Autochire, qui se tue de sapropre main. Cf. IV, 172, fl'eux :
Par là ces braves cœurs devindreut autochires : Les causes seulement manquoient à leurs martyres,
190. À la Cadmeene. Les hommes nés des dents du dragon tué par Cadmus s’entr’égorgèrent à l'exception de cinq. Cf.1V,203, Fers, lamême image :
L'Insolence parmy les deux camps 8e pourmein”,
Les faict vuincre vaincus tout à la Cadmcene.
C'est le vaiss-au noié, qui versé au profond
Ne laisse aux plus heureux que l'heur d’estre sceond: L'un ruine en vainquant sa doubteuse victoire,
L'autre au debris de soy et des siens prend sa gloire.
De all 77 Barbares en effect, François de nom, François,
Vos fausses loix ont fait des faux et jeunes Rois,
Impuissans sur leurs cœurs, cruels en leur puissance:
Rebelles ils ont veu la desobeissance :
Dieu sur eux et par eux desploya son courroux,
N'ayant autres bourreaux de nous mesmes que nous. Les Rois, qui sont du peuple et les Rois et les peres,
Du troupeau domesticq sont les loups sanguinaires ;
Ils sont l'ire allumee et les verges de Dieu.
La crainte des vivans, ils succedent au lieu
Des heritiers des morts ; ravisseurs de pucelles,
Adulteres, souillans les couches des plus belles