AVANT-PROPOS
Le nombre est presque infini des médications employées contre le tabes qui, malgré tout, semble rester incurable, rebelle à tout effort thérapeutique.
Il serait difficile d'essayer une classification scientifiquement exacte de ces nombreux agents et peu intéressant de présenter une histoire de la thérapeutique du tabes.
Il paraît plus logique de rechercher le principe de chaque méthode et, celui-ci connu, d'essayer, sinon une classificalion, du moins un groupement rationnel de ces médicalions.
Or il existe entre elles une différence fondamentale qui permet de les ranger en deux groupes très distincts. Les unes, les plus anciennes, sont ou veulent être pathogé-
en
niques : elles s'adressent à la cause mème de la maladie. Les autres, plus récentes, contemporaines même, sont purement symplomatiques.
Pourquoi maintenant les méthodes empiriques ontelles succédé aux méthodes rationnelles, à une époque où tous veulent dans la mesure du possible une thérapeutique pathogénique ?
Quelques faits, de nature très différente, sont là qui ‘peuvent nous expliquer cet apparent paradoxe.
Toul d’abord, c'en est assez de l'obscurité qui maintenant encore entoure les origines el les causes du tabes, pour rendre discutable, à priori, toute thérapeutique pathogénique.
Puis ce sont les échecs presque continuels qui suivent en pratique l'application de ces méthodes.
La thérapeutique pathogénique abandonnée, ou à peu près, on recourul à la {hérapeutique symptomatique, qui, pour être plus souvent empirique que physiologique, semble, croyons-nous, rendre de grands serfices aux malades.
À côté du {raitement symplomatique, tour à tour antidouloureux, anliataxique, 1l y a l'hygiène physique et psychique du labélique.
Renonçant à quérir le tabes, on réussit à soulager et à améliorer les tabéliques.
Telle est la notion que nous essaierons de démontrer dans ce travail,
Nous éludierons successivement :
1° Les traitements pathogéniques;
2° Les traitements symptomatiques.
l.— MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES PATHOGÉNIQUES