I. — LA STABILISATION
- Par une loi du 7 février 1929, la Roumanie réalisa la stabilisation de sa monnaie nationale. Cette loi introduisait la convertibilité du lei et solutionnait définitivement la crise monétaire, solution préparée par la mise en équilibre du budget de l'Etat depuis 1923 d’une part et la loi monétaire de 1925 d’autre part. Dès la déclaration de guerre, le lei se trouvait sous un cours forcé. Les évènements de guerre, les dommages subis, la crise agricole en
L'année 1929 est, comme nous l’avons dit, d’une grande .
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1919-20, ont apporté une baisse de la valeur de la monnaie nationale jusqu’à 1/40 de sa valeur d’avant-guerre.
Une telle dépréciation d’une monnaie nationale au cours forcé d’un pays belligérant, n’était pas pour les pays européens une chose -extraordinaire. Presque tous les pays, peut-être pour apporter une normalisation de leur économie nationale, ont procédé à une stabilisation de sa monnaie nationale.
Si la Roumanie, qui, après 1925, était déjà prête économiquement à envisager le rétablissement de sa monnaie nationale, ne le faisait qu’en 1929, plutôt 1930, on doit chercher le motif dans la politique intérieure de ce pays.
Les changements du gouvernement, l’avènement du parti national paysan, facilitaient la perfection d’une stabilisation de fait qui ne constituait qu’une période transitoire entre l’instabilité et la stabilisation légale.
Comme un emprunt intérieur est une condition sine qua non d’une stabilisation monétaire, la Roumanie entreprit des négociations à cet effet. Ces négociations ont été extrêmement laborieuses parce que la Roumanie a dû régler auparavant des différends financiers avec l’Angleterre, la France et l'Allemagne. Au mois de janvier 1929, le gouvernement roumain aboutit à un emprunt de 100 millions de dollars sur les principaux marchés européens.
À part cela, on aboutit encore à un accord avec les principales banques d’émission, sur un accord selon lequel elles devraient accorder, une fois la stabilisation légale effectuée, à la Banque Nationale de la Roumanie, un crédit de 25 millions de dollars.
La stabilisation de fait étant. assurée par la conclusion de ces emprunts, le gouvernement pouvait procéder à la