MONNAIES, POIDS ET MESUBES
L’unification des poids et mesures employés par les peuples civilisés ne sera plus longtemps encore un rêve. D’incessants efforts ont été faits dans ces dernières 'années pour arriver à l’adoption, par tous les peuples, de l’admirable système métrique dont nous a dotés la Révolution française. Les Expositions universelles n’auront pas été, sous ce rapport, un médiocre élément de progrès.
C’est la résistance de l’Angleterre qui, jusqu’à ce jour, a paru devoir retarder le plus l’unification des poids et mesures, mais voici que l’Angleterre elle-même se décide à accepter un instrument de civilisation qu’elle n’a pas eu l’honneur d’inventer, mais qui ne peut lui nuire, puisqu’il ne peut manquer de faciliter partout le développement des relations commerciales. La chambre des Communes avait chargé, le 8 avril 1862, un comité d’examiner la possibilité d’adopter un système simple et uniforme de poids et de mesures, en vue nonseulement des avantages qu’il pourrait procurer au commerce intérieur de l’Angleterre, mais des facilités qui pourraient en résulter dans ses relations avec les pays étrangers.
Ce comité a siégé du 1er mai an 15 juillet 1862, et a conclu pour l’adoption du système métrique dans toute son étendue. Le système métrique est adopté déjà par la France, la Hollande, la Belgique, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Suisse, la Grèce et plusieurs pays de l’Amérique du Sud. Le Zollverein emploie le mètre et le demi-kilogramme. Les villes anséatiques ont également adopté cette dernière mesure comme unité de poids. La Russie est prête à en faire autant. On peut donc prévoir le jour où l’unification sera définitivement accomplis au grand avantage du commerce universel.
Quoique nous n’ayons dans ce volume qu’à nous occuper que des pays avec lesquels la France a conclu des traités ou des conventions de
commerce, il nous a paru utile de donner ici des notions générales sur les monnaies, poids et mesures de tous les pays. Nous avons à cet effet emprunté aux Tableaux de calculs de M. Eugène Péreires, la partie de leurs dispositions où les principales unités des monnaies, poids et mesures sont ramenées à des équivalences que l’arithmétique peut employer avec une grande facilité, et nous y avons joint, avec un tableau de réductions tiré du Guide du capitaine, de M. Blaehe, la liste générale des monnaies qui est insérée dans Y Annuaire du bureau de longitudes, mais en la corrigeant et en la complétant. On pourrait la faire bien plus complète encore, mais alors il faudrait un dictionnaire entier pour la contenir et un dictionnaire d’une physionomie scientifique. Il ne manque pas d’ouvrages spéciaux, par exemple, celui de Dourstlier, pour fournir tous les renseignements de détail que l’on peut désirer. Il ne s’agissait ici que des indications les plus courantes et les plus aisées à pratiquer, et nous pensons qu’en fort peu de pages nous avons trouvé le moyen d’y pourvoir. On trouvera, du reste, immédiatement après ces tableaux, des notices dans lesquelles il y a des indications précises, pour les pays où notre commerce s’est le plus nouvellement introduit.
Monnaie».
[Ces valeurs tn monnaie française inscrites & In droito de ce tahleuu correspondent à l'unité monétaire de chaque pays, qui est désignée ici par l’emploi du caractère penché ou italique. Ainsi c'est le liang qui vaut 7 fr. 336,605; c’est la roupie qui vaut 2 fr. *00,277. etc.)
Chine. . . .
Liang (tael) Tsian Condorin Li (casch)
1 = 1 = 100 = I.UOO
7 fr. 536,605