MESURES
Chine.
1 Tcliich ou pied d’ingénieur = 10 pount.
1 Tehann, brasse = 10 pieds = 3 in. 1,972.
I Li = 180 brasses = 575 in. 496.
1 pied d’architecture = 322,81 millim.
1 1 pied de commerce = 338,37.
|1 pied mathématique = 333,19.
1 pied ordinaire = 374,64.
Pieds ou covids
Sicile.
41 palmes de Sicile = 40 palmes de Naples.
1 palme = 12 onces = 144 livres = 1,728 punti.
I canne = 8 palmes = 2 m. 06478.
1 corde — 16 cannes = 33 m. 03652.
1 migliu = 5,760 palmes = 1486 m. 643.
Naples.
1 palmo = 10 décime = 100 centesimc.
= 12 once = 60 ininuti.
1 toise (passo) -= 7 palmes = 1 m. 851,852.
1 canne = 8 palmes = 2 m. 116,402.
1 tniglio (60 au degré moyen du méridien'’ = 1,851 m. 832. 1 miglio (mille) = 1,000 toises = 7,000 palmes.
Suède.
1 pied = 12 pouces verktum) à 12 lignes. 1 aln (aune) = 2 pieds = 0 m. 593,802.
1 famn (toise) = 6 pieds = 1 m. 781,406.
1 mil = 6,000 toises = 10,688 mètres.
Itome.
I toise (canna) d’architecte — 7 1/2 pieds = 2 m. 231 ,902.
1 toise = 10 palmes = 120 onde — .600 minuli = 1,200 deciini.
appendices.
1 chaîne (catena) = 5 3/4 toises d’architecte.
1 aune (.canna mercantile) = 1 m. 99,263.
1 mille romain = 5,000 = 1,487 m. 934.
I*orLugal.
1 pied = 12 pouces = 330 millim.
1 pouce = 1 2 lignes — 27,50.
= 1 ligne = 2,29167.
1 palme = 8 pouces = 220.
1 eovado = 24 pouces = 660.
I grand eovado = 24 3/4 pouces = 680,625.
1 vara = 5 [mimes =■= 1,100 mètres.
1 brasse = 2 varas ==- 2,200.
1 estadio = 1,173 ] palmes = 258,207.
1 milha = 8 estadios = 2,966 m.
1 legoa = 3 milhas = 6,197.
Turquie.
1 pille = 4 rub = 24 kirat.
1 endazé (petit pikl = 652,5 millim.
1 liaieb — 708,647 millim.
1 agatch (20 5/6 au degré) = 5,333 mètres.
Espagne.
1 vara = 3 pieds = 4 palmes = 36 pouces à 12 lignes. 1 pied = 278,635 inill.
1 palme = 208,976.
1 brasse = 2 varas = 1 m 671,810.
I passo = 5 pieds = lm. 393,175.
1 cuerda = 33 palmes = 6 m. 896,216.
1 mille légal = 5,000 varas = 4,179 m. 523.
Vara de Madrid = 843 millim.
— Tolède = 837.
— Sarragossc = 772.
— Pampelune = 785.
— Canaries — 842.
Canne de Rarcelone = 1,555.
Saxe-noyale.
1 pied = 12 pouces ,10 pouces décira.'.
1 aune = 2 pieds = 566,380 millim.
1 klafter = 6 pieds = 1 mètre 69,914.
1 perche = 15 pieds 2 pouces = 4 m. 295,049.
1 mille ancien = 32,000, = 9,062 m. 082.
1 mille nouveau = 7,500 mètres.
TIUITÊS DE COMMERCE.
Wurtemberg.
1 pied = 10 pouces = 100 lignes.
1 aune — 2,144 pieds = 0 m. 614,23a.
1 perche = 10 pieds = 2 m. 864,903.
1 mille de Wurtemberg = 26,000 pieds = 7,448 m.748.
Hcgse-Cossel
1 2 pieds de Hesse = 1 1 pieds de Prusse.
1 pied = 12 pouces =144 lignes.
1 aune = 6 m. 6704.
1 ancien pied = 0 m. 284,91 1 .
1 perche = 14 anciens pieds = 3 m. 98876.
Bavière.
1 pied = 12 pouces ordinaires à 12 lignes ou encore = 10 pouces décim. à 10 lignes décimales.
1 aune = 2 pieds 10 1/4 pouces = 833,0147 millim.
1 klafter = 6 pieds = 1,751,1350.
1 perche = 10 pieds = 2,918,3916.
I mètre = 3 pieds de la Bavière Rhénane.
Hanovre.
24 pieds do Hanovre = 23 pieds d’Angleterre. 1 pied = 12 pouces à 12 lignes.
1 aune = 2' = 384,1894 millim.
1 klafter = 6' = 1 mèt. 752,568.
1 perche décimale = 16' = 4 m. 673,515.
1 mille = 25,400 pieds = 7,419 m. 206.
Diule.
1 pied = 10 pouces = 100 lignes.
1 aune = 2' = 600 millim.
1 stab = V = 1 mèt. 200.
1 klafter = 6/ = 1 m. 800.
1 perche = 10' = 3 mètres.
1 lieue de Bade = 4,444 m. 4/9.
I mille =2 lieues = 8,888 J.
1 lieue de Suisse = 16,000' = 4,800.
Angleterre.
yard impérial = 3 pieds = 914 millim. 38348. pied = 12 pouces.
pouce (inchl = 10 lignes = 2a millim. 39954. fatliom (brasse = 2 yards = 1 m. 828,767.
i j 2 1 mm (
114 S -f umt» t 1 1 » -isfhiU l £1 - oihnarç 1 "tArjiw oiltm i hMTtlhd uMihi t
1 pôle (perche) = 5 1/2 yards = 5m. 029,109.
1 furlong = 220 yards =201 ra. 164,360.
1 british mile = 5,280' = 1,609 m. 315.
1 london mile = 5,000' = 1,523 m. 972.
1 sea mile 60 au degré) = 1,851 m. 852.
Pruiiae.
1 pied = 12 pouces.
1 pouce = 12 lignes = 26 millim. 1545 1 ligne = 2,1795 millim.
1 aune = 25 pouces 1/2 = 666,9388.
I brasse = 6 pieds = 1 m. 88312.
1 perche décimale = 12 pieds = 3 m. 76624.
1 mille de Prusse = 2,000 perches = 7532 m. 485.
Autriche.
I klafter = 6 pieds = 1 m. 896,6657.
1 pied = 12 ponces.
1 pouce = 12 lignes = 26 millim. 3426.
= 1 ligne = 2,1952.
1 aune = 2 pieds 465 = 779 millim. 2135.
I perche ordinaire = 12 pieds = 3 m. 793,3314.
1 perche d’ingénieur = 10 pieds décimaux.
I mille de poste = 24,000 pieds = 7,586 m. 663.
Russie.
1 sagène = 7 pieds = 3 archinnes.
1 pied = 12 pouces = 304,79449 millim.
1 pouce = 12 lignes = 25,39954.
= 1 ligne = 2,11666.
1 archinne = 16 werchock = 28 pouces = 711,18715 millim.
I wersl (104,1555 par degré de l’équateurl = 500 sagènes = 1 ,066 m. 7807.
France.
Anciennes Mesures.
I I = 4 toise = 6 pieds = 1 mètre 949,03659.
1' = 1 pied= 12 pouces.
i" - t pouce = 12 lignes = 27,06995 millim.
1'" =1 ligne = 2 millim. 255,829.
1 lieue terrestre de 25 au degré moyen du méridien = 4,444 m. 4/9.
1 lieue marine ou géographique de 20 au degré = 5555 5/9.
1 mille marin de 60 au degré = 1851 f£.
Système métrique.
1 mètre = 0,513074 toise = 3' 0" 11'" 295,936.
1 décimètre = 3" 8'" 330.
TKAITÉS DE COMMERCE.
1 centimètre = V" 433.
i millim. = 0'" 443,296.
ÉQUIVALENCES DU MÉTRÉ.
t mètre (20 mars 17911, = 3 pieds de Paris, 078,8444 = 0 sagène de Russie 468,6999 (1835 , = 3 pieds de Vienne 163,446 (17561.
» 3 pieds de Prusse (18161, 186,199.
» 3 pieds anglais (1760) et américains (1824) 280,8992.
» 3 pieds de Bade (1831) etde Suisse 333,333.'
» 3 pieds de Hanovre (1836) 423,547.
» 3 pieds de Bavière (1811) 426,309.
» 3 pieds de Hesse-Cassel (1820) 475,853.
» 3 pieds de Wurtemberg ;1557) 490,520.
» 3 pieds de Saxe-Royale (1811, 1847) 531,197.
» 1 vara 196,308. — Espagne, Amérique espagnole.
» I pik 454,944. — Turquie.
» 3 pieds 030,303. — Portugal J8351 et Brésil.
» 3 pieds 360,362. — Rome.
» 3 pieds 368, 1 26, Suède, 1 739, 1 824.
» 3 palmes 780, Naples (1840).
» 3 palmes 874,500, Sicile (1811).
» 3 Tchieli de Chine, 127,736.
Vis-à-vis du mètre le pied ancien = 0,324,8394.
» la sagène = 2,1335,6,45.
b le pied de Vienne = 0,316,1 1095.
b le pied du Rhin (Prusse) = 0,3138,5354.
b le pied anglais = 0,3047,9449.
b le pied de Bade = 0,300.
b le pied de Hanovre = 0,292,0947.
b le pied de Bavière = 0,2918,15916.
b le pied de Hesse-Cassel = 0,2876,9908.
b le pied de Wurtemberg = 0,286,4903.
b le pied de Saxe-Royale = 0,283,1901 .
b la vara de Castille = 0,835,905.
» le pik (drâft) de Turquie = 0,687,31 1 6.
b le pied de Portugal = 0,330.
» le pied de Rome = 0,297,587.
» le pied de Suède = 0,296,9010.
b la palme de Naples = 0,264,5503.
b la palme de Sicile = 0,258,098.
b le pied d’ingénieur de Chine = 0,319,720.
Le mille géogr., ou mille allemand (15’ du degré) = 7,420 m. 158, d’après le B. des Long. = 7,408; d’après Noback, 20/27 de myriam. ou 7,407 m. 407.
NOTICES! Sl!R LES CHANGES, USAGES, COMMISSIONS, ETC.
On trouve dans le Dictionnaire universel du Commerce et de la Navigation qui a été publié par les éditeurs Guillaumin et G', les renseignements de toute nature qu’un négociant a besoin d’avoir presque incessamment sous la main. C’est dans cette mine abondante que nous avons puisé la matière des notes que nous plaçons ici, dans l’ordre même où ont été imprimés les textes des traités de commerce. Il y a quelques pays pour lesquels il serait difficile de donner des renseignements précis (les lies Wallis, par exemple, et la Bolivie), ou suffisamment exacts pour ce moment ,1’île de Madagascar, ie Mexique'.
Angleterre. — Londres. — L’usance pour les traites, tirées sur Londres d'Allemagne, de Hollande et de France est à I mois de date ; de Portugal et d’Espagne, à 2 mois ; d’Italie, à 3 mois. A Londres et dans le Royaume-Uni, le tiré a 3 jours de grâce, après l’échéance, lorsque la traite n’est pas expressément payable à présentation.
MPA Londres, si le jour de l’échéance est jour férié ou dimanche, le paiement ou le protêt de la traite doivent avoir lieu la veille. Les traites payables à présentation doivent être payées on protestées immédiatement. Celles qui sont stipulées payables à quelques jours de vue, doivent être acquittées dans les trois jours. En ce qui concerne les traites avec indication de domicile, la loi veut que celles qui sont stipulées payables à Londres y soient effectivement acquittées, lors même que l’acceptation y désigneiait un autre lieu. Le tiré, qui a accepté pour le compte d’un tiers, a le droit, en Angleterre, de se refuser au paiement, lorsqu’il n'a pas de couverture à l’échéance. Tous les billets de commerce doivent être timbrés, sous peine de nullité et d’une amende de 1,250 fr.
Les chèques ou traites sur les banquiers par leurs clients sont également soumis au timbre.
La provision, à l’achat et à la vente des traites, est, en général de 1 /2 •/» ; elle s’élève à 1/3 pour les marchés importants. Le courtage est de 1 % du côté de l’acheteur et du vendeur. En compte courant il est de 1/8 °/0.
Quant aux conditions de vente pour les marchandises, l’acheteur a 14 jours pour prendre livraison des marchandises qu’il a achetées. 11 n’est payé de droit de courtage que pour les rentes aux enchères ; ce droit est, dans ce cas, de 1 /2 °/o ; il est à la charge de l’acheteur qui doit payer, en outre, une provision de 1 %• L'usage est de payer les marchandises importées d’Europe, ou à 4 mois, ou au comptant, avec un escompte de 2 1/2 %• La laine se paie habituellement à 8 mois ou à 5 °/° d’escompte ; le lin et le chanvre, à 9 mois ou à 3 3/4 d’escompte ; le fer, le suif, la potasse, les soies de porc, à 6 mois ou à 2 1/2 d’escompte ; la graine de trèfle, de lin, de colza et le zinc, comptant et sans escompte ; les raisins secs à 2 mois ou 1 °/„. Le sucre des colonies anglaises, à bord du navire, se paie à 2 mois ; le rhum, à bord, au comptant avec 2 % d’escompte ; le piment en magasin, comptant avec 1 °/°- Les produits des possessions américaines non anglaises se vendent à 6 mois ou à 4 mois avec 2 1/2 d’escompte. 11 est cependant des usages particuliers pour quelques-uns de ces derniers produits : ainsi, pour la laine, le crédit est de 4 mois avec 1 °/0 d’escompte ; pour le riz de la Caroline, de 14 jours et 1 °/o d’escompte ; pour le tabac, moins le Maryland, de 2 mois et 2 °/0 ; pour le Maryland, de 2 mois et 1 °/0 d’escompte seulement. Le rhum de ces possessions, comme celui des colonies anglaises, ainsi que le salpêtre de l’Amérique du Sud, se vendent sans escompte. Pour le sucre raffiné, le crédit est de 4 mois contre acceptation ; l’escompte, en cas de paiement comptant, est de 2 à 2 1/2 %. 11 est, pour le plomb et le zinc anglais, de 3 %• La tare et le poids, pour les marchandises vendues aux enchères, sont généralement déterminées avant la vente. Le tabac et le café lorsque ce dernier n’a pas plus d’un an d’entrepôt), sont vendus au même poids qu’au déchargement, sauf stipulation contraire.
Belgique. — Bruxelles. — Usages de la place. — Les céréales se vendent par demi-hectolitre; les tourteaux de lin et de colza, par 100 pièces pesant 1,213 kilogrammes; l’huile de colza, par «aime » de 131 litres et l’huile de lin par aime de 127.
Il est fait usage parfois, à Anvers, de florins ,gulden) des Pays-Bas. Dans d’autres localités du pays, les prix des céréales s’établissent en florins courants du Brabant. Sept de ces florins valent 6 florins des Pays-Bas. L’ancienne livre de Brabant, divisée en 16 onces, équivaut à 467 gr. 67 centigrammes.
Anvers. — Les marchandises, les grains et les graines exceptés, doivent être agréées par l’acheteur avant l’heure de la Bourse du lendemain de la date de la transaction, constatée par l’arrêté provisoire délivré par le courtier. Celles à livrer ou à débarquer seront agréées avant l’heure de la Bourse du jour qui suivra le déchargement et la mise en évidence du total, sur l’indication qui en sera faite par le vendeur à l’acheteur. Pour les grains et les graines, le délai courra dès que le vendeur aura mis l’acheteur à même de pouvoir reconnaître la marchandise, et il expirera avant l’ouverture de la Bourse du lendemain. Les jours fériés suspendent les délais pour l’agréation. Le pesage devra se faire, pour les marchandises emmagasinées, dans les 18 jours qui suivront l’achat; pour les marchandises livrables à quai, le lendemain du débarquement total de la partie, en continuant sans interruption.
Les marchandises qui se vendent au poids se pèsent généralement au demikilogramme.
Les frais de magasinage en entrepôt ne sont, en tous les cas, à la charge du vendeur que jusqu'au 31 du mois dans lequel échoit le 20* jour de la date de l’achat.
Toute marchandise qui se facture avec ou sans escompte, est payable à 20 jours de la date de la vente.
Le cours de l’or et de l’argent en barre et des espèces est le même qu’à Paris.
Le Code de commerce est celui de la France.
La commission de change et de t/2 % ou de t/3 %. Le courtage est légalement de 3/4 °/„, payé par le vendeur. L’ « uso » est, comme en France et en Hollande, de 30 jours, non compris le jour de la signature. Pour les lettres de change payables à un délai on laisse ordinairement un jour de plus. Les traites payables à vue doivent être payées ou protestées le jour même de la présentation. Les conditions réglementaires des changes sont les mêmes à Anvers qu’à Amsterdam et à Paris.
Zollvcrcln — Berlin. — Les effets de commerce faits à l’étranger et payables sur une place étrangère ne sont pas soumis au timbre. Une traite ou un document analogue expédiée en plusieurs doubles est soumise au timbre une fois sur le double mis en circulation et une fois sur celui de l’endos. Les effets de commerce, lorsqu’ils passent d’une main dans une autre, sont considérés comme instruments, et, comme tels, exempts du timbre. Les droits de timbre, sur les traites et lettres de change à ordre, ainsi que sur les promesses, billets de commerce et mandats de toute espèce sont de 5 silbergroschen pour des valeurs de KO à 400 thalers, de 1 0, de 400 à 800, de 1 5 de 800 à 1,200, et de 5 en plus pour chaque autre somme de 400 thalers.
La commission de change est ordinairement à Berlin, de 1/3 à 1 /2 %• Le courtage est daus les affaires de change, de 0,001 de chaque côté.
Les achats de marchandises se font au comptant. C’est le vendeur qui paie le courtage à raison de 1 °/0. Le courtage d’assurance est de 1 /4 % ; le courtage pour prêt d’argent de 1/8 % de chaque côté.
La « provision » et le « ducroire » dépendent tout à fait des conventions particulières. Ordinairement la provision d’achat sur les produits indigènes est de 1 à 2 % i sur les marchandises coloniales elle est de 1/2 "/„ et sur le vin de o à 10 "/0. La provision de vente sur les produits indigènes est de 1 /2 à 3 °/o, et sur les marchandises coloniales de 1/2 à 20. Le ducroire varie de 2 à 10»/„.
Leipsig. — 11 y a trois grandes foires : la foire du jour de l’an commençant le 27 décembre ; la foire de Pâques ou de Jubilé commençant deux semaines après Pâques et coïncidant avec la foire de la librairie allemande ; la foire de Saint-Michel commençant le dimanche qui précède la Saint-Michel. Chaque foiru dure trois semaines, et la dernière est celle des paiements. Il y a, en outre, une foire aux laines à la mi-juin. Tout s’y vend au comptant.
Ne sont considérées comme lettres de change de Leipsig, immédiatement acceptables, que celles qui, sans désignation de mois, de semaine ou de jour
d’échéance, portent simplement : « Payable en foire de Leipsig, » en indiquant l’époque de cette foire. Les lettres de change à usance émises à l’étranger et payables en Saxe, ont leur échéance fixée à quatorze jours après leur présentation à l’acceptation.
Quant aux marchandises, pour les articles tels que le blé, les semences, etc. ; les huiles, si le marché a été conclu en ajoutant le mot circa (environ), le plus ou le ruuins doit être calculé et retranché ou bonifié d’après le prix du jour de
la livraison.
Les denrées coloniales se vendent à 3 mois de terme ou rarement au comptant avec 1 t/2 «/o d’escompte; mais, par cette dernière condition, on enteud encore donner un mois de terme. Lorsqu’on fait un marché réellement au comptant, on l’indique en écrivant « par caisse, » per liasse.
Le courtage de marchandises est généralement de I /2 % de part et d’autre. Pour l’huile, le courtage en commission est de 18 pfennig par quintal, même quand on a traité sans courtiers. Pour les marchandises suivantes, l’acheteur paie seul le (courtage : « 12 scheffel (le scheffel vaut 104 litres), de Dresde (.indivis) d’avoine ou de pommes de terre, 6 gros; de froment, de seigle ou d’orge, 10 gros ; 1 scheffel de pois, lentilles, vesces, millet ou graines oléagineuses, 1 2 gros ; le quintal de colza, 1 gros ; 1 tonneau (22o litres) d’esprit de vin, 5 gros. Lorsque le marché s'élève à plus de 100 quintaux d’huile, 200 scheffel de blé, pommes de terre, pois, lentilles, vesces ou millet, 100 scheffel de graines oléagineuses et 100 tonneaux d’esprit, le courtage est seulement de moitié.
Italie. — Gênes. — Les commissionnaires, dont le commerce a une grande importance à Gènes, exigent ordinairement, pour achat et vente de marchandises, 2 °/0 ; négociation de lettres de change, de 1/4 à 1 /2 ; recouvrement de la valeur des lettres de change, de 1/2 à 1 ; réalisation d’assurance, de 1/4 à 1/3; recouvrement de nolis, d'avaries ou désastres arrivés à des marchandises assurées, 2 % ; transit de colis, transbordement et réexportation, pour chaque colis, suivant les différentes marchandises, de 1 fr. à 5.
Lorsqu’on vend pour son propre compte, à délai, on jouit d’un agio do 1 °/Q, si le délai ne va pas à 4 mois et de 2 7„, au delà. Sur les lettres de change, cet agio est de 1/2 °/0.
L’usage de la place est que le délai pour le paiement du prix dans les ventes ordinaires est de 40 jours ; pour les ventes en gros, il va de 4 à 6 mois.
Les taxes légales ont été abolies par la loi ; mais la chambre de commerce de Gènes a rédigé un tableau des taxes en usage parmi les négociants qui. du reste, sont libres de traiter entre eux comme il leur convient.
lais lettres de change tirées sur Gênes ne jouissent que d’un jour de grâce. 11 est de rigueur, par conséquent, de faire protester les effets qui ne sont pas payés le lendemain de leur échéance.
Naples. — Les courtages varient de 2 à 3 % sur les ventes, selon l’espèce des marchandises; ils sont de 2 °/„ sur les ventes effectuées, et seulement de 1 °/0 sur les essais de vente, et enfin de 4 °/0 sur les navires à l’entrée et à la sortie.
Les marchandises sont généralement vendues à longs termes, pour la plu-
àooglc
part de 4 à 8 mois, et souvent plus pour les articles manufacturés. Sur les ventes d’indigo, il est accordé un crédit de 12 à 18 mois. L’escompte pour le paiement au comptant en argent est au taux de6 °/„ par an.
A Turin on compte comme taxe la tare réelle, une loi ayant supprimé la surtaxe et le bon poids.
Ruasle. — Saint-Pétersbourg. — Le change sur Paris, Londres, etc., a subi, depuis la guerre de Crimée, une dépréciation continue, au grand avantage du commerce.
Toutes les lettres de change doivent être écrites sur du papier timbré ou être enregistrées. Les échéances pour le papier de commerce sont ainsi lixées : à vue, 24 heures après la présentation; à plusieurs jours de vue, à l'expiration du dernier jour, sans comprendre le jour de la présentation; à compter d’une date fixée avec délai de plusieurs jours ou mois, à l’expiration du dernier jour; sans date ou « à uso, » 13 jours après présentation ; payable en foire, la veille du jour de la clôture ; à 12 mois de date, l’année suivante, le jour correspondant. L’échéance pour les lettres de change étrangères se compte d’après le style grégorien. Si l’échéance tombe un jour férié, le paiement doit avoir lieu le lendemain ; s’il y a plusieurs jours fériés qui se suivent, le sursis expire à la fin du premier. Les jours de grâce comptent à partir du lendemain de l’échéance. On accorde pour le papier à vue 3 jours, à terme 10 jours, y compris les jours fériés. Aucun délai au papier payable en foire ou qui n’a pas été accepté.
D’après les usages commerciaux établis à Saint-Pétersbourg la commission est de 3 °/„ ; le courtage pour achat et vente de 1/2 % et pour transfert de valeurs, de I /4 •/„ ; le ducroire est de 1/B % par mois pour les crédits à long terme, et de 1 /2 % par mois pour les crédits à courte, échéance. La commission de l’expéditeur [tour déclaration, acquittement des droits de douane et emmagasinage est de 3 °/0.
Les tares des douanes sont très-nombreuses et très-variées.
'Turquie. — Constantinople. — La France tire de la Turquie des soies écrues grèges, des grains, des laines, des graines oléagineuses, des œufs de vers à soie, du maïs, des peaux brutes, des soies en cocons, du tabac, des viandes salées, des raisins secs, de l’huile d’olive, de la bourre de soie écrue, de l’avoine, de la noix de galle et des avelanèdes, des éponges, des bois de teinture, de nattes, des vins, du seigle, de l’orge, des peaux de lièvre, du coton, du millet, des huiles volatiles et des essences, des tapis, des gruaux, du cuivre pur de première fusion, de la farine, des os, sabots et cornes de bétail, des sangsues et divers autres articles.
La Turquie tire de la France des tissus de coton, de laine et de soie, du sucre raffiné, du café, des peaux préparées, des outils et ouvrages en métaux, des vêtements et pièces de lingerie, de la mercerie et des boutons, des tissus de lin et de chanvre, des arme9, de la cochenille, des viandes salées, du papier, du carton, des livres et des gravures, des ouvrages en peau et en cuir, de la [loterie, des verres et des cristaux, des vins, des meubles, de la parfumerie, de l’orfèvrerie et de la bijouterie, des farines, de la soie, de l’acide stéarique ouvré, des machines et mécaniques, des tissus de phormium tenax écrus, de
l’cau-de-vie et des esprits, de l’huile, des médicaments, de la coutellerie, du riz, des modes, des fleurs artificielles, des fromages, etc.
Les ventes que l’on fait sur place à des commerçants sûrs et solvables sont ordinairement réglées en 3 paiements égaux, à 15, 21,31,45, 61 ou 91 jours d’intervalle. L'acheteur fait au vendeur un billet appelé lemessut (billet de bazar) ressemblant à une lettre de change, et les paiements successifs sont quittancés à l'endos. Ces billets ne sont pas reçus comme lettres de change. Beaucoup de ventes se font au comptant et en particulier aux négociants de la Perse.
La commission est do 2 V.» le courtage de 2 à 1 1/2 et 1 %> le ducroire est de 2 % ; toutefois le paiement n’est pas garanti en cas d’incendie ou de révolution ; le magasinage est de 1 °/0. On retient, en outre, dans les paiements de 1 1/2 à 2 °/, pour les risques des pertes sur les monnaies et les titres. Au reste, tout cela varie suivant les circonstances. En outre, il faut accorder 2 •/„ pour les menus frais, les étalages, les dérangements, etc. Les marchandises sont frappées d’un grand nombre de frais accessoires qui, y compris ceux qu’on vient d’indiquer, montent, pour quelques-unes, à 25 et 28 “/„. Dans les comptes courants les intérêts se comptent généralement à 15 °/0. Pour les lettres de change la commission est de 1/2 à 1 °/®> et le courtage de 1/8 °/0.
■‘hj-m-Mum. — Amsterdam. — C’est le Code de commerce français qui a servi de base au Code de Commerce de Hollande, publié en 1835.
Le terme d’une lettre de change, tirée à vue, à un ou plusieurs jours, mois ou « usances» est compté à partir du premier jour jusqu’au jour de l'acceptation ou du protêt. L'usance en Hollande est de 30. jours, commençant à courir de la date des billets ; une échéance tombant un dimanche, le paiement est remis au lundi ; à défaut de paiement d’une lettre de change, au jour de l’échéance, quelle soit acceptée ou non, le porteur doit faire le protêt le jour suivant ; si ce jour tombe un dimanche, le protêt se fait le lundi.
Il n'y a pas de jour de grâce pour le paiement.
In commission de change ou « provision » pour les grosses sommes est de 1/3 à 1/2 %. Le courtage de change est de 1 °/0. Cependant, pour l’Angleterre et Hambourg, il n'est que de 3/4 %, et pour Bruxelles, que de 1/2*/.. Toutes les lettres de change doivent être sur papier timbré; elles sont, en outre, depuis 1 843, soumises ù un droit de 35 % de la valeur du timbre.
Le courtage, en général, est de 1/8 °/„ de chaque côté. Pour les petites a flaires il est de 1/4 et pour les affaires très-importantes, de 1/2 °/0. La commission est ordinairement de 1/4, quelquefois de 1/3 et de 1/2 °/0. Le courtage est calculé d’après la valeur nominale ; la commission, d’après le prix de vente.
Le commerce hollandais n’accorde pas de longs crédits ; il accorde, d’ordinaire, en faveur des paiements anticipés, 1 •/» d’escompte pour six semaines et 2 pour deux mois. L’usage est d’opérer des réductions sur les poids et tares considérables, surtout pour les matières encombrantes. Quanta ladouine, elle a aussi ses tares fixes qui se règlent sur la nature des emballages et des
colis, à moins que l’importateur ne préfère payer d’après le poids réel qu’il doit faire alors constater à ses frais.
La plupart des marchandises se pèsent bon poids de 1 à 2°/0, mais au bénélice seulement du premier acquéreur. En ballot, le bon poids est de 2 kil. 500 gr. par ballot, et de t °l„ en tonneau.
Il est d’usage de rabattre i ou 2 °/0, suivant les marchandises, sur le prix des cours.
Portugni. — Lisbonne. — Le règlement de change en vigueur en Portugal, depuis le 18 septembre 1833, est à peu près semblable au règlement général de change français. 11 n’accorde pas de jour de grâce.
Si l’échéance tombe un dimanche ou un jour de fête, le paiement doit se faire la veille.
Les lettres de change dont l’échéance est lixée pour une des grandes foires, doivent être payées le dernier jour de la foire.
Les monnaies étrangères sont considérées comme marchandises et on ne les reçoit que pour leur valeur intrinsèque ; il en est de même de l’or et de l’argent en barres ou en lingots.
L’uso est réglementairement de 30 jours, qui commencent suivant la forme de la lettre de change, au jour du visa ou à la date de la lettre de change.
La provision et la commission de change sont ordinairement 1 /3 ou 1/2 le courtage est de 1 /8 %> l’escompte de 2 1/2 °/0.
Usages de la place. — Les transports, en Portugal, s’évaluent par tonelada ; la tonelada pour marchandises sèches est de 54 arrobes, celles pour les liquides de 52 almudes.
Les envois à l’étranger se comptent par toneladas correspondant à 4 caisses de sucre, 4 pipes d’huile, 4,000 livres de tabac. Pour le papier, on compte par balles de 32 rames, ayant chacune 17 mains et 3 feuilles (428 feuilles'. La rame double contient 18 mains et 2 feuilles (452 feuilles).
La plupart des marchandises qui se pèsent, se vendent au poids arroba ou arratel; les amandes par alqueires de 1 4 livres; le lin par sac (costal) de 5 arrobes; les fruits par laisse; les figues par panier ; le baume de copahu par almude de 33 1/2 livres; la poix et le goudron par tonne; les cornes de boeuf et peaux sèches par milliers ; les peaux de lapins et les peaux salées par pièces ; les oranges par caisse, contenant 700 oranges. Une caisse vaut généralement 27 fr. sur place, et 35 fr. rendue à Londres, où elles sont vendues aux enchères par lots de 10 caisses.
On vend les vins, eaux-de-vie et vinaigres par pipes de 30 almudes; pourtant quelques maisons livrent des pipes de 32 almudes. Le charbon anglais est vendu par tonelada.
Le fer de Suède en barres de 8 pouces jusqu'à 12, se vendait, en 1859, 4,500 reis le quintal portugais. Le fer en barre d’Écosse se vend 3,000 reis le quintal. Le fer ordinaire en barres semblables aux barres de Suède, 2,500 reis. Le prix du fer en feuilles, selon la dimension, de 2,700 à 4,000 reis ; ceux des cercles, de 2,500 à 3,600 reis le quintal.
Dans le commerce on prend la tare exacte; seulement pour le sucre brut, outre la tare, on déduit 17 livres par caisse.
I,a commission est ordinairement de 2 t/2 °/0; l’escompte de 2 t/2 % ; le courtage de marchandises, t/2 % de chaque côté.
Danemark. — Copenhague. — Le comerce laest ;last de commerce' qui sert pour estimer le fret et la jauge des navires, est un poids de 5,200 punds à 2 t/4 tonneaux de France.
Pour quelques marchandises on le compte comme ayant 90 et 100 pieds cubes ; et en poids sa valeur peut descendre jusqu’à 600 livres pour les plumes préparés en caisse.
Pour le blé en sac on compte 22 et 23 tonnes au laest, et pour la farine de 4,100 à 5,200 punds; pour les liquides en futaille, le laest est équivalent réglementairement à 5 pipes, 9 oxehoveder, 13 alm ou tierce 16 tommer, 30 demi-tonnes, 48 ankar, 60 1/4 de tonne, 80 1/2 ankar ou 96 huitièmes de tonne.
Les affaires sur marchandises étrangères se règlent pour la plupart à trois mois de crédit en argent de Hambourg ou en lettres de change sur Hambourg à 2 ou 3 mois de date. Les prix sont fixés en rigsdaler de 24 schilling banco de Hambourg. L’escompte pour payements au comptant est ordinairement de 5 %.
Le droit de commission d’achat est de 2 °/0; celui de vente de 3 %, y compris un ducroire de t °/0. Le courtage sur les marchandises ou pour des valeurs dépassant 500 rigsbankdaler, est de 3/8 °/0 ; au-dessous il est de 5/12 % pour l’achat et pour la vente.
Les courtiers chargent au vendeur et à l’acheteur un pour mille du montant des lettres de change ; dans les ventes des marchandises ils chargent, selon le montant de l’affaire, de 3/8 à 1/2 °/„, dont chaque partie paie la moitié, et, quant aux effets publics, de t/2 à 1/4 %•
Les lettres de change à « uso » ne sont pas admises à Copenhague. Toutes les lettres de change doivent être payées à date fixe et payées immédiatement ou protestées dans les 24 heures. Celles qui sont tirées à date ont huit jours de grâce, mais le neuvième jour elles doivent être payées ou protestées, et encore, si ce neuvième jour tombe un jour de fête, elles doivent être payées ou protestées le huitème. On compte le demi-mois comme étant de quinze jours, et la personne sur laquelle une lettre de change est tirée doit déclarer dans les 24 heures si elle accepte ou non.
Outre le droit de change on paye 1/2 % pour la provision et le courtage, plus la dépense occasionnée pour le protêt, le timbre et le port. Le débiteur a à sa charge 1 % d’intérêt mensuel comptant du jour de l’échéance pendant les six premiers mois et ensuite 1/2 % d’intérêt mensuel.
Espagne. — Madrid. — Depuis 1 848 les changes s’établissent d'après la valeur de la nouvelle piastre forte (peso duro) ou en francs de France, à raison de 19 reales de veillon pour 5 francs.
L’escompte de change est de 6 ®/0 pour l’année. Le règlement en est calqué sur celui de France.
« L’uso » est de 2 mois d’une place du royaume sur une autre, de 30 jours pour la France, de 2 mois pour l’Angleterre, la Hollande et l’Allemagne, de 3 mois pour les pays transméditerranéens.
Les effets de commerce sont soumis au timbre. La commission de change est de t/3 il t /2 % ; le courtage de change, de 1 °/0.
C'est Barcelone le grand port de commerce de l'Espagne. Les vins, les eauxde-vie et les huiles se vendent à la pipe, et doivent être légalement facturés en réaux de veillon. Les ventes se font, tantôt au comptant, tantôt à 3 ou 4 mois de terme avec 1/2 °/o d’escompte par mois. Le courtage, pour les marchandises, est de t/2 % de part et d’autre; la commission d’achat, de 2 1/2 %, la commission de vente de 2 %•
Étnt«-(Jnle. — New-York. — I.es poids et mesures des États-Unis sont ceux de l’Angleterre ; mais, comme dans tous les grands pays, il y a des poids et des mesures particuliers dont il est utile de connaître l’usage spécial.
Si nous avions à parler des usages de port, New-York est l’une des villes où il faudrait le plus s’étendre. Nous n'indiquons que le résumé des usages de la place.
La chamhre de commerce de New-York arrête chaque année les divers droits de commission, de magasinage, de voiturage et les quantités à la tonne. Il est donc indispensable de se tenir au courant des modifications de ces tarifs.
On compte à New-York trois espèces de droits de commission : ceux qui concernent les affaires en général, vente, achat, embarquement, débarquement de marchandises, consignations, assurances ; ceux qui sont relatifs aux opérations de banque; enfin ceux qui ont trait aux bâtiments et à la navigation.
Pour les droits de magasinage, le tarif les indique par chacune des 65 marchandises qui y sont énumérées. Par poids, on entend le poids brut, et. pour les liquides, la capacité entière. Les frais qu’occasionne l’entrée, l’arrivage et la sortie des marchandises sont â la charge des propriétaires. On ne paie jamais moins d’un mois, et au bout du premier mois on paie par quinzaines.
La douane a fixé, pour tous les ports de l’Union, la nature proportionnelle ou absolue de la tare accordée à chacun des principaux articles d’importation, la liste comprend 32 articles. Les tares ad valorem varient entre 4 et 4 5 °/o ; une seule fois la tare atteint 20 %>• Les tares spécifiques sont l’exception.
— Rio-de-Janeiro. — Les poids, mesures et monnaies sont du même système que ceux du Portugal ; il en est de même pour les usance, compte et change qui se pratiquent comme à Lisbonne.
L'octave d’or a été fixée à 4,000 reis du Brésil. Un franc, au change moyen, vaut de 300 à 350 reis. Les pièces d’or sont de 20,000, 10,000 et 5,000 reis; celles d’argent, de 2,000, 1,000, 500, 200 et 100 reis; celles de cuivre, de 20 et de 40.
Le quintal se divise en 4 arrobes de 32 livres portugaises qui pèsent, chacune, 457 grammes.
Le covado vaut O m. 660; la vara 1 m.087. Notre hectolitre représente 2 alquières et demi du Brésil.
Les bâtiments qui veulent faire le commerce d’escale dans les divers ports de l’Empire sont obligés de faire constater cette intention au port d’expédition, faute de quoi ils ne peuvent être admis à profiter de la franchise d’escale
(franquia), mais sont obligés de débarquer leur cargaison entière au port de destination déclaré.
Confédération argentine. — Buénos-Ayres. — Le prix de presque toutes les marchandises est coté en papier-monnaie ( corriente ou currenry), qui circule à la quantité totale d’environ 54 millions de francs, par coupures de 1, 5, 20, 50, 100, 200, 500, 1,000 et 5,000 piastres, à cours forcé, mais très-déprécié. Cela a lieu surtout pour le commerce des peaux de bœuf et de vache salées, vendues par «pesada » de 60 libbras (27 k. 56); les mêmes peaux sèches et peaux de veau par pesada de 35 libbras J6 kil.ï; les peaux de cheval salées par pièce ;en espèces) ; les peaux de chèvre et de mouton par douzaines (en espèces) ; les peaux de mouton, fines et lavées et « mestizos » par 30 libbras (13 k. 75); les plumes d’autruche par libbra (459 gr.); les peaux de chinchilla par douzaines; les cornes de bœuf et de vache par mille; le crin de cheval, le suif et la laine par arroba (H k. 484), la laine lavée de Cordova en espèces ; la viande sèche et salée, les câbles, la houille, les déchets de peau par quintal; les farines de l’Amérique du Nord par barils de 198 pounds, avoir du poids net (89 kil.)j les fromages de Hollande par douzaines; l’eau-de-vie (genièvre) en bouteilles, par douzaines ; le sel par fanega de 290 à 300 libbras (138 kil.) en espèces; la chaux indigène par fanègue de 8 à 8 1/2 libbras (de 3 kil. 600 à 4 kil.'; la chaux de France et de Gênes par-100 libbras; les bois merrains, et notamment les bois venant de l’Est, par 1,000 « piés ; » les bois à brûler par « pié, » et les carreaux de pierre par yard anglais.
Les marchandises d’importation se vendent à deux et trois mois de crédit, et même plus; les produits indigènes se vendent au comptant.
La France importe dans la République Argentine des soieries, des lainages, des vêtements, de la mercerie, des modes et des vins.
Le courtage sur la 'plupart des articles d’importation est 1/2 °/0; pour la vente des marchandises indigènes, il est de 1/2 et de 1 °/0 pour l’achat. 11 est de même de 1 °/0 pour l’échange.
Le courtage de change est de I / 4 °/0.
Pérou. — Lima-Callao. — Callao est l’avant-port de Lima. Les liquides, les nouveautés et l’article de Paris sont les principales matières de l’importation française. On peut vendre des armes, même des fusils à silex, des sabres de cavalerie à ceinturon, bon marché ; des peintures préparées, en vert et en blanc, par boîtes de ferblanc de 12 kilogr. Du zinc en feuilles, du verre à vitres, du papier blanc commun, des papiers peints, des tissus pour vêtements et de la lingerie. Les retours se font en guano, en nitrate de soude, en barres d’argent.
11 y a un rabais de 10 % sur les chargements qui n’ont pas fait échelle, depuis le port de départ.
Les ventes se font, soit pour la réexportation de bord à bord, et alors tous les frais d’enlèvement sont à la charge de l’acheteur, soit en entrepôt pour la consommation. Les liquides et autres articles de première nécessité se traitent communément à bord.
Le terme ordinaire des ventes est de six mois, mais il n’est jamais rigoureusement observé. Les débiteurs arriérés supportent l’agio à raison de 12 °l„
l’an. Le taux de l'intérêt se règle d'ordinaire à 16 °/0. te commission sur vente de toute marchandise consignée est de 5 °/0 ; sur les marchandises retirées par les consignés, ou délivrées sur leurs ordres ou réexpédiées, 2 1/2 la garantie de paiement de toutes ventes, même opérées au comptant, est de 2 1/2 “U. Les consignataires, outre le temps de vente, ont trois mois pour leur remise. Le droit de magasinage est de 1 °/0, outre celui de la douane, sur les marchandises vendues à l’acquitté. De plus, la marchandise paie les frais d’agence au Callao pour débarquement et mise en douane, livraison à bord ou en douane et dépêche en douane.
Les conditions des maisons françaises de Lima sont les suivantes : Commission d’achat de retours en marchandises quelconques, 2 1/2 °/„; de matières d'or et d'argent et d’achat ou de vente de traites sans garantie, 1 °l„; d’acceptation ou de recouvrement de créances ordinaires, 1 °/0; de créances contentieuses, sans poursuites, 5 °/0 et 10 °/„ avec poursuites.
Chili. — Valparaiso. — Les marchandises importées se vendent généralement en douane et à 6 mois, excepté le sucre qui se vend à 8 et 10 mois. Il n’y a d'autres Irais que ceux du débarquement et du dépôt en douane. Les marchandises du transit se vendent de même et à 6 mois. Pour l’exportation les cuivres et minerais, les cuirs et les froments se font au comptant ; lus farines, à 6 mois; les salpêtres, au comptant, livrables à Iquique. L’orge, tantôt à terme, tantôt au comptant.
L'intérêt courant de la place est de 12 °/0, et si l’on escompte les factures, on le fait sur ce pied.
L’acheteur paie les frais de magasinage d’une grande partie des produits chiliens.
Les commissions de vente sont de 7 1/2 sur les marchandises de l’étranger en général, de S % sur les marchandises américaines, françaises, espagnoles, italiennes et anglaises aussi lorsqu’il n’y a pas de remboursement ; de 2 1/2 7„ de garantie, de 1 °/o pour droit d’agence à Santiago, de 1 °/. d’emmagasinage pour ce qui est expédié en douane, de 1 % pour vente de titres de l’État, et d’actions des compagnies, de 6 •/. pour vente des marchandises du pays, ducroire compris, de 5 °/0 pour vente de marchandises de la côte avec 2 1/2 °/« de ducroire; de 1/2 “/. sur la vente de l’or et de l’argent en barres, de 1 °/0 sur la vente de cuivre en saumons, de 2 */o sur la vente des minerais de cuivre ou d’argent et de 1 •/„ d’intérêt mensuel pour tous débours.
Il n’y a que demi-commission sur la livraison des marchandises consignées quand il n’a pas été fait d’avances
La commission d’achat est de 2 1/2 °/0 sur marchandises du pays, achetées au comptant, de 5 % à crédit; de 1 %, pour l’or et l’argent, au comptant, et de 1 °/0 sur retour en lettres de change ou en espèces, pour solde des comptes de vente sur marchandises françaises.
Uruguay. — Montevideo. — Les droits d’importation qui sont perçus à la valeur, varient de a à 2a “/•> les farines payent un droit spécifique, gradué d’après une échelle mobile qui suit les mercuriales, le sel, 2 réaux par fanègue, le tout sans préjudice de droits additionnels. Les cuirs bruts et autres
dépouilles du bétail sont admis en franchise, ainsi que tous les instruments, outils, machines, livres et imprimés.
A la sortie, les cuirs de bétail et de cheval ont à payer un droit de reconnaissance ; tous les autres produits du pays, excepté les viandes salées, qui ne doivent rien, b •/<> du prix du marché, y compris 1 ®/0 attribué au consulat.
Les marchandises étrangères transbordées sur des navires de moins de 1 50 tonneaux, pour être expédiées à destination d’autres ports de l’Uruguay ou du Paraguay, ne payent que 1
Huïtl. — Port-au-Prince. — Les poids et mesures employés à Haïti sont l’aune, qui vaut 1 m. 188; le pied, 0 m. 32b; le pouce, 0 m. 027; la ligne, O m. 002; le pied carré, 10 décim. c. bb.21 ; le pouce carré, 7 cent. c. 32.78; — le quintal, 48 kilogr. 950; la livre, 0 kilogr. 489; l’once, 30 gr. b9; le marc, 244 gr. 7; — le gallon, 3 litr. 785; la pinte, 0 litr. 931.
Les droits de douanes sont de deux sortes, les uns affectant l’importation ou l’exportation, les autres affectant le corps des navires. Les droits fixes d’importation et les droits de consignation, de tonnages, de wharf âge (quai), de pesage, ainsi que les 10 centièmes additionnels par gourde (54 cent, pour 5 fr. 40) actuellement existant sur le wharfage et le pesage sont payés en monnaie étrangère. Le droit de consignation est perçu sur le montant total du droit fixe d’importation desdites marchandises à raison de 6 % pour les consignations aux maisons de commerce étrangères et de 2 % pour les haïtiennes. Le droit fixe d’importation et le droit de tonnage ont été naguère augmentés d’un droit additionnel calculé sur le montant total desdits droits, à raison de 10 °/o, payables en monnaie étrangère sur les marchandises et bâtiments du pays qui n’ont pas d’agents consulaires dans l’île.
Sous le gouvernement de Soulouque, six ports seulement étaient ouverts au commerce étranger : Port-au-Prince, le Cap Haïtien, Jacmel, les Gonaîves, les Cayes, Jérémie. Depuis l’avénement du général Geffrard on a ouvert les ports d’Acquin, de Miragoane et de Saint-Marc. Tout le commerce de détail est absolument dans les mains des indigènes.
La vente se fait ù 6 ou 12 mois; on commence à prendre l’habitude du comptant. Les courtiers prélèvent une commission de 1/2 Les encanteurs publics prennent, pour droit de vente, S % dont la moitié est pour le Trésor.
Nouvelle-Grenude. — Bogota. — Carthagéne. — Sainte-Marthe. — Grâce à la persévérance de quelques maisons françaises, notre commerce se développe dans la Nouvelle-Grenade. On y peut placer des produits de toute espèce en échange desquels s’exportent les bois de teinture, le quinquina, les bois d’ébénisterie, des écailles de tortue, des peaux, du coton, du café et du rhum.
C’est sur Sainte-Marthe que se dirigent la plupart des navires français. Le principal port du pays est Carthagène. Port d’entrepôt depuis 1826, Carthagène jouit de la franchise absolue depuis 1856. Il n’y est plus perçu qu’une taxe unique sous le nom de droit de tonnage. Iæs navires de moins de 100 tonneaux paient 40 centièmes (2 fr.) par tonneau. Au-dessus de ce tonnage, on paie 20 centièmes (1 fr.) pour chaque centaine de tonnes. Sainte-Marthe est l’entrepôt naturel du bassin de la Magdelena et paraît devoir prendre une
grande importance. On y trouve à prendre du cacao, du coton, du café, du sucre, du tabac, du baume de Tolu, des bois de teinture, des cuirs, des monnaies d’or et d'argent, du platine et des émeraudes.
Nouvelle-Grenade. — C’est dans la Nouvelle-Grenade que se trouve l’isthme de Panama et le chemin de fer qui relie entre eux les deux océans. Sur l'océan Atlantique est le port d'Aspinwall; sur l’océan Pacifique, le port de Panama. Iæ Dictionnaire du commerce donne, à l’article Aspinwall, le tarif du fret de passage par le chemin de fer, et à l’article Panama, des renseignements bien plus étendus, tant sur ce chemin de fer que sur lés lignes de navigation.
Caracas. — Le Venezuela est l’une des contrées de l’Amérique du Sud qui offrent le plus de variétés de produits naturels : plantes médicinales et industrielles, bois de tous genres, fruits, tabac, sucre, café, cacao surtout. On y importe les articles suivants : Tissus de coton, de laine, de lin, de soie; fils de toute espèce, dentelles, quelques fleurs artificielles; chapeaux d’homme et de femme; confections et vêtements, bottes et souliers, peaux tannées, bijouterie fine et fausse, meubles et ustensiles, glaces, ferronnerie et quincaillerie, outils, verres et cristaux, faïence, parfumerie, livres, papier à écrire et registres, droguerie, médicaments, cire, savon, comestibles, fruits secs, blés en grain, farine, poudre à canon, tabac, cigares et cigarettes, huiles, liqueurs, eaux-de-vie, bière et vins.
Caracas, la Guayra et Maracaïbo changent ordinairement à trois mois après vue sur les places indiquées ci-après aux conditions suivantes : Hambourg, à raison de 1 peso macuquino pour + 36 1/2 schillings — Londres, à raison de 1 livre st. pour + 6 pesos et 4 réaux ou de t peso + 40 pence sterling. — New-York, à raison de 100 dollars pour +99 1/2 dollars, ou 100 dollars pour 194 pesos. — Saint-Thomas, à raison de 100 piastres d’or ou monnaie de l’île pour +125 pesos — Paris, à raison de 1 peso macuquino pour — 4 francs.
Le Code de commerce français sert de base à la législation commerciale. Les marchandises d’importation se vendent avec un crédit de 2 à b mois, et même plus; les marchandises d’exportation sont payées comptant. Le droit de commission pour vente de marchandises importées est de 5 °/„, et de 2 1 /2 •/ 0 pour la vente des produits indigènes. De même pour achat en retour. Il est de 1 °/0 pour encaissement, de 1 % pour expédition, de 2 1/2 °/0 pour encaissement garanti et de 2 1 ji °/0 pour achat de lettres de change.
On compte la tare réelle. Toutefois, sur le beurre et la graisse fondue, on compte 20 % et, quand les tonneaux sont garnis de chaux, 25 “/• de la tare.
GuntemalB. — San-Jose de Guatemala. — La ville de Guatemala étant dans les terres, c’est dans la rade ouverte et à peine encore habitée de San- José, sur l’océan Pacifique, que s’opèrent les débarquements.
Une agence y est établie. Par colis pesant moins de trois quintaux espagnols, lorsqu’elle fait l’avance du fret de mer, elle prélève une commission de 6/8 de réal par arrobe et a/8 sans avance de fret. La commission s’élève considérablement, au delà de ce poids, parce que le transport des gros colis est très-difficile, de cette rade à Guatemala qui n’en est pourtant éloigné que de 120 kilom. Le fret de San-José à Guatemala est, en moyenne, de f fr. 25 par arrobe, non
compris les droits do douane, une taxe de péage de 4 réaux par arrobe dont la moitié est payée par le voiturier, un droit de magasinage d’un réal par arrobe et enfin un droit dit de subvention de guerre, d’une piastre par 6 arrobes.
De Panama à San-José le fret est de 94 fr. 50 la tonne.
Les liquides et les comestibles peuvent payer les droits de douane à San- José. Toutes les autres marchandises doivent être conduites à Guatemala.
L’indigo, la cochenille, quelque cacao de choix, le caoutchouc, la salsepareille, la vanille et le quinquina sauvages, les bois de teinture et d’ébénisterie, l’acajou surtout, et ldk cuirs sont les articles d’exportation.
Equateur. — Gütaqdil. — Indépendamment des droits d’entrée il y a à payer dans ce port un « derecho de peso, » mais il est insignifiant.
Les droits doivent être payés dans un délai de 10 jours lorsque la somme est au-dessous de 100 piastres; on accorde 30 jours pour une somme de 100 à 500 piastres, et 4b jours pour mie somme de 500 à 2,000. Quand il s’agit de 0,000 à 12,000 piastres, on obtient 100 jours et 150 jours au-dessus de 12,000.
Voici les articles que la France importe dans l’Équateur : vins, poteries, verres, cristaux, tissus de laine, huile d’olive, eaux-de-vie et liqueurs, acide stéarique ouvré, vêtements et lingerie, ouvrages en peau et en cuir, parfumeries, médicaments, papier, livres, gravures, tissus de soie, ouvrages en métaux, produits chimiques, mercerie, fruits. L’Angleterre a, pour ainsi dire, le monopole de la vente des tissus de coton, des draps et de la quincaillerie.
On exporte de l’Équateur beaucoup de cacao ordinaire, des chapeaux de paille et quelques produits naturels. Les marchandises du pays se payent ordinairement en espèces au moment de la livraison. Les chapeaux do paille se règlent souvent à six mois de terme cl on donne 1 % d’escompte par mois si l’époque du payement est avancée.
Cot*ta-Rlcu.— La capitale de l’État est San-José dont le port est Punla- Arenas.
La France y importe fort peu de chose, mais elle en tire du café en assez grande quantité, du sucre et des cuirs. Elle pourrait y introduire des lainages, de la quincaillerie, des meubles d’usage.
l'nnta-Arenas est port franc ; la douane est établie, dans l’intérieur du pays, à environ 28 kilom. de San-José, dans un lieu nommé Rio-Grande.
Paraguay. — Assomptlon.— Le port de l’Assomption est formé par un bras du fieuve Paraguay. Presque tout le commerce du pays se fait par Buenos-Ayres et au moyen du cabotage. 11 faut près de trois mois pour les petits bâtiments à voiles, tandis qu’il ne faudrait que cinq ou six jours à un service de steamers approprié à la navigation fluviale. On peut arriver à l’Assomption avec un tirant d’eau de 2 m. 70 ; mais pour ne rien craindre et marcher vite, le tirant d’eau ne doit être que de 1 m. 20.
Les trois quarts des importations à faire au Paraguay sont des articles manufacturés, notamment des articles de coton et de laine, des chaussures, de la mercerie, quelques soieries et de la quincaillerie. Ou importe aussi de la farine, du sucre et du sel, le tout chargé d’un droit de 20 à 25 % de la valeur.
Les matières d’exportation sont le maté ou « thé du Paraguay, » le tabac, les cuirs, les crins et le coton, qui payent un droit de sortie, de 5 à 20 7„. Le
cigares sortant en franchise. Naguère tous les ballots étaient enveloppés de cuir, mais on commence à employer la toile d'emballage.
Ilondunts. — La capitale du pays est Lomayagua ou Valladolid. Elle est située au milieu des terres. Omoa et Truxillo, qui ont de bons ports, sont les deux places les plus commerçantes de la République, mais on n’y reçoit guère les produits de l'Europe que )>ar l'intermédiaire des Anglais qui les tirent de leur dépôt de Balize, établissement colonial occupé par eux sur l'océan Atlantique, depuis la Un du siècle dernier.
Le pays de Honduras est naturellement très-riche et sera un jour trèsflorissant.
Les bâtiments qui sortent des ports de l'État avec un chargement de produits agricoles ne paient que la visite de santé, la piastre d’ancrage et la quittance des droits de douane. A demi-chargement, l’exemption n’est que pour la moitié du tonnage. Le droit de douane est une taxe générale de 20 %. En outre les marchandises importées par mer, moitié en numéraire, moitié on papier, payent 4 réaux (2 fr. 70) par colis et 1 réal par arrobe, le tout en espèces. 11 y a des marchandises privilégiées.
Le droit de transit est de 6 °/o-
«un Salvador. — La Union. — C’est un des plus beaux ports de la mer Pacifique. Le Salvador y a son entrepôt, et le Honduras et le Nicaragua s’y assortissent. On y importe d’Europe des étoffes de coton, de laine, de soie, de l’eau-de-vie et des articles de vêlement ou des meubles. Les articles d’exportation sont l’indigo (par surons de 60 kilog.), les cuirs, le tabac, les cigares, l’argent, l'or, le baume, la poudre, le caoutchouc, de l’amidon, du riz, du sucre et qnelques tissus légers.
ivicui-agua. — Le commerce extérieur actuel de ce pays se fait exclusivement par la mer des Antilles. Cinq ou six navires par an y suffisent et y apportent pour 60 ou 80,000 fr. d’articles des manufactures d’Europe. C’est pourtant l’une des régions de la terre où l’avenir verra sans doute se créer de grandes fortunes, ün pourrait déjà y créer des établissements, ne fut-ce que pour l’exportation des produits naturels.
Iles Sandwich. — Honolulu. — Le taux de commission ou de consignation est de 5 % sur le chiffre des ventes, et celui du ducroire, de 2 1 /2. Les affaires se traitent généralement à six mois de terme avec escompte de 6 ■>/<>• En payant comptant, l’escompte est de 1 2 %, comme l’intérêt annuel. Le mode de la vente à l’encan est un moyen pour tirer bon parti d’une cargaison. Le droit d’encan est de fi °[0, mais la commission est alors diminuée de 2 «/„. Le total des frais ne va guère au delà de 17 et 20 °/0. 11 y a, d’ailleurs, une chambre de commerce pour les régulariser.
Le change est en général au pair, mais vers la lin de l’année, à l’époque des relâches de baleiniers, il peut s’élever jusqu’à 1 fi °/„. Le taux de l'assurance (tour tout l’archipel est de 2 °/0.
Les retours se font ou en huile de baleine, quand on rencontre les baleiniers, ou en achats faits sur la côte occidentale de l’Amérique, et, par exemple, en guano.
'■'unis. — Des droits de sortie sont acquittés à Tunis pour tous les ports
de l'État, sur taskaret ou permis d’exportation délivrés par le bey. Pour les animaux vivants il faut des permis spéciaux.
Les monnaies d’or sont le boumia qui vaut 100 piastres, le boukamsin, 50; le bomeherim, 20; le bouachra, 10. Les monnaies d’argent sont le boukamsa qui vaut 5 piastres, le bouarba qui en vaut 4, le bout lé ta, qui en vaut 3, le bourialin, qui en vaut 2. Le bourial est la piastre elle-même, valant de 65 à 75 centimes de France.
Les monnaies de cuivre sont le bowrbôo ou quart de piastre, ou pièce de 4 caroubes; la boussette, qui vaut 2 caroubes, moins un fels, ou six aspres; le caroube, qui vaut 3 aspres ; l’aspre qui vaut 2 fels.
La mesure de longueur est la coudée {draa) ou pik, qui est arabe et vaut 0 m.49 pour les étoffes indigènes et qui est turque’et vaut 0 in.64 pour les étoffes étrangères. L’unité de poids est le rotol ou livre de 508 grammes, divisé en 16 oukiya ou onces de 31 gr. 8. Le cantar (100 rotol) compte pour un demiquintal métrique. Dans les matières précieuses, la livre vaut 625 grammes. Le mitheal , pour l’or, vaut 4gr. 148.
Les mesures de capacité sont, pour les liquides, la kolla d’environ 10 litres, la bioua, de 35 à 40; le kafiz, qui, pour les grains vaut 160 nibas et 20 pour la chaux. L’huile se mesure au motor dont la capacité varie. Les graines se vendent au saa, charge qui pèse 125 kilogrammes.
Trl|»oli. — Les monnaies turques ont une valeur officielle à Tripoli. On s’y sert aussi du Rial sebili de Tunis qui vaut 3 piastres turques. Le mitheal draliam, monnaie de compte, vaut 9 riais ,6 fr. 21 au cours de 21 piastres 3/4 pour une pièce de 5 fr.). Le commerce tripolitain emploie, en outre, le mitheal draham d’insaiah qui vaut 2 fr. 76 c. celui de R’at qui vaut 5 fr. 17 c. et le rial de R’at qui vaut 3 fr. 45 ou 5 riais de Tunis. Le sao, mesure pour les grains, vaut 4 okkas ou 5 kilogr. Pour tout le reste, c’est comme à Tunis.
Les marchandises qui ont acquitté les douanes à Tripoli entrent franches de droits à R’damès ou on les convoie à dos de chameau, en 1 4 jours, au prix de 8 riais (5 fr. 52 c.'i le cantar (49 k. 760).
Maroc. — En vertu d’un traité conclu en 1856 avec l’Angleterre, et par conséquent applicable aux nations favorisées, les tarifs d’entrée sur les marchandises importées ne peuvent excéder 10 %> de la valeur au lieu de débarquement, et, ce droit une fois payé, on peut les transporter par mer d’un port à un autre. Il y a des droits nombreux à la sortie.
Quand les droits de douane sont payés comptant, en espèces, on jouit d’une remise de 12 à 25 “/»■ Les négociants indigènes obtiennent de très-longs crédits.
Les règlements en douanes avec les étrangers se font principalement soit en piastres d’Espagne ou « douros, » valant de 5 fr. 40 à 5 fr. 60 et divisées, comme presque partout en 100 centièmes, soit en monnaies françaises de 20 fr. en or, admises au pair, et de 5 fr. en argent qui, en 1842, valaient à peine 16 onces, et qui, aujourd’hui, l’once ayant baissé, en valent 20 ou 21.
Le cantar de douane pèse de 53 kil. 70 à 54 kil. dans les ports du Sud ,Mogador, Safi, Casablanca, Mazagan), et 50 kil. dans les ports du Nord (Rabat, Larache, Tanger, Tétuan). Il se divise en 100 rolte ou livres. On emploie en
outre, entre particuliers, le grand quintal divisé en 150 livres et pesant 80 kilou. 727 gr.
La mesure de capacité la plus usitée est la l'anègue, évaluée de 83 à 56 litres, si elle est rase, et, si elle est comble, de 72 à 74.
I.lltft-I». — Monrovia. — F.n conséquence du traité conclu avec la France, la République de Liberia, dont Monrovia est la capitale, a fixé ainsi les droits à l'importation : bière, ale et porter, fi % de la valeur ; eaux-de-vie, çordiaux et spiritueux, 53 fr. l’hectolitre; genièvre, rhum et whiskey, 35 fr. 3t l’hectolitre; vins de Bordeaux, 6 °/„ ; autres vins, 53 fr. l’hectolitre.
Les articles non dénommés paient 8 °/0.
A l'exportation, l’or et l’argent monnayé paient 5 °/„ ; l'huile de palme 0 fr. 71 c. l’hertolitreL et les articles non dénommés, 2 •/, On tire de la République de Liberia de l'huile de palme, du bois de campêche et de l’ivoire. On y importe des étoffes de colon, de la quincaillerie, de la poterie, de la poudre à tirer, du tabac, des liqueurs, des vins des bois et des planches.
ToiiniTg» (les). — En traitant avec les Touaregs, la France essaie de pousser son commerce du côté de Tombouctou.
Voici, rendus â R’damès, les prix, récemment constatés, des principaux articles qui s’y vendent : Quachbaba. sorte de blouse d’étoffe de coton, très-forte, avec dessins de soie à |our, tissu très-durable, blanche — de 1 5 à 20 riais (de 10 fr. 35 à 13 fr. 80 c.) - noire, ou bleu foncé soie, 40 riais ,27 fr. 60),
— noire sans soie, 15 riais (10 fr. 35). — Nouro, sorte de haïk épais, à raies blanches et bleues et petits dessins, de 25 à 30 riais de (34 fr. 50 (t 4 1 fr. 50).
— Seronal ou pantalons d’étoffe solide, teinte en bleu et déteignant, de 10 à 12 riais de 6 fr. 90 c. à 8 fr. 28) — Haouli chata, haïk de coton solide, blanc avec raies d’un tissu plus lâche, pour les femmes, de 28 à 30 riais (de 19 fr. 32 c. â 20 fr. 70 c.' Gomme arabique, le cantar, 100 riais 69 fr. . Rjouza sahraouiga, graine condinienteuse, le cantar, 200 riais (138 fr.'. — Gourou, qualité supérieure â celle du soudait, la noix, d’un tiers de rial â 3 riais (de 0 fr. 23 à 2 fr. 07 c.). — Or façonné en ornements [el khores), le mitskcal (4 gr. 27) de 15 ù 18 riais (de 10 fr. 35 à 12 fr. 42t. — Or en poudre h-ber), 1/2 rial (0 fr. 34) en sus du prix courant du khores. L’or est la s|>écialité du commerce de Tombouctou. On y vernirait des cotonnades, des verroteries, des épices, des miroirs, des soieries, des essences, du corail, des armes, de petits meubles, des métaux travaillés.
OHIne. — Péking. — Canton. — Shanghaï. — La monnaie que recherchent les Chinois, c’est la piastre espagnole, à l’effigie de Charles IV, qui a régné de 1788 â 1808, piastre que l’on fabrique encore pour cet usage.
On vend à Canton et â Hong-Kong â deux mois. Ce terme est escompté moyennant 2 7„. Les ventes se font généralement au comptant à Shanghaï, â Emouï, à Ning-po, à Soua-to.
Les conditions d’achat sont différentes, suivant lea maisons lais conditions ordinaires sont les suivantes : commission de vente, de 3 à 5 °/„; de vente d’opium et de navires, de 2 1/2 à 3 "/„; ducroire, 2 1/2; commission d’achat, de 3 à 5 ; commission d’achat en retour, 2 1/2 ; pour encaisser le fret, 1 7„ ; pour procurer du fret, de 4 à 5 ; commission sur les avances faites aux capi-
taines de navires, 2 1/2; commission de vente de traites ou de piastres, de 1 2 à 1; commission de vérification de monnaies, de 1/4 à 1/2 °/„; perte sur les monnaies 1 2°/,,; intérêt en compte courant, 9; courtage 12. Le courtage pour l’opium est payé à la fois par l’acheteur et le vendeur.
Les liquides se vendent au poids. Il y a bien trois mesures d’un usage général, mais leur capacité est réglée sur le poids moyen de liquide qu’elles peuvent contenir, 2, 4 et 8 liang.
Les bois pour l’ébénisterie et la tabletterie se vendent au poids; les bois de charpente et de chauffage, à la poutre ou à la bûche.
L’opium s’achète par caisse de deux étages, divisés en vingt compartiments, qui contiennent chacun une boule d’opium. La caisse pèse environ 100 cattis.
Le mode d’emballage des articles d’exportation de Chine est réglé par l’usage : ainsi une caisse contient 25 pièces de soieries ou 1 ,000 paires de bracelets de faux jade ou 100 pièces de nankin ou 1 pikul de rhubarbe, ou de 65 à 85 livres de thé. Il est donc essentiel pour ces détails et pour d’autres, de se référer aux ouvrages spéciaux, comme ceux de M. K. Rondot qui a donné au Dictionnaire du commerce tant d’intéressants articles sur les questions chinoises et celui de M. S. Wells Williams.
IV i-ne — Mascate. — Les grandes villes de la Perse ne sont pas des ports de mer. C’est le port de Mascate qui fait la plus grande partie du commerce, non-seuicment des côtes d’Arabie et de l’Afrique orientale, mais de tout le golfe Persique Les principaux articles qui s’y traitent sont les amandes, les blés, les raisins secs, les pistaches. Passa fœtida, la gomme ammoniaque, la gomme de Perse, le salpêtre, le galbanum, le coton, le sel, l’aloès de Socotora, le soufre, la gomme copal, l'encens, le noir de galle, le café, le poivre, l’indigo, la cannelle, la cardamone, le sucre, le riz, le bois de sandal, les bois de construction, les laines, peaux, écailles, soies grèges, les perles d’Ormuz, les plumes d’autruche noires. Les produits fabriqués sont les cotons blancs anglais et américains, les cotons imprimés et draps anglais, les châles de l’Inde, les soieries de Chine, les ornements et les broderies d’or et d’argent.
La monnaie de meilleur cours et la plus abondante est la piastre autrichienne à l’effigie de Marie-Thérèse. Elle vaut invariablement 1 1 mahmoudis i /2 blancs, monnaie de compte [os monnaies effectives sont le peisa et le ghass runz. Douze pcisas ou 20 ghass-ranz font un mahmoudi et environ 130 peisas, une piastre. Io valeur de la piastre, en cette monnaie de cuivre, est appelée un mahmoudi noir. Presque toutes les valeurs sont estimées sur la place en mahmoudis. Le café, l'indigo de Calcutta, le blé sont estimés en piastres.
Un mtiund de Mascate est le poids de 1 44 piastres et fait un peu moins de 4 kilogrammes ; c’est le maund de la douane ; celui du bazar est un peu moindre. Presque toutes les denrées sont appréciées au poids de 12 maunds; 60 maunds valent 1 kandi et 80, un bahar. Le bois, le soufre, le copal s'estiment par kandys ; les dattes et le sel, par bahars.
Un ferren, mesure de capacité, contient 6 maunds de blé, et 24 sediux font un ferren.
Siam. — Baxckok. — Jusqu’au récent traité de commerce les affaires entre le royaume de Siam et l’Europe se sont presque toutes traitées par l’in-
termédiaire des maisons de Singaporc, qui emploient des agents indiens ou chinois.
Us mesures de longueur du royaume de Siam sont le niou (pouce), qui vaut 0 m 02002; le keub (empan) qui vaut 12 nious .0 m. 24025); le s ock v2 keub), 0 m. 4805; le ken ou sert (2 socks, unité agraire) 0 m. 001 ; le vornh (2 ken), I m. 022;le juta (100 ken), 90,100 mètres.
Pour mesurer le riz et le sel, on emploie une mesure contenant 22 piculs ou 1,530 kilogr. (riz) et 23 piculs ou 1,512 k. (sel). Le picul se divise en 50 catties, et vaut 00 k. 4785; le catty siamois vaut 2 cattyes de Chine ou 20 tehls, (1 k. 20057); le tehl ou tu il vaut 4 bu Us (0 k. 000478) et le batt ou tical, 0 k. 015119.
Pour l’or et l'argent le tical équivaut à 4 salungs (15 gr. 292); le salung h 2 fuanys (3 gr. 823). Le fuang vaut donc I gr 9115.
Monnaies. — Les comptes se tiennent en batts ou ticaux de 4 salungs, valant 3 fr 056. Le salung vaut 0 fr. 764 ; le l'uaug (de 800 kauris), 0 fr. 382, et le kauri ou bias, 0 fr. 0004775 Le picul vaut, en monnaie, 2,444 fr. 80; le catty de 80 batts, 244 fr. 48. Il y a encore le p'hainung de 2 kauris qui vaut 0 fr. 0009550, et le songp’hais de 2 p’hainung, 0 fr. 00191. Toute monnaie est donc un poids. La piastre est comptée pour 7/4 de tical.
Les marchandises européennes se vendent à trois mois de crédit et les produits naturels du pays, au comptant.
Japon, — Nangazaki-Ohozaka. — L’unité [tour les mesures de longueur est appelée nu i ou pied. L v kane-sasi dont l'usage est journalier équivaut à 303 millim. Le soun (10e de sasi ou syak), vaut 0 m. 0303; le boun (100e),
0 m. 00303,1e rin ( ! ,000'), 0 m 000303. Le ken vaut 6 sasi ou syak et 3 soun, c’est-à-dire 1 m. 909; c'est à peu près notre ancienne toise.
Les mesures de superficie sont basées sur le pou ou ken carré, qui vaut 3 m. c. 64 d. 43 c. Le se est un rectangle de 5 suv 6 pou, ou de 108 m. c. 32; le ta n, de 20 sur 15, ou de 1,083 m. c. 29, et le tsyô, de 60 sur 50 ou de 10,832 m. c. 90, presque notre hectare.
Les mesures de capacité sont des multiples ou des sous-mulliples décimaux du tyû qui vaut 17 litres 4 décilitres. Le gô vaut 1 litre 3/4; le syak 7/40 de litre; le tô, au contraire, 174 litres ; le kok, 1,740 Line balle de riz ou pyô vaut 35 syô ou 6,090 litres.
On ne connaît pas encore très-bien le système des poids japonais. Toutefois on admet que 1 mem-mé vaut 1 gr. 75 ; 1 poun, 0 gr. 1 75 ; 1 rin, 0 gr. 0 ! 75 ;
1 fyak-mé, 175 gr. ; I kin (ou livre), 280 gr. ; 1 Icwan-mé (ou 6 kin 1/4), 1 kil 750 gr.
I,a principale monnaie d'or appelée koban doit valoir 19 fr. et \’ttsi-buu qui se divise un moitiés et en quarts, 5 fr. 80 cent. Ces monnaies sont un alliage d’or et d’argent, par parties presque égales. La monnaie d’argent est presque pure. Les pièces ri/o) valent I fr. 97 cent. La monnaie de cuivre (mon) vaut 3 cent, et demi.
Le papier-monnaie hollandais est admis dans les villes de commerce.
Annnm. — Hüé-Saigon. — La mesure de longueur est la coudée, appelée lltuuoc ou t h eue ; elle se divise en 10 lue, le lue en 10 phdn et le phan en
10 li. Le thouoc des marchands est de 64 centimètres, et celui des arpenteurs de 48 1/2. Celui des douanes maritimes est de 42.
On se sert, du reste, généralement des mesures siamoises et chinoises, surtout des premières.
L’unité de poids est le can de 624 gr. 80. Il se divise en 1 6 luoug, le luong en 10 dong, le dong en 10 phân, le phun en 10 li, le li en 10 hao, le hao en 10 hot.
Il y a de belles monnaies indigènes ; mais la piastre à colonnes des Espagnols est la monnaie de commerce la plus usitée. Le change est. pour 100 piastres, de 500 quân annamites et de 5 ticaux siamois.
Htjé-Saigon. — Les principaux articles d’exportation de l’Annam sont le riz, le sucre (plus de 20 millions de kilogr.), la soie grége, les huiles, les peaux, le sel, les poissons, le tripang (holoturies). les nids d'hirondelles, les ailerons de requin, la gomme gutte, les dents d’éléphant, les cornes de buffles et de rhinocéros, la cannelle, les gommes, les résines et les bois. Les articles d'importation sont : l’opium, les tissus de coton, de laine et de soie, le thé, les armes, les munitions de guerre, la quincaillerie, la porcelaine, le papier, les épices, le cuivre, le fer, l'étain. Nos lainages, nos armes, nos vins, et nos articles d’ameublement peuvent s’y vendre très-aisément.
LISTES PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE DES PRINCIPAUX ARTICLES TARIFÉS DANS LES DIFFÉRENTS PAYS.
On ne s’attend pas à trouver ici un catalogue alphabétique et complet de tous les articles et de tous les tarifs, catalogue auquel plusieurs volumes ne suffiraient pas et qui serait à peine dressé qu’une partie des renseignements donnés ne seraient plus exacts. C’est en étudiant de près les tarifs de tous les pays que l’on se persuade de la nécessité qu’il y a à ce que les gouvernements imposent moins d’articles. La confusion est extrême au milieu de tant de taxes et de tant de taxes toujours changeantes. Les Annales du cuminerce extérieur sont la source où il faut puiser, si l’on a besoin des détails complets.
Les extraits que nous donnons ne concernent que les articles dont le commerce français peut avoir le plus d'intérêt à s’occuper. Nous n’avions, naturellement, rien à extraire des tarifs qui sont tout entiers imprimés dans notre volume, comme annexes des traités principaux. Pour quelques pays nous avons indiqué des prohibitions, des franchises et des droits de sortie, lorsqu’il était facile de le faire d’une façon brève.
Argentine ;Confédération).
Acier brut K •/<,- — Blé, l’hectolitre, 14 fr. 33. — Charbon de bois 5 •/•■ — Cordonnerie S “/„■ — Farine, les 50 kilog., 8 fr. 6ë. — Fer, cuivre, plomb a °/„. — Habillements confectionnés 20 %• — Harnais 20 %• — Huile d’olive 20 %>• — Liquides 2a % — Livres, exempts. — Machines 5 »/„, — Papier 15 •/,. — Plâtre 5 •/»• — Soie à coudre 12 %• — Soie tissue 5 <■/„• — Tissus de chanvre, de coton, de laine 5 •/„.
Autriche.
(L’union douanière autrichienne comprenait, avant les événements de 1857 et de 1859, l’Autriche, Modène, Parme et la principauté de Liechstenstein, qui, seule, n’en a pas été détachée).
Il y a un tarif spécial pour la Dahuatie (i,[ mai 1857).
Acier à ouvrer, les 100 kil., 13 fr. 05. — Acier filé ou poli, les 100 kil.,
2fi fr. 10. — Bois île teinture, exempt. — Cacao brut, les 100 kil., 40 fr. — Cacao broyé, les 100 kil., 52 fr. 30. — Café torréfié, les 100 kil., 32 fr. 30.
— Chanvre, les 100 kil., 0 fr. 26. — Charbons, les 100 kil., exempts. — Coton cardé, les 100 kil., 2 fr. 65. — Cuirs, les 100 kil., exempts. — Eau-devie, les 100 kil., 40 fr. — Fer brut, les 100 kil., 2 fr. 10. — Fer affiné, les 100 kil., 10 fr. 50. — Ferblanc, les 100 kil., 26 fr. 25. — Fils de coton écrus, les 100 kilos, 26 fr. 10. — Fils de coton blanchis, les 100 kil., 52fr. 20. — Fils de colon teints, les 100 kil., 65;fr. 23. — Fils de lin écrus, 13 fr. 03. — Blanchis, 30 fr. 15. — Teints, 63 fr. 25. — Fils de laine écrus, les 100
kil., 26 fr. 10. — Fils de laine teints, les 100 kil , 65 fr. 25 Fonte brute,
les 100 kil., 5 fr. 25. — Garance, les 100 kil.,0 fr. 52. — Huile d’olive, les 100 kil., 15 fr. 75. — Huiles grasses, les 100 kil., 63 fr, 75. — Indigo, les 100 kil ,3 fr. 92. — Lin, 0 fr. 30. — Livres, 13 fr. 66. — Papier commun, 15 fr. 60. — Papier fin, 39 fr. 15. — Plomb brut, 10 fr. 44. — Plomb coulé, 26 fr. 10. — Quincaillerie moyenne, 322 fr. — Sucre brut, 31 fr. 50. — Sucre raffiné, 65 fr. 75. — Thé, 78 fr. 75. — Tissus de coton communs, 210 fr. — De coton fin, 525 fr. — De lin très-communs, 78 fr. 75. — Do lin demi-fins, 393 fr. 75. — De lin très-fins, 1,312 fr. 50. — De laine fins, 787 fr. 50. — De laine très-fins, 1,312 fr. 50. — De soie communs, 787 fr. 50.
— De soie fins, 1,312 fr. 50. — Vins en bouteilles, 65 fr. 75. — En cercles, 52 fr. 20.
Bolivie.
Boissons 36 "/„. — Bonneterie 28 %. — Étoffes de laine 18 %• — Horl gerie 28 °/o- — Lampisterie 28 %• — Lits de fer 28 '/<>• — Livres 6 •/„. — Mercerie, miroirs, meubles 28 °/0. — Papier 8 °/0. — Poterie 8 %• — Quincaillerie 6 •/„. — Toile 18 °/„. — Verrerie et cristallerie 8 °/o- — Les articles non dénommés 28 0lo.
Brésil.
Acide azotique, le kil., 0 fr. 29. — Chlorhydrique, 0 fr. H. — Sulfurique pur, 0 fr. 09. — Aiguilles à coudre, le kil., 3 fr. 46. — Alcool, eau-de-vie, rhum, etc , l’hectol., 238 fr. 92. — Batiste de coton, le mètre carré, de O fr. 22 à 0 fr. 46. — Bougies stéariques, le kil., 1 fr. 39. — Carrosserie, 30 “/,. — Chandelles de suif, les 100 kil., 32 fr. 49. — Chapeaux d’hommes communs, la pièce, 1 fr. 06. — Autres, 3 fr. 18. — De femmes, ornés, 5 fr. 36. — Cidre, l’hectolitre, 29 fr. 86. — Cordonnerie, bottines ordinaires, la paire, 2 fr. 65. — Souliers ordinaires, 3 fr. 39. — Coutellerie en général et quincaillerie 30 °/,. — Cravaches et fouets, la douzaine, 14 fr. 31. — Cuirs vernis, le kil., 2 fr. 89 et 4 fr. 04. — Drap fin, le mètre carré, 3 fr. 08. — Farine de froment, les 100 kil., 2 fr. 71. — Ferblanc en feuilles, les 100 kil., 5 fr. 20. — Fil de fer simple, le kil., 0 fr. 11. — De lin à coudre, 1 fr. 73. — De soie à coudre, 6 fr. 93. — Fromage ordinaire, le kil., 0 fr. 69. — Gants ordinaires, les 12 paires, 6 fr. 36. — Harnais, la pièce, de 12 fr. 72 à 79 fr. 50. — Horlogerie ordinaire, 5 “/•• — Liège, les 100 kil., 4 fr. 33. — Mousseline de laine, le mètre carré, 0 fr. 44 et O fr. 66 — Papier à écrire, le kil., O fr. 52. — A imprimer, 0 fr. H. — De tenture, 2 fr. 31 et 3 fr. 46. — Po-
terie de terre commune, les IOO kil., 4 fr. 33. — Riz mondé, les 100 kil., 2 fr. 71. — Savon commun, le kil., 0 fr. 17. — Selles d’hommes et de femmes, la pièce, de 6 fr. 36 à 23 fr. 8a. — Serr urerie 30 •/„. — Stores peints en couleurs, la pièce, 4 fr. 77. — Tapis fins, le kil., 3 fr. 46. — Thé, le kil., 2 fr. 60. — Velours de soie, le kil., 34 fr. 06. — Verrerie il vitres, 0 fr. 17. — Vins mousseux en fût, l’hectol., 238 fr. 92. — Secs en lûts, 31 fr. 83. — Vinaigre, 11 fr. 94.
Canada.
Acier, 2 1/2 %. — Ardoises, 2 1/2 %. — Café, les 50 kil., 5 fr. 75 et 20 °/0. — Chanvre, 2 1/2 %>■ — Eau-de-vie, 25 °/o et 0 fr. 55 c. le litre.
— Farines, 20 °/.. — Fromages, 20 “/„. — Fruits confits, 30 “/.. — Indigo, 2 %• — Livres, 2 1/2 °/0. — Salpêtre, 2 1/2 °/0. — Sucre raffiné, 12 1/2 °/0.
— Vin, 25 °/„ et 0 fr. 15 ou 0 fr. 4a le litre. — Vinaigre, 30 "/0.
Chili.
Franchises : Acier, aiguilles, animaux, ardoises, argent et or, barils, bois, briques, charbon, ciseaux, couteaux, cuivre en planches, effets à usage, étain, farine, faucilles, fer. fonte, goudron, haches, houblon, instruments de science, limes, livres, machines, minerais, moulins, outils, papier à imprimer, plomb, presses, résines, sacs, salpêtre, serrures, viande salée en barils, zinc. Droits.
— A 2 70, argent, bijouterie, orfèvrerie. — A 6 °/0 Fruits secs. — A 15 •/« soie et soieries. — A 30 % chaussures, coffres, étoffe de laine et de laine et coton dite Jer/as, meubles, vêtements, voitures. — Eau-de-vie, les 12 bouteilles 16 fr. 20. — Vins en bouteilles, 5 fr. 40 et 6 fr. 75. — Vins en fût, le litre, 0 fr. 36. — Tout autre article, 25 7„.
Costa-Rica.
Prohibitions: Armes il feu et munitions de guerre. — Rhum et eau-de-vie de canne. — Franchises : Animaux, ardoises, argent et or eu lingots ou monnaies, barils, briques, carreaux, chariots, charrues, guano, harnais, houblon, livres, machines, pianos, plantes exotiques, roues, sacs.
Acier à ouvrer, le kil., 0 l'r. 35. — Halances, de 0 fr. 47 à 1 fr. 88. — Boulons, 1 fr. 17. — Chapeaux en étoffe, 2 fr. 35. — Coton blanc (fil de),
0 fr. 70. Coutils, 0 fr. 84. — Cuivre en feuilles, 0 fr. 47. - Eau-de-vie,
1 fr. 06. — Fer en barre, 0 fr. 58. — Fil de laine, 0 fr. 94. — Laine (tissus de), 2 fr. 35 et 2 fr. 93. — Lin et chanvre (fil , le kil. 1 fr. 17. — (Tissus communs), 1 fr. 88. — Mercerie (aiguilles, épingles), etc., 1 fr. 88. — Papier peint, 0 fr. 70. — Parasols de soie, les 50 kil., 1 fr. — De coton, 0 fr. 25. — Soieries ordinaires, 4 fr. 69 — Souliers et bottes, le kil. 2 fr. 50. — Tissus de laine, le kil. 2 fr. — Verres et bouteilles, 26 fr. — Vius, le kil. 0 fr. 23 et 0 fr. 36.
Cuba.
Farine, le baril, 52 fr. 90. — Machines, exemptes. — Objets manufacturés, 24 1/2 et 30 1/2 •/•. — Riz, 33 1/2 %. — En outre, sur tout article, 8 °/0 de la valeur des droits.
Danemark.
Acier, les IOO kil.,-3 fr. 84. — Coton filé teint, les 100 kil., ‘29 fr. 70. — Cuivre .objets en) non poli, les 100 kil., 47 fr. 40. — Poli et taillé, 94 fr. 80.
— Bronzé, verni, 189 fr. 60. — Dentelles de soie, 427 fr. 50. — Eau-de-vie, l’Iiectolitre, 19 fr. 02. — Garance, 4 fr. 85. — Indigo, 71 fr. 90. — Instruments d'agriculture, 5 fr. 95. — Lin peigné, 17 fr. 85. — Livres, exempts.— Machines, 5 fr. 95 — Papier à lettres, 12 fr. 40. — Papier d’impression, 7 fr. 15. — Porcelaine non décorée, 47 fr. 52. — Décorée, 95 fr. 05. — Rubans de coton, laine et lin, 42 fr. 75. — De soie, 427 fr. 50. — Tissus de coton blanc, 42 fr. 75. — De coton blanc imprimés, 370 fr. 20. — De laine, 142 fr. 50. — de lin, 35 fr. 65. — De soie, 427 fr. 50. — Vinaigre, l’bectol., 4 fr. 10.
— Vins en cercles, l’hectol., 16 fr. 36. — En bouteilles, 35 fr. 65.
Égypte.
Droit général d’importation 5 °/0 avec bonification d’un cinquième. — Armes et munitions prohibées.