I. — Siège principal de 1* industrie textile {campagnarde
Nord de la Bohème (fabrication de dentelles dans TErzgebirge. Durée du travail 13 à 14 heures. Salaire maximum 1 fr. par jour). Moravie (durée du travail 15 à 16 heures. Salaire hebdomadaire maximum 6 francs). Rapport de Tinspection du travail sur le travaiU domicile, 1901, II, 76. Silésie (ibidem, II, 177). Basse-Autriche (15 heures de travail par jour, 5 à 10 fr. par semaine, III, 60). Steiermark, tissage d'étoffes (loden) (travail chez les clients, III, 257, 290). Broderie dans le Vorarlberg, dépend généralement de St-Gall (12 à 15 heures de travail, salaire journalier des brodeurs et aides, 5,28 à 6,60 fr.).
Organisation : Travail procuré principalement par des facteurs, mais aussi donné directement par le patron. Travail en fabrique combiné avec travail à domicile et travail chez les clients.
Assurance-maladie : parfois syndicale. Les campagnards travaillant à domicile sont souvent ceux dont les propriétés sont le plus fortement hypothéquées.
II. — Principaux centres de l'industrie des vêtements confectionnés {urbaine).
Vienne et Prossnitz (Moravie).
Organisation : a) 1^ Confectionneur avec atelier de coupe ; 2^ Facteur (intermédiaire entre le fabricant et
roavrier à domicile); 3o Petit patron travaillant aux pièces avec des ouvriers et des apprentis, b) io Travail sur mesure. 2^ Contremaître travaillant à domicile. Industrie des chaussures confectionnées : i^ Confectionneur avec de nombreux ouvriers (travail des empeignes). 2^ Ouvrier à domicile (semelles).
Travail à domicile combiné avec travail en fabrique.
Durée du travail : 10 à 13 heures ; Prossnitz 13 heures.
Salaires : à Vienne 12 à 30 francs par semaine (Rapport de rinspection du travail, III, 116-117), à Prossnitz 6 francs. Dans la confection du linge : ouvrières 3 francs par semaine (Rapport de l'inspection du travail, II, 132).
Assurance^maladie : pas obligatoire, mais pourtant réalisée en partie à Prossnitz.
Industrie textile (particulièrement tissages et industrie dentellière) et confection. Fabrication d'armes à Liège,
En 1896 : 118 750 ouvriers à domicile.
Tendance des patrons à la centralisation à Bruxelles et dans les environs de Bruges et de Gand. Le travail à domicile tend à diminuer un peu partout : Tinfluence des lois protectrices du travail n'est pas appréciable.
Durée du travail : 12 à 15 heures.
Salaires : 1,80 à 5 fr. à la campagne; dans Tindustrie dentellière : 0,35 à 2 fr. par jour.
Maladies : Déviation de la colonne vertébrale, leu-
NOTES COMPARATIVES DANS LES DIVERS ÉTATS 2Ôi
corrhée, anémie, scrofulose, phtisie, diminution de Tacuité visuelle (voir Verhaegen, La Dentelle, 1902, p. 164).
Législation protectrice en vigueur, 1<* La loi du 13 décembre i889, qui fixe à 12 ans Tàge d'admission au travail, s'applique aux usines, manufactures et fabriques, mais non aux ateliers, à moins qu'ils ne soient classés comme établissements dangereux ou pourvus d'un moteur mécanique. Aussi la question de savoir si les ateliers de dentelle peuvent être considérés comme manufactures est-elle fort discutée, notamment quand il s'agit des écoles dentellières où l'on trouve simultanément le travail d'atelier, l'apprentissage professionnel et l'enseignement primaire. En fait, des enfants au-dessous de 12 ans sont occupés dans ces établissements au travail de la dentelle pendant un temps qui varie généralement de 4 à 10 heures ; on cite des cas exceptionnels où, en temps de presse, le travail aurait été prolongé jusqu'à 16 et 17 heures.
2® Interdiction des économats (loi du 16 août 1887). La stricte application de la loi est très difficile en raison des conditions particulières du contrat existant entre les deux parties.
Pas d'assurance.