Stations et haltes
Les chemins de fer sur routes ont, comme les chemins de fer ordinaires, des stations intermédiaires et des haltes. Ces diverses installations doivent être aussi simples et économiques que possihle.
Fig. 147. — Plan d'une station intermédiaire.
Les haltes sont indiquées par des poteaux portant écrit en gros caractères le mot : HALTE, On les place, transversalement à la voie et bien en vue, aux carrefours des rues ou des routes où le train doit s'arrêter pour prendre ou pour laisser des voyageurs.
Le conducteur perçoit des voyageurs montés aux haltes le prix de leur place, et il enregistre leurs bagages ; il en constate le poids à l'aide d'une petite bascule placée dans le fourgon à bagages ou dans le compartiment qui en tient lieu.
Pour les stations intermédiaires de peu d'importance, on peut se contenter d'une auberge ou d'un café, avec pièce séparée pour les voyageurs et un local pour serrer les bagages et la messagerie. Quant aux marchandises, un hangar fermé, placé à l'entrée des Tillages, peut tenir lieu de halle. La machine prend au
passage les wagoûs à expédier qu'on a refoulés sur la voie de raceordement.
Les stations intermédiaires qui ne peuvent être remplacées par un café et un hangai% sont disposées le plus souvent comme l'indique la figure 147. Le bâtiment peut être en pans de bois M briques. 11 comprend un bureau pour le chef de gare, un magasin pour les articles de messagerie, les bagages, etc., et, entre !•$ deux pièces, une salle d'attente pour les voyageurs. Un auvent du côté de la voie couvre une partie du trottoir bitumé qui sert de quai. La station doit être disposée pour un croisement de trains. Les tronçons de \oie à droite et à gauche de la diagonale, près du bâtiment , servent au garage des wagons et au service de la petite vitesse.
L'étendue et l'outillage des stations terminus dépendent de l'importance du trafic. Des deux tètes de ligne, l'une est le plus souvent en communication avec une gare de grande ligne.
Les grandes compagnies de chemins de fer voient, en général, d'assez mauvais œil l'établissement à côlé d'elles de petits chemins économiques, destinés à leur apporter du trafic. Si, par exception, elles les admettent à faire le service à l'intérieur de leurs gares, c'est en leur imposant une redevance qui dépasse souvent l'intérêt de la dépense d'une gare indépendante. Dans de pareilles conditions, il vaut mieux que la petite ligne ne soit pas sous la dépendance de la grande. C'est le meilleur moyen de vivre en bonne intelligence avec elle.