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Plaque de croisement

A la coupure des files de rails d'une bifurcation, on pose une plaque de croisement ou cœur, en fonte de fer ou d'acier. La figure 89 donne la position qu'occupe ce coeur dans les déviations de voies.

Aux Tramways-Nord, les plaques de croisement reposent sur des plateaux en chêne de 14' centimètres d'épaisseur, et cadibrés à la largeur des plaques. Ces plateaux dépassent la plaque à chaque extrémité, pour recevoii* les abouts des rails adjacents, avec leur éclissage. Entre les bifurcations des deux

Fig. 88. —Plaque de croisement de Lille.

rails, on pose sur le plateau, de petites plaques en fonte striée à la surface, ayant la forme triangulaire, et maintenues par un tenon pris sous la plaque de croisement et par deux agrafes.

L'épaisseur de ces petites plaques est de 55 millimètres, et leur longueur est telle, qu'à leur extrémité on peut placer, entre les deux rails divergents, un pavé de 10 centimètres de largeur.

On relie les plaques de croisement avec les plateaux, comme les aiguilles, au moyen de 10 agrafes.

Quand la voie ne repose, comme à Lille, que sur des supports transversaux, les plaques d'aiguilles et de croisement sont soutenues par trois ou quatre traverses, suivant la longueur qu'on donne aux aiguilles et aux plaques de croisement (fig. 88). Le poids de ces dernières est, à Lille, de 78 kilogrammes, et leur longueur est de i mètre.

Il en est de même pour les voies sur longrines et traverses tfig. 89).

On emploie quelquefois, en Belgique, des plaques de croise* ment sans rainures, sur lesquelles les boudins des cars roulent comme sur un fer plat de courbe. Avec ce modèle, on met des contre-rails en regard (jles plaques pour éviter le déraillement des cars.

Fig, 89 .— Disposition d'an croisement.

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