‹ Les trappeurs de la Baie d'Hudson [microforme]Chapitre 47 sur 57 · AU FORT GARRY · texte numérisé non relu

AU FORT GARRY

—En vérité, c’est un pays monotone que celui-ci, ami Kenneth, dit Abram Hammet. Il est trop plat pour être benu. Les accidents de terrain et le bois manquent. Triste contrée, bien trisie ! Jusqu’où s’étend létablissement, en bas de la rivière ?

—-Environ cinquante milles, Iverson.

répondit Il fut commencé en l’année 1812, ou à peu près, par un homme énergique et entreprenant, le comte de

Selkirk.

—Je sais cela, et je sais encore que le projet du comte faillit avorter. Les malheureux immigrants qui l’accompagnaient eurent à lutter contre de nombreuses difficultés: les inondations, la famine, les sauterelles. Mais Thomas

Douglas avait une volonté de fer.

Après chaque désastre, il sut ranimer le courage de ses- pauvres Highlanders.

Il est rare que deshommes aient autant souffert: du froid, de la faim. et de la persécution, Examine un peu les bords de:l rivière Rouge, jeune homme, et tu verras les’ résultats de la persévérance.

—[l est assez drôle que vous m’ayez questionné sur une contrée dunt l’histoire vous paraît si familière, répondit Kenneth avec un sourire.

—Ce fut une grande pensée, reprit le quaker comme se parlant à luimême; une grande pensée, le plan de ce monopole appelé compagnie de la baie d'Hudson, qui exérce un empire presque omnipotent sur un pays assez vaste pour recevoir les bases d’un grand empire. Elle a ses départements du nord, du sud, de la Colombie et de Montréal, dont chacun pourrait embrasser un royaume.

—L’entreprise était gigantesque. Elle a été dirigée avec: habileté, vigueur et succès, sans doute; mais ce n’est pas de cela que je voulais parler, Je dois avouer que, intérêt singulier que vous m'avez témoigné en diverses occasions non par des paroles, mais par des actes-a excité en moi une curiosité très vive, sinon pardonnable. En maintes circonstances; votre caractère s’est montré étrangement contradictoire. Je vous ai surveillé de près. Il y a des moments où le quaker et le bigot font place à une connaissance du genre humaine, à uné ‘noblesse d'esprit, et à un courage chevaleresque qui -contrastent singulièrement avec quelques-unes de vos manières. 3

Après ces paroles Kenneth jeta sur son compagnon un regard presque honteux. Il éprouvait une timidité, un embarras dont il ne pouvait se rendre compte.

Détournant ses yeux de la ligne des habitations, Abram les ramena sur le jéune ‘homme d’un air à demi surpris, à demi fâché.

En vérité; ami Kenneth, dit-il gravement. \: Quels que soient tes’ défauts tas au-moins le don de la franchise.

Si parfois ‘je m’écarte de la foi de mes pères, c’est une chose dont il ne faut pas s'étonner! Considère que je suis un

pauvre pécheur, enclin à tomber: à:chaque instant dans l'erreur. : Bu-vérité, le cœur a autant de propension au mal que l’étincelle à s'élever en l’air.IQuand serai-je purgé des imperfections de:ma chétive natureset quand m’élancerai-je, supérieur aux appétits de l’homme extérieur ? O-h ! a-h! TRI - La bonne et joviale figure, de Nick Whiffles se montra à quelque distance, Le trappeur sortait du fort et s’avançait vers les deux interlocuteurs. Son inséparable ami, Calamité, marchait avec une gravité caractéristique à son côté.

—Je ne puis croire que vous soyez tout à fait ce que vous semblez être, s'écria impatiemment Kenneth.

—M'accuses-tu, d’hypocrisie,. jeune homme ? Penses-tu que je sois moins zélé pour les bonnes œuvres. que je veux en avoir l'air. Ne juge pastémérairement un homme qui fait humblement de son mieux pour fuir les frivolités de ce monde impie et crucifier sa chair. Je désire vivre en paix avec tous les mortels et répandre le bien quand j'en ai l’occasion, JADE —dJ’espère que je n’interromps pasun sermon, SAVE s’écria Nick qui avait entendu, cette dernière, phrase.

Les sermons sont des choses auxquelles je ne me mêle jamais, excepté.paraceis dent, oui bien, je le jure, votre sérvi-.

teur! J'aime ma foi mieux entendre.

tonner du matin au soir et du soir au matin, que d'entendre un. homme, ordinairement sensé, gémir, geindre, pleurnicher, faire des gestes, des simagrées à.

propos d’un sujet auquel il ne connaît rien de rien, c’est-à-dire de la religion.

Mon opinion à moi, Nick Whiffles, c’est que ceux qui ont de la religion n’en font pas parade. Ça me rappelle que quand mon grand’père, l’illuistre 'voya geur, était dans l'Afrique centrale...

Mais je vous raconterai cette histoire-là.

une autre fois. Car, je ne veux pas me montrer ingrat envers vous,ami Abram,, continua-t-il en imitant l’accent nasillard du quaker, parce que vous-m’avez, depuis que je vous connais, donné des leçons de haute sagesse, sur la manière de tuer les Indiens et dese tirer desdifficultés. 15 960 — Moi, j'ai tué des Indiens! s’écria Hammet, joignant ses mains et lés'éle-

vant vers le ciel avec l'épouvante de |parlà la dernière fois devañt ui jury,

l’innocence accusée d’un crime monstrueux.

—Oui, vous, à Dieu, oui!

—Je proteste contre cette inculpation. Moil un homme à l'esprit calme, paisible, doux ! moi, insoucieux des vanités du monde !

Ne vous ai-je pas vu les frapper à droite, à gauche, en avant, en arrière dans la caverne ? Ne {vous ai-je pas vu leur faire la plus maudite dificulté en frappant comme ça ? Ô Dieu, oui!

—Penses-tu que j'aie usé de plus de violence qu’il n’en était besoin, ami Nick? demanda Abram en saisissant anxieusement Whififles par le, bras, Penses-tu, continua-t-il, avec un accent de profonde contritiôn, que j'aie causé dés blessures, meurtrissures, fractures, contusions ou effusions qui puissent sérieusement nuire à la santé corporelle de ces païens rouges, parmi lesquels la fortune a voulu que nous fussions malheureusement, involontairement, conjointement jetés, pendant une, saison, quoique sans réaliser ces résultais , bénéfices ou espérances qui ont déterminé cette déplorable, hasardeuse, infructueuse;et, on: pourrait dire, folle entreprise, laquelle avait néanmoins une splendide

ive à son début et aurait pu, avec les bénédictions particulières de la Providence,se terminer par la délivrance-de la jeune demoiselle et l’échec des projets de l’homme Mark, dont le surnom est Morrow, et dont les précédents ‘sont;en vérité, impies, criminels, abominables et. ..,

Ouf! arrêtez-là, Largebord, sinon je lâche mon chien sur vous! oui, tonnerre !

Ahuri par ce flux de paroles, Nick recula de plusieurs pas. Mais le quaker le suivit, sans abandonner 5cù bras, poursuivant sa phrase, en élevant la voix à Chaque virgule, et en raccourcissant aussi peu que possible la distance entre sa bouche et l’oreille de Nick.

‘Si vous voulez briser notre amitié, continuez de cette façon-là, s’écria celui-ci d’un ton blessé. Quelque jour, vous perdrez haleine, au beau milieu d’uné pareille bêtise. Vous vous rappelez le sort de mon treizième frère qui

Jusqu'à la’ mort ? [4

—Puisque tu m’aceuses, anti Nick; reprit le quaker, en maititenant sa position, tu dois me donner la facilité dé défendre mon honneur et de me diseulper de 11 charge d’une manière sensible à l'intelligence la plus obtuse et la plus obstruée, ce qui, tout le monde en conviendra, n’est que juste, équitable, et courtois, quoique peut-être tu ne saches guère ce que £’est que la courtoisie au point de vue abstrait, étant resté si long:

temps sur cette terré d’ignorance païenne et d’avenglement idolâtre, où la distinction entre la vertu et le vice est perdue dans un chaos de traditions absurdes et de mythes ridicules, d’aucnne valeur ou usage quelconque pour le salut de l’âme ou la poursuite des œuvres pies qui sont impérieusemenit né cessaires à ceux qui aspizent vraiment à la droiture ; ce qui est le’ plus essentiel au bonheur de l’homme, à l’élévation de la race, et au bien-être éternel de la jet immortelle , attremént appelée

>esprit, chose dont l’existence a été univérsellement reconnue par les anciens, Etoooe | Hey

—Ours et buffles! vociféra Nick, en se dégageant de l’étreinte du quaket par un mouvement brusque ; ours et buffles !

si vous voulez créer une petite difficulté entre nous, ma foi, dites-le. Il y a, voyezvous, comme ça des choses qu’un honnête trappeur ne peut pas supporter, et la moutarde me monte au nez!

Calamité regardait Hanimet d’un air surn’is. Evidemment, il ne comprenait pas bien cette scène, et votilait, si c’6tait possible, se mettre au fuit avant d'y prendre une part active.

Désirant apaiser Nick, Kenneth s’interposa par l’introduction d’un autre sujet dans l'entretien.

— Nous sommes, dit-il, au fort Garry depuis plusieurs jours et n’avons: pas encore combiné de plan bien défini par rapport à la délivrance de mademoiselle Vander. Mark’ Morrow nous à joués comme des enfants. Il a disparu sans laisser ni trace, ni signe qui puisse nous indiquer le liéu probable de sa retraite.

—Ah!ah! dit Nick; ça me rappelle, capitaine, que Saül Vander vient d’artiver au fort. Il était monté sur Firebug,

etla bête est.dans une excellente condition. Ça m’a fait plaisir de voir l’animal;ainsiqu'auchien. Il sautait à droite et..à. gauche.avec. des cabrioles, comme jamais je ne l'avais vu en exécuter.

Saül est bien sur ses jambes quoique terriblement en, peine de Bouton-derose. , Mais le: voici qui vient, avec le débitant de whiskey, Cette drôlesse de Perscilla Jane n’est pas loin, je parie, Al! elle arrive derrière. Si j'avais à mes trousses une pareille guenon, j'irais me rendre aux Indiens, oui bien, Je le jure, votre serviteur !

La rencontre entre Saül Vander et Kenneth fut cordiale. Le lecteur connaît l'intérêt particulier que notre héros portait au guide, Ce fut avec une émotion bien vive qu’il saisit sa main calleuse. pour la presser dans la sienne, Saül.ne prononça pas le nom de sa fille bien-aimée ; mais Kenneth reconnut à un certain tremblement de ses paupières qu’il songeait à elle.

Il n’est, dit le jeune homme, qu’une chose qui pourrait me causer, plus. de plaisir que de vous voir rétabli de vos blessures ; et ce plaisir ne sera pas longtemps différé, je l’espère. |

—+Ma pauvre Sylveen! murmura Saül,

+-Nous n’avons pas été oisifs, croyezmoi, continua chaleureusement Iverson.

Mais le ravisseur a appelé à son aide l’adresse du renard. ON présent, nous sommes, en défaut. Vous avez probablement appris au fort les détails de la fuite de Morrow et tout ce qui se rattache aux efforts que nous avons faits pour délivrer. votre fille. . Nous avons de bons amis ici. Ils ne se fatigueront pas de donner la chasse au misérable.

Et nous le trouverons, l’infàme gredin! s’écria Nick. Je vous le prouverai, moi! c’est aussi certain que tout ce qui existe dens la nature. Je vais le démontrer par un argument en règle.

Adumettons d’abord que ce Mark Morrow est au monde, car s’ilen est dehors, est hors de. notre, ligne d’affaires et tout est dit. Mais sl.est au monde, Que s’en suit-il? Eh ! que nous le chercherons sur tout le monde ; et si nons le cherchons sur tout le monde, nous le trouverons, . n’est-ce pas? Si nous ne

torabons . pas sur, lui la première fois, |

nous recommencerons, recommencerons, recommencerons et recommeñncerons encore, ajouta Nick, élevant progressivement la voix jusqu’à son plus haut diapason.

—C’est bien, très bien, dit Saül, touché, par cette preuve, de l’arritié du trappeur. Je ne l'oublierai pas, vous comprenez ?

—Oni, je comprends cela, répliqua Nick, d’un ton pensif.. Vous vous/asso+ cierez à nons, ajouta-t-il, en se tournant vers Goliath Stout qui venait de les re:

joindre.

Si vous êtes assez nombreux pour me protéger contre les venimeux serpents: et les empêcher: de m'inquiéter dans ma profession, je n’ai: ee obiection à vous accompagner. - J’ai derniés rement essuyé des pertes qui ontifurieusement soulevé la bile de: -Perscilla Jane. AUDETTERT ‘Goliath jeta à la dérobée:un coup d’œil'sur la dame en question qui-se tenait cumpée derrière lui: 4 101 —Je suis prêt, continua-t-il;; à tout endurer pour le bonheur de ma: chère Perscilla Jane et pour la mettre en:état de se tenir. 4 K|25 110 2991184 Ace point, M: Stout fntinterrompn par la voix de Mme Stout;;em eompsraison de laquelle lle grincement:d’une scie sur un clou'eut été de la musique.

—C’est joli, ma parole, :de:\parter comme ça devant des gens. qui-n’ont'ti couché ni mangé avec vous, dépuisile commencement jusqu’à la fin. Rés dez votre épouse délaissée ét solitaire!

femme qui s’est toujours ‘attachée à vous, malgré les misères , la pluie:,;:le soleil, la maladie, l’affliction et la mort.

Et pourquoi, je vous le: demande ?

pourquoi ? Pour que monsieur.se sauve de moi ?

Perscilla Jane pressa convulsivement contre ses petits yeux gris, renfoncés, le coin d’un fichu dont les solutions de continuité attestaient de vénérables services. She à —Eh! c’est pour vous que J'ai fait ce voyage ! répliqua: maussadement liath. Je serais revenu vous chercher aussitôt que j'aurais fait fortune.

—Misérable vaurien ! cria Mme Stout.… Vous pensiez que, je ne sanrais pas me frayer un chemin:dans ce pays

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é plat; marbongeux, sauvage, : - Vous vous -éjauission de l'idée:que:si, je-partaia je serais; dévatée par les ‘bêtes fhnoc es, ant enlevée parles Indiens meurtriers; h +rMoi, je: éroyms.que vous attendkiez cer dt job mon: retour, PARTNER (9-

th 05:

—Ah! fit Perscilla Jane d'un ton de : douleur amère; que.ne suis-je restée ne innocente : jeune fille, ga. aurait, bien mieux valhyipour mai. , Mais j'étais sans expérience et:me suis laissée prendre par vos indignes flagorneries. Si j'étaisenaore fille, je me jetterais plutôt à. eau.que «dans-les bras d’une brute de mari |:Pour-

‘quoi les filles ne savent-allos. pas ge qui à @8t: bou !, Si: j'avais vonlu, j'aurmis épaugéjuu-bon. parti ; j'aurais été uno, graudé

met je,me serais promenée en qur- : 10686; AU, Lieu de. courir à Pied APN an vagaboud | :, de, vous, dis Perscilla d AM que lé devoir d’un homme est.de marcher. un

À vd mme reste -toujours çollé, aux, jupes de sa femme, comment arrivera-t:il à,se tanir.eur,s0n, propre, fond; ; et comment.

her seraitil pas. aussi pauvre, qu'un-rat.

d'église ! Je voulais vous. gonvrir, de mai, de satin.et de velours, mais je sa.

vais . ’il serait impossible. d'y: POuHeRiE ten bas: du, Mississippi, :.°, olti “rraiée, satin et velouss, Beieneur!

si vous m'eussiez donné seulement de : indienne propre, j'aurais été satisfaite. . Maisivous vous sonciez,pas.mal de vê- ‘tir: mne, épouse, Jégitime. qui était. un

; Appui, une: consolation, mue ,jole pour,

- vous Vous avez-levé le pied, sans même , me:laisser une robe sur: de dos. «, —Je;ne.cpnçois pas qu’un, homune, de l’ecntiment commun. puisse.quitter, deux nt de;suite, une pareille femme, «dasinua Nick de son ton naärquois..

:rrSentiment{ -répéta Perscilla Jane ‘transportés, Du,seantiment ! il n’en a ja- ‘mais.ai que. pour lui. Ce fut une bénédiction: pour, nous de. n'avoir pas de. fa-

-Mlle;ajouta:t-elle avec un pathos émou-

want. Si nous avions eu de Ja famille, J’aînée aurait été nommée Ælijah et. la plus jeune, Perscilla; mais c’est. heu- . FEUX qu’ “Elijah et Perscilla nesojient pas

C'est.une disposition de fa Provi-|.

pe dont, jeme. puis être. trop, HO

naissante. it

: : |oetteibelle vertu nr

1e Vavaat, xépliqua Goliath. Siun | sé

: LES RARBEBURS DE Là ananas

dt tua

SGOoUS,; ue toi.que, l’homme est Ja tète,de.ln eAUYE;, MÊME COMME «+ + + sorerbin fi ‘uuÿ

La tête de. la. femme. .sx0lams Perscilla, Goliath Stont,#4 es 7 suis inférieure, à personne !,54 0 si ni la Bible enseigne...

Ne me-parlez pas de Ja, B PRES Teil y à une chose,sur laquelle. je suis forte,

lLetest.sx la, Bible, Dieu EE Tibet

votre, manque de charité | Bible!

Vous ne savez pas-comme. je l'ai lue, mai; Perscilla. Jane.l, Les. marques. de YHen| ponca +esteront AR Livre, longtemps après que je serai allée Jà,où,les mél wnis cessent, de nops,, LR.

J'allais au temple, quand je n'étais as plus grande qu’une poupée, et, depuis, «aï toujouxs rempli scrupuleusement mês Hevoirs! Que de temps n’ai-je pas dépenpo! 4j is Goliath. à sa. pitoyable eond +rEh: } granmela le. mari, il y 8. “bien des années que j’en-suis tiré. :;,, slioy no #-Si, cela; était, Vons.ne seriez, pas an fond, des ténèbres et. moi:dans ce, pays meurtrier, sans, robe sur le dos, , ::,.

Goliath, l'assura qu'il. lui, donnerait bientôt. me, toilette digne de la dignité de: l'épouse; d’un, débitant,de mANNer.

-+Ce. sera quad j je serai gacee | sexa mon.suaire ! Oh, qe di fortunes sn réservait à Elijah età, Perile <+Laissez Élijah. et, Perseille se tenir sx, lent .propre. fond; et; vous, vous pouvez-vous..fenix sur le vôtre, moi, je pie tiendrai, sur Je mien, dit, Guliaits YÉe ton:sarcastique. À,quoi bon.tont suis fatigué de vos criailleries, qu seigneur que. les serpents SUR m’eussent envoyé, nimporte où —Ah! je voudrais, exclarma Stout, je: voudrais que. le mo fût.ici. pour l'entendre sai a

ser. le cœur de la plis ai plus dévouée.des femmes pe à yen aie je da force, nécessaire, pour, ELA

misérable ingrat ! le rouer, de re MchsEe loi arracher les. y qe Ne … —72hah,,

!cous à dit, Nick. + £e qua di ei an pen de SORFREÉ. etl'énergi

seulement aux maudites difficultés que vous avez eues avec lui depuis qu’il a ubusé de votre florissante jeunesse et de votre candide innocence ! Elevez, devant lui, vos griefs comme des montagnes! Raidissez votre natur: féminine. Sautez sur le polisson, et dévorez-le, Ce sera Ja meilleure manière de le punir, oui bien, je le jure, votre serviteur !

Nick jetu un regard de côté à Kenneth, tandis que Goliath s’abritait prudemment derrière le quaker,

—Femme, dit avec sévérité Kenneth, laissez-nous, Nous avons à causer de choses importantes.

—Qui êtes-vous, petit freluquet ? fit dédaigneusement Mme Stout. : Est-ce ainsi que vous habillez une feinme assez vieille pour être votre mère ? Vous feriez mieux d’aller chez vous prendre des leçons de politesse.

Bonne Mme Stout, dit Kenneth én

souriant ; je vous en prie, allez-vous en. '

Je serais désolé de vous manquer de respect; mais nous désirons être seuls.

Et moi, je ne veux m’en aller ; 3,

voilà qui est net ! Si vous avez des choses importantes à diré, dités-les: Vous n'avez pas le droit de causer de choses

wil ne soit pas convenable pour une emme de caractère d’entendre.

—Æ£t vous en avez un beau caractère, un précieux! murmura Saül, faisant des yeux irrités au malheureux Goliath.

—Ça a toujours été ainsi, répliqua ce dernier. Elle a toujours eu ses lubies pus ou moins — généralement pts,

epuis le jour où elle a mis le pied dans ma maison. Hélas! elle ne changera jamais. On ne peut raisonner avec elle.

Ce qu’elle a dans la caboche, elle l’a.

Jamais elle ne voulut me laisser aller à mes affuires, ni me tenir sur mon propre fond. Toujours il y avait du trouble dans le camp. Ah! penser à cela, outre les rtes que j'ai faites ! Une si excellente rt ! Eau de la rivière Rouge inaltérée, cinquante pour cent alcoul et euu forte ! J’aurais bien préféré être tué par les venimeux serpents, Cette perte-là, ça été une calamité comme le jour de ma naissance |

Ce discours acheva d’exaspérer Per-

scilla Jane. Ne se possédant plus, elle

se ipita sut son époux avec les inten-

tions les plus directes. Mais lui, tel qu’un R

tacticien expérimenté, prit ses jambes à son cou et partit comme un lièvre pour suivi ‘par un chien. Perscilla était trop femme: pour renoncer à sa veñgence.

Elle s’élança à lasuite du: débitunt de whiskey. Ils eurent bientôt disparu derrière le fort, à la satisfuction de Kenteth et de ses amis.’ Ho" |

—Bon voyage! s’écria Saül. De ma vie Je n'ai rencontré deux êtres aussisturides. Mais savez, vous, Kenneth; que cette fille que nous avons trouvée dans un si piteux état est au fort à présent.

C’est la plus tendre et la plus chatmante créature que j'aie vue. Je ne passe'pas un jour sans qu’elle me rappello:mon pauvre Bouton-de-rose. ÆEllé rn'a’soigné comme si elle eût'été ma propre file.

Ma foi, je’ crois bien ‘que: l'attoucitement de ses blanches et douces mainy a avancé la guérison de mes gi:

…J'attenddis Poccasion:ide vous demañnder de ses nouvéllés, dit Kenneth,

rhais cette exécrable femme m'en dei

pêché. Avez-vons appris les’partioulatités de son histoire ft 2 te ein : ‘auJe ne puis dire‘qne j6 les‘éonnäisse beaucoup. ' Elle s’appellé, comte vous save, Florella. : 107 164 omis —Les gens ont généralement: deñx nom, fit observer Këhnethé 1! 1} 25: :

—Elle n’est pasune-excériion/ &°la règle générale, car sôn non'de famille est Desfarge. Son histoire n'a flenr d’6trange ici. It paraît qwanthisérubls s'en éprit et l’enlevai' Elle dit asseë d8ônheur pour lui échapper avant qu'il eût mit à exécution ses odieux desseins:/Etle erra, pendant quelques jours, daté es bois. Puis, la Providence'en eftpitiéj'et la jeta sur notre route. ‘Luissonis’ celà, mes forces sont revenués'et je suis pret à poursuivre jusqu'au bout'de la’térré'le destructeur de mon repos. Q'il'se caèhe où il voudra, nr vieux Saül le déterrera.

Il n’y a point de caverne ton ire e, inr de ihontagtie assez élevée qui: le puisse garder hors dé imén'atteinte. :! | Voici notre plan; dit Keñnethi:-Nous partirons de bonne hetite; demäin-miatin, par deux, et nous fouillérons tonté/'vètte région pour découvrir les tracès du'tavisseur de'votre fille. Nos premiers efiürts ont été déjoués'; mais, âvecide la:

vérance ‘et l'aide de’ Dieu, 'nôns rénsirons. tte: STE à

7 LUS TRAPPSURS DE LA SAIÏX' D'EUDSON k 2440 bien, je EN pi enorme j'imagine: ‘Aumoins, j'étuis comme: Mobil 599 pibnen our! qéépd.unefille m'avait dotiné dans ! 4 1 Die: poUVOns péttie trop tôt: fit oui’ biens jee jure, votre servitéuri -: le pe eve en soupirant, Enfin, démain,| Kenneth setourma; en souriant, . «x sdits: Pourtant; je:-voudrais . y norme peur. Fu amour LU ACTUS ETES * 28 oeteut vai honnéts Nick vous CETTE tu} êtes:en bonne. voie pour être le Fr Lo CORRE x gleur:deitous: les: mortéls.”:La US ib81 1 NI QCETTE :LE, FORT, ; Robe-snoire « fait sur vous ‘une: ne

La compagnie de la baie: nrariérhs a -petits établissements’ appelés

Ésrts ÿ sense n'y en:a: guère:que deux

qui puissen à cettei distinc-

ton. Ce: paca à le: fort. Garry::et‘le:fort

Store. Le premier est situé surle-bord

de la rivière Asiniboine,:à”iénxeents |

verges.shviron de:sa jonction avee la

c'e iiamentéfenda fan:

parfaitement

qué de bestious aux angles,-avec: des | ses

pour leicanon, Soi. endeinte

environnant blissement de ln trivédéer| Rouge;rdont DONS VOS

œnquante:

sion dont'vous ne pourrez vous:

rasser lé soir coïnmé de votre havriseno:

Prenez garde à: ces yeux noirs ea: à cb gentil minois; mon bunhomme.

«Ce'ne sont pas les'prenmiers que:je vois, capitaine, Si c'était les premiers, ü'pou.rait y avoir du dauger.: Vous n’avez pas:besvin de: vous iourmenter au sujet de-difficuités de cette nature, répliqaa:Niek, re son | ‘havresac- sur iules. : : D BIC AL BY ‘ei h } vous commence à visiliih,s ft Kédnrths ‘À votre âge, on ne: s’ocet phas guère d'amour, est vrai. ::

aWieilir!: Me trouvez-vous: vienx Mais 'regardez-moi: donc: arm cf Voyÿez-vous dans cette figure-là

lé:sisouvent; s'étend à | chose qui indique l'âge ? Vieux! pr le:longda ooùs d'eau, | june vieillirai. Je serai jeune jnsqu’au

d'ou:ilctire son nom: Des :teures boisées | jour dema mort,:que ce jour vienne tôt

besdent Insivièses le: saule; le::chône et:le peuplier.sont les essences domi

Peer donmps ‘du: moi f à MOIS ce:que "Kenneth, debont contre la fort; le :sois: du jour où:se: rent lesévénements: racontés dans le chapi- | m tre précédent: Le suleil se-couchait pa- | n remeuwement derrière les lointaines fo- | non rêts de POnest, er eat er opt des de l’Assiniboine, sur. laquelle, de temps:en -d'écoree: : ‘un Canadiens, un Ecossais où un }nidien: Iverson contemgr rt ‘an: tentiment- de | :

mélancolie: indéfinisable. Il ne remarquepointque ue-Niek Whiffles et son chien venaient do:sortir du ‘fort'et de s’approeber de lui. n trappeurétait 00 pat ment armé, vs havresac était je 1 ss6paules Il toussa pour atti'er l'attentiou du jeune homme ; mais, cetiartife sil li lla.

Les: jeunes gens amoureux aiment ça

fous. \

, on, apercevait un canot | :

Jjonglez diantrement, dit-il. :

on tard. L'ige à peu de chose: à faire avec les: “sant nc apprenez ça; MON garper rps peut être vieux comme mure et l'esprit jeune comme:un poulain. Je suis jeune, je vous: le: dis:!

je jeune, aussi jeune ique"je-ruis êtrè! Parlons des années, voulez-vour, ?

Qu’'elles viennent et: | je m'en ue comme d’une vieille’hourte: Ça ne fai pas Lt ‘aveu nr ki 16 Dieu, Nick fit: disque ‘bou doigts eteonai:

dérs tranquillement le déclin du soleil.

Oui, vous êtes jenne, ilin’y &:pas de doute que vous êtes jeune; ‘à t Kenneth d’un:ton distrait.

Puis remarquant:la manière dont le trappour était équipé:

. Mais que signifie cela: Pourquoi ce havresac sur votre dos, cette carabine à votré main: et ce formidable dé:

sur | ploiement d’armes à votre cein’.rre.

—Ça signifie que je n’envas, répl qua simplement le trappeur.

Où! s'écria Kenneth surpris:

‘A la: vchonue de ir org pardien ! 1

8S D D O0 TEE

L LAS-TRAPPEURS NE bé BAIR:D'HUDSON

5,Mais nous ,étions convenu. de;me | l'affaite jusqu'à ce nous metre mg A que: san pts k une mue petite Eee

me flattais que: yous::visndriez, avec,

nous,, repartit. Iverson, un peu mécon- I : ri 2481 lé Jos F À ans '& 98

tent. Re Le 1e7Que. voules-xons, je suis un homme let s’éloigna suivi de soh @

étrange de-n'ai: jemais fait çomme-les | Kenneth le vit s'arrêter et canser sus

autres. Je;re. suis mis en tête d'essayer | Mme Stout,. qui, à’ dessein. o

me wmain.à moi tout:seul et je lessaierai, |sard, l'avait: rencontré à x 74

M ab ua votre.serviteur,! di tance du forts: :. j LBAQUOD AL cr

tai donc demon. côté et. ferai de mon | : —-Ah!. murmurs: le jeune:

mieux, tandis que. vous et. Sal. vous Le sem agr oû 8u mal. sen

pourrez hasser.ensemble. si ça vous fait jar de femme. Mais voici venir us

plaisir. C'est un. vieux dur. à cuire. Il |reux. peer SR cette; U

peut, s’il le veut, aller jusqu’au. bout, du iétés: 11,12 ent :

SADS Que RiAwie 6 :

Ms, foi, ja ne sais pes. . de sp Moris n'êtes pas. rai le dire a quand j'aurai: ee de lies Re da

yne Ds ‘eomme roues Pat dance Dh nés Eh *eraci us, Nick Whiffles.. Il: faut: que je rois | yes

trace du bison, la piste. de l'In toute du trappeur, le village du |csator, a eme Ça:me ren heureux. Æuis quand. je | Elle a: has shrfhanse suis. couché, -lesoir;; j'aime. à. m’endor- voudsais:bien. -eeique mir.àla musique, du. loup, du hibou. et ne A A

: VU, :]J0 f enne dont les traits mt cs de l’admiration que lui inspirait AFAQ PRO) mh Lière de: Nick. :

«Vous. comprenez tanjours.. l y: n quelque chose d’étrange chez vous autres qui aveg lu: tant de livres. D’ailleurs, vous êtes un gar extraordimaire. ;Vous avez l'air, e..lire, dedans Nick Whifles comme Pia la Bible, y a diantrement du,hon dans votre esprit. Calemité Je pense aussi, n’est-ce | :

pas. mon chien ? Ah ! remarques ce cli- | voi

ent de son œil!.ce joli mouvement

e:la:tête, ;ILrépond que oui, vayez-

vous; mais dans sa langue. On se con naît, Juiet:moj, dame,:qui.. , :

«Qui endonte ?. Mais partez-vous à pie

—Oui, je: laissonai Firebu rajeunir.

Je. oran ‘Mieux la: piste des vermi- > À nes à pied qu’à cheval, | je poursuivrai |ne me tiens à rien. Et mt i

vous quittes le K natin.

J'irai, ai vous: voules, aveo:volis. quoi

vage:}.Gaspillé, pendu, englouti par.ces:|

vénimeux serpents! Eau pure de lu rivière:Rouge, Cingiante pour cent d’alcool, cin

cheval sellé qui portait la liqueur. Dieu sait où est la” pauvre bête maintenant ! Les miaudits l’auront mangé? e’est sûr.

Feu aussi. erre-tril, désolé, quelque part. En allant avec vous, j'aurais: une chañce | de le rencontrer. Mais. vous le, reco paîtrez, Il a une marque, sur .le dos: d’un Côté un baril peint en, sauge et de Vaste un Indien saoûl. !

Je, serais benreux de, vous aider à échappe r'au bonheur conjugal, mais il

pe Ag et is cause avec Saül Vander et

met, répliqua Kenneth, dé-.

in + débarrasser des importunités-

LES ai vu monsieur le cbéet: nai Ï

ue ‘en gra de satisfaisant. I] m na

it bésoin de reramne Ge tai rtaitseûl,

Cr tt à dit kb uû re de bêtises #"prôr o$ del is et'de l'eftusr dem Ainsi; vous Évovers Evous

ré compter parmi les vôtres pr pis Wien dé’thé prétidfe: Don!

nés-Moi des trés et je: fie'battrai aussi bién! que là" metilléur de Vois, ’surtoit » QN” défendie ma sroprièté:

Hu Jane # Parrièro, et'‘1eé

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