PERLE
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le vertex, mais il l’obtient par la compression à droite comme par la compression à gauche, il l’obtient par la compression de l'os hyoïde, il croit que cette « prétendue aphasie n’est qu'une contracture ».
Dans une de ses cliniques, en 1885, il montre, il crée une aphasie hystérique suggérée, et son élève Bompar, dans Île Journal de médecine, présente ainsi le cas
« Pour mettre sous les yeux des élèves tous les phénomènes de la cécité verbale, M. Pitres a eu l'idée de produire momentanément, {ous les symptômes de la maladie chez une de ses hystériques. On soumet Paule CG... au sommeil hypnotique, et on lui dit : « IL existe une maladie où l’on perd le » pouvoir de lire non seulement dans les livres, mais encore » sa propre écriture. Cela n'empêche pas de parler, ni » d'écrire. Quand vous serez réveillée, vous ne saurez plus » lire. »
» On la réveille. « Paule, savez-vous lire ? = Oh !'oui, Mon- » sieur. — Voici un livre; ayez l’obligeance de l'ouvrir et » de lire quelques lignes. » Alors on est témoin de ce fait : les lettres imprimées ne réveillent chez elle aucune idée. Bien plus, si on lui demande de faire voir un a, un e, un u, la chose lui est de toute impossibilité. Poussant plus loin l’expérience, on prie Paule d'écrire au tableau deux mots quelconques : aimable, bonjour. Elle le fait très convenablement. Si on lui dit ensuite de relire ce qu’elle vient d'écrire à l'instant, elle regarde très attentivement, elle cherche à rappeler ses souvenirs, et la même incapacité apparaît, comme tout à l'heure. »
Pitres n’insisté que sur le mutisme et le bégaiement hystériques. Il s’exagère même l'importance de ce dernier (#).
Pitres connaît les principales formes de l’amnésie hystérique, et il revendique lune d'elles, « l’eemnésie » : un sujet oublie tout ce qu'il a vécu depuis une date déterminée, évé- .nements, mariage, sentiments, métier, et il retrouve la per-
(14) Prrres, Leçons cliniques, t. I, p. 367-376.
MoREAU. 5