‹ Les travaux souterrains de ParisChapitre 12 sur 104 · RIVE DROITE · texte numérisé non relu

RIVE DROITE

Collecteur des Cotemiœ. — Sur la rive droite, le principal alOuent du grand collecteur devait êlre un égout longeant le pied des coteaux du nord. Cette galerie était indispensable pour faire disparaître les inondations que les rues de Provence, Saint- Lazare, etc., éprouvaient à chaque instant.

Le point de départ de ce collecteur fut fixé à Tintersection du quai Jemmapes et du boulevard (alors projeté) du Prince-Eugène, aujourd'hui boulevard Voltaire.

Le tracé devait suivre le quai Jemnjapes jusqu'à l'écluse des Récollets, passer le canal Saint-Martin sous cette écluse, suivre la rue des Vinaigriers jusqu'au boulevard de Magenla, puis ce boulevard jusqu'à celui de Strasbourg, et enfin emprunter les rues de la Fidélité, Paradis-Poissonnière, Papillon, Lamartine^ Saint-Lazare et de la Pépinière jusqu'au boulevard Malesherbes, où il rencontrait le collecteur général.

On verra plus loin par suile de quelles circonstances ce tracé fut, ultérieurement, un peu infléchi vers le nord, de manière à emprunter une partie de l'ancien égout de Ceinlure, élargi et approfondi.

Collecteur de la Villelte on du Nord. — Pour que la galerie que je viens d^indiquer ne fût pas exposée à se voir envahie parfois par un énorme volume d'eau, il fallait intercepter les eaux de Belleville avant leur entrée dans Tancien Paris. Dans ce but, le projet comprenait un égout suivant les boulevards extérieurs depuis Tancienne barrière de Fontarabie jusqu'à la route d'Allemagne, puis celte dernière rue et celles de Marseille et de Bordeaux (aujourd'hui rue de Grimée) et débouchant enfin dans le grand égout départemental de la plaine Saint-Denis.

L'ensemble de ces deux collecteurs formait, autour de la partie basse et moyenne de la rive droite, une ligne de défense ouverte seulement vers Test ; le périmètre ainsi protégé contre les afflux du dehors n'avait plus à écouler que ses propres eaux, et celles qui pourraient lui venir de la direction de Saint-Mandé.

Les premières devaient être évacuées par trois ^outs, savoir:

Le collecteur des Petits-ChampSj tracé suivant le thalv^eg de la petite vallée que bordait, au nord, l'éminence des boulevards intérieurs, et au sud, les buttes des Moulins et de la place des Victoires. 11 partait de la rue Vivienne suivant les rues Neuvedes-Petits-Champs, Neuve-des-Capucines, le boulevard et tombait dans le collecteur général à la place de la Madeleine.

Végôut de Rivoli. — Prend les eaux de Tancien quartier du Marais aux rues Vieille-du-Temple, du Temple, Saint-Marlin, Saint-Denis; suit la dépression comprise entre les buttes de la Halle-aux-Blés et de la place des Victoires d'une part, cl le bourrelet des quais d'autre pari, et débouche enfin dans le collecteur général à la place de la Concorde.

Le grand égout de Séhastopol. — Destiné en temps ordinaire à recevoir les eaux de la partie du Marais et du quartier des Halles trop basse pour se drainer dans Tégout Rivoli, et en

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