‹ Les travaux souterrains de ParisChapitre 24 sur 104 · TOTAL · texte numérisé non relu

TOTAL

Totaux

Moyenne par an.

i A rObscrvaloire de Pa

ris, on a obtenu par 30 années d'ob>crvalions (1816 à 1845) : Nombre de jour. d. f^^^ ; ; ; 'Si-W | ,^ ^0

Les tableaux de TObservatoire du quai Debilly ne donnent malheureusement la durée de la pluie que pour les averses très . fortes. Mais j'étais sûr de faire une hypothèse déplorable en admettant que les hauteurs indiquées ci-dessus correspondissent à des durées de pluie de six heures, ou à des écoulements uniformes de huit heures dans les égouts.

Dans cette hypothèse, il faudrait multiplier par 3 les hauteurs du tableau pour avoir le produit d'une pluie de même intensité pendant 24 heures. Ce seraient donc les pluies de 6 à 7 millimètres qui correspondraient aux pluies de 20 millimètres du tableau précédent. Si cette supposition est admise, on voit que le nombre de jours pendant lequel les banquettes du collecteur seraient noyées de plus de 0",75 serait, année moyenne, de

5j,6 -f- 2J,8 -f- 2i,2 -h 9i,4 = 1 8 jours.

C'était dans ces limites de 15 à 20 jours par an que je désirais resserrer la fréquence des projections directes en Seine à Tintérieur de Paris; on voit que j'étais à peu près sûr d'y arriver en établissant à 0™,75 au-dessus des banquettes le seuil des déversoirs.

Mais ce chiffre ne me donnait qu'une limite supérieure, probablement très exagérée puisque dans le calcul des hauteurs d'eau j'avais négligé, d^une part les pertes produites par l'évaporation et l'imbibition dans le sol, d^autre part la diminution que subit, par les temps de pluie, le volume d'eau dépensé par les particuliers.

Dans une question si complexe, on ne pouvait compter, pour arriver à un chiffre précis, que sur l'expérience directe et prolongée. Je projetai donc d'araser d'abord à 0",25 seulement au-dessus des banquettes le déversoir à établir en tête de l'égout d'Asnières, me réservant de l'exhausser ensuite s'il le fallait, de manière à arriver à ne pas envoyer d'eau d'égouts en Seine à l'intérieur de Paris plus d'une vingtaine de fois par an.

11 ne fallait pas se dissimuler, toutefois, que le collecleur, à partir de la place de la Concorde, où son tracé quitte la Seine, recevrait encore assez d'eau pour que, même avec une vaste décharge en ce point, il fût exposé dans la partie aval à se remplir plus ou moins par les grandes averses. Le tableau ci-dessous indique quelles ont été, du 1**^ janvier 1855 au 31 décembre 1857, les pluies qui auraient donné sur les banquettes une hauteur d*eau très considérable.

Page 1