QUATRIÈME LETTRE
ÉCOLES v£kITIK\NE, BOLONAISE ET ESPAGNOLE.
Viennent maintenant les Vénitiens. Si l'Exhibition renfermait des ouvrages de leurs maîtres primitifs, nous les verrions commencer par des contours arides, des formes d'une roideur gothique et une peinture où veut dominer l'expression . Mais Crivelli est ici le seul maître antérieur à Jean Bellîn, et il ne nous est pas possible d'étudier, comme nous l'avons fait à Venise , les débuts de l'école dont Bellin est le vénérable chef. Il ne vous sera pas facile non plus de suivre les progrès de ce grand homme , qui , dans sa vie nonagénaire , parcourut lui-même toutes les phases de la peinture vénitienne , d'abord sec comme les Vivarini , ensuite impressionné par le style antique de son beau-frère André Mantegna , plus tard revenu au naturalisme avec une candeur que l'âge n'avait point altérée , enfin s'appropriant à quatre-vingts
ans passés la manière du Giorgîone, mais toujours plein de naïveté^ plein de cœur, et, à travers tant de transformations diverses, uniquement voué à la peinture des affections de Tàme.
J'ai passé une heure entière à contempler son tableau du Christ aux Oliviers (malheureusement un peu endommagé parla restauration). Sous des formes empruntées au paganisme sublime de Mantegna, on y sent palpiter Témotion d'un chrétien. Le Dieu agonisant voit apparaître un ange consolateur dans un ciel qui déjà s'allume aux feux de Taurore, tandis que les disciples , ignorant les angoisses du maître, se sont endormis çà et là au pied du rocher, dans un chemin où passent de pe« tits animaux réveillés par le premier souffle du matin. Chose étrange! Bellin se tient toujours rapproché de la nature, et s'y attache avec amour; il la rend avec les tons les plus riches, il n'est jamais plus généreux de couleur que dans le paysage, et pourtant ce qui nous frappe constamment chez lui, c'est une ardente spiritualité, c'^st une tendresse religieuse qui va au cœur.
Après Jean Bellin, l'école de Venise se plonge dans le matérialisme de l'art; mais, du moins, elle y enfante des prodiges. Giorgione en soutient l'éclat dans les régions de l'amour et du plaisir. Bien qu'ils soient faiblement contestés par dos connaisseurs dont l'opinion est respectable , deux
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tableaux^ de ce grand peintre sont ici d^une beauté rare, une Hérodiade et le Jugement de Paris, On pourrait, à k rigueur, donner au Padouan ce der* nier tableau ; mais il est sàr qu'on ne fait aucun tort à Giorgione en le lui attribuant, et que Texécution en paraîtrait plus ferme, si on ne Tavait mis sous glace. Le fils de Priam est un jeune Vô« nitien, vêtu d'un élégant pourpoint rouge & crevés, et joliment coiifé d'un bonnet de mez^etin. Assis sous un arbre, il a devant lui, groupées et entiè* rement nues, les trois déesses qu'il dévore des yeux, et dont les carnations tendres, d'un blond doré, se détachent sur un paysage inégalement vigoureux. Ce berger, c'est le peintre, c'est ce même Giorgione qui fut tué par un chagrin d'amour. Il évoque pour lui les trois charmantes divinités en émulation de lui plaire , et parmi ces vivantes variétés de la grâce il va désigner celle qui triom* phe, celle qui doit le trahir, et pour laquelle il mourra de douleur. Tout ce que la peinture a de plus voluptueux, la sveltesse et la rondeur des formes, les AëWctiief^ pastosités de la chair, la chaleur profonde d'un coloris violent et harmonieux, intense et tranquille, le balancement des masses de lumières répétées au loin par les échos d'un paysage ravissant, tout se réunit dans ce tableau pour en faire un petit chef-d'œuvre, un des joyaux de l'école vénitienne.
Si les Giorgione laissent quelque incertitude sut leur authenticité, il n'en est pas tout à fait de même des Titien.
Il me souvient qu'en visitant le palais ducal à Mantoue , avec Paul de Saint-Victor, nous demandions au custode de nous montrer les figures des Douze Césars que le Titien peignit dans ce palais^ pour les Gonzague , et dont nous connaissions , par la gravure, les beautés mâles et le puissant caractère. Il nous fut répondu que ces peintures avaient été enlevées en 1630, lors du sac de Mantoue par les Impériaux, et qu'elles avaient depuis appartenu au roi d'Angleterre Charles V\ J'espérais donc retrouver à l'Exhibition de Manchester quelques-unes de ces figures d'empereurs romains, car elles étaient annoncées dans le catalogue , et désignées comme faisant partie des tableaux envoyés par M. Abraham Darby. Mais,, au premier coup d'œil, j'ai reconnu que ces morceaux étaient de simples copies qu'on ne pouvait pas même honorer du nom de répétitions. J'ai su depuis que des Douze Césars originaux qui figuraient dans la collection de Charles V\ et qui , à sa vente , furent payés douze cents livres sterling, la plupart ont péri, et qu'il en existe un (celui qui représente l'empereur Othon) entre les mains de lady Marian Alford.
En revanche , nous avons devant nous d'incon-
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iestables Titien, entre autres Y Enlèvement de Proserpinej envoyé par Forateur du Parlement H. Denison. Le tableau est petit ; mais le style est grand , de cette grandeur que le Titien savait im*primer à toute chose. Proserpine est emportée aux enfers sur un char traîné par quatre chevaux noirs qui traversent TAchéron, ayant de Teau jusqu^au poitrail^ écumants dans l'écume. En vain une blonde nymphe s'est jetée dans le fleuve et veut saisir la roue du char : le dieu des sombres royaumes serre dans ses bras la fille de Cérès, furieux d'amour et aussi farouche que ses chevaux couleur de la nuit.... Hélas! elles étaient en France, ces magnifiques peintures, et pour ne parler que de la galerie d'Orléans, achetée au père de Louis-*Philippe par de hauts spéculateurs déguisés en curieux, c'est de là que sont venus aux Anglais tant de tableaux fameux de Raphaël , de Jules Romain , du Corrége , du Giorgione , du Poussin, de Paul Véronèse, de Titien surtout; car les Titien abondaient dans la galerie d'Orléans , et pas un seul n'a repassé la mer! Il en était aussi, V Enlèvement d'Europe j devenu aujourd'hui la propriété de lord Darnley ; et bien que ce soit un ouvrage de la vieillesse du peintre , on y sent encore la robuste énergie, la chaleur d'un artiste qui devait mourir centenaire et qui conserva sa virilité jusque dans l'âge ordinaire de la décrépi-
tudé. Couchée sur le taureau qui Tenlève à travers la mer bleue » la fille d* Agètior se montre à nous presque de face , belle de son désespoir et secrë-^ tement enchantée « laissant voir, dans les derniers efforts de la lutte ^ son corps voluptueux , dont les rondeurs se font sentir sous la draperie mouillée qui le recouvre à demi. Il va sans dire qu'une telle scène s*encadre dans un paysage superbe, opulent de couleur, plein d'une sauvage poésie , rocheux, profond, grandiose, tel enfin que je n'en al jamais vu de plus beau, même à Venise. Aussi le maître a-t*il signé son œuvre en lettres capitales d'or s Titianus pinœit.
Pendant que j'en étais aux Titien, voici que j'aperçois devant le portrait de l'Ari^ste un de nos peintres les plus roués, qui est aussi un do nos esprits les plus fins, M. Ricard. Ne connaissant pas sans doute le règlement de l'Exhibition^ il préparait tranquillement au bitume une copie de ce portrait, qui eût été charmante. Derrière lui se tenait nnpoliceinttn qui aurait voulu l'interrompre, mais qui était tenu en respect par l'aplomb imperturbable de notre Français, trop délié pour ne pas comprendre que, s'il était en faute, il ne devait pas accorder le moindre regard à l'homme du règlement. Le policeman, médusé, commençait à croire qu'il avait affaire à lord Darnlcy on personne. Ricard continuait donc sa copie, et il avait
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déjà donné les accents décisifs» lorsqu^un gentle'man en habit noir» qui nous avait tous fort bien accueillis & notre arrivée» M. Deane, est venu lui dire avec une politesse d'ailleurs exquise : a Cher monsieur» je suis forcé » à mon très-grand regret, de mettre Tembargo sur votre peinture , à moins que lord Darnley, son propriétaire, ne vous autorise à la finir. Saches que pour vingt mille livres (twenty thomand poutids), je ne voudrais pas voir sortir du palais cette ébauche... cette jolie ébauche» reprit-il en souriant. — Monsieur, répondit Ricard» j'ignorais la défense; mais pcrmettez^moi de vous offrir le corps du délit, si le règlement n'en exige pas la destruction » et souflrcî que je joigne à votre saisie cette copie d'un des anges du Corrége, que Vous regardez de travers. « La scène avait attiré du monde autour de notre ami. Nous sommes allés avec lui oublier sa déconvenue dans la salle des rafraîchissements.
Pourquoi, me disais-je, ne pas établir en fait d*art le grand principe de l'expropriation pour cause d'utilité publique? Imagine-t*on que le génie des grands hommes puisse appartenir & un seul liommc? Supposez que la Joconde de Léonard» VAntiope du Corrége, la Madone de Saint- Sixte» do Raphaël» le Saint Pierre martyr, du Titien , les fresques de Michel-Ange et tant d'autres merveilles , & commencer par les marbres de
Phidias, deviennent des propriétés privées et soient cachées à tous les yeux , au fond d'un manoir impénétrable : croyez-vous que l'humanité n'aurait aucune réclamation à faire?... que, s'il fallait désigner les chefs-d'œuvre de la statuaire' et de la peinture dignes des honneurs augustes d'une telle expropriation, je voudrais que le jury fût d'une sévérité extrême et ne composât son musée que des suprêmes de'l'art. Ainsi, je n'y mettrais point les quatre Véronèse de la galerie d'Orléans , ceux que l'on appelle, je ne sais pourquoi, l'Amour heureux, le Respect, l'Infidélité, le Dégoût; et pourtant ce sont là des morceaux précieux, qui feraient la joie d'un peintre et la splendeur d'un salon de souverain. Le dessin en est osé et magistral. Toutes les figures se renversent avec grâce , se tourmentent avec aisance et plafonnent à ravir. Une blonde Vénitienne , aux formes robustes , à la chevelure d'or, est l'héroïne de des quatre allégories dont le héros ressemble à Véronèse lui-même. Ici, elle est voluptueusement couchée sur un lit de repos, aussi peu drapée que l'était la mère du genre humain dans l'Ëdcn, et loin d'inspirer u le respect, » elle allume la passion et promet l'amour. Là, elle est conduite avec son amant aux pieds de Vénus, qui les couronne assise sur un globe qui est le monde. Plus loin, nous la retrouvons infidèle, entre deux rivaux, offrant sa main
à Tun et glissant à Tautre un billet doux , le dos tourné vers le spectateur, comme pour lui montrer la sensuelle souplesse de ses reins, ses hanches puissantes, ses belles carnations, que la lumière modèle en les caressant. Enfin, dans le quatrième tableau , F Amour châtie avec son arc le héros dégoûté de cette comédie en quatre actes , qui symbolise Tétemelle histoire des passions. La fameuse Christine posséda ces toiles charmantes, d'un ton argenté, d'un œil tempéré et doux comme celui d'une fresque ; elles passèrent ensuite dans la galerie du Régent, où madame de Prie put y reposer ses regards après la galante reine de Suède, sans en apercevoir l'inutile moralité.
Schiavone, les deux Palme, le Bassan soutiennent l'honneur de l'école de Venise, le premier surtout par le tableau le plus singulier, le plus curieux peut-être que l'on ait vu. Il est en forme de frise et représente un moine préchant devant une assemblée de nobles, parmi lesquels on reconnaît Charles-Quint et Philippe II. Ils ont l'un et J'autre la couronne sur la tête, ce qui fait présumer qu'il s'agit d'une des cérémonies de l'abdication de Charlcs-Quint, et que nous sommes dans une chambre du monastère de Yustc. La plume ne peut donner une idée de cette peinture originale, à touches vives mais beurrées, et qui
est empreinte d'un grand sentiment de tristesse ,
6i LES TRESORS DE L'ART
en même temps qu*on y remarque ça et là ded détails spirituels et piquants : un moine que le sermon de son frère a endormi , une jeune femme qui prend avec élégance des airs pensifs, et, non loin du mélancolique empereur, des figures d'un grotesque naïf et irrésistible.
Mais un Vénitien, qui brille de tout Son éclat & TExhibition de Manchester ^ c*cst le Tintoret. On dit à Venise que Tintoret avait trois pinceaux, Tun d*or, Tautre d'argent, et le troisième de bronze. Bien qu'il y ait ici des échantillons de ses trois manières, on peut dire que la meilleure y domine, et nulle part, si ce n'est k Venise môme, on ne trouverait de plus savoureuses nudités, dcd compositions plus facilement hardies, plus fièrement peintes que leà Neuf Muses, toile colossale qui orna la collection de Charles I", et qui appar* tient aujourd'hui au palais de Hamptoncourt , la Ledit de la galerie d'Orléans , et la Voie lactée, c'est-à-dire Junon et Hercule enfant. Des fontaines de lait jaillissent des mamelles de la déesse, dont la figure est jetée en diagonale dans le tableau. Revêtir d'une couleur titianesque des figures à la Michel-Ange , telle fut la pensée du Tintoret , no*ble pensée qui éclate en magnificences pittoresques. La Voie lactée surtout est un morceau qui touche à l'excellent; il est sans doute bizarre de lignes et maniéré en haine du trivial; mais, grand
Dieu, la belle couleur!... Elle est nourrie et néanmoins transparente, riche et toutefois discrète, elairo et cependant profonde.
Il faut que je sois venu à Manchester pour ad<mirer à ce point une peinture d'Annibîil Carracho. Je parle, il est vrai, de son chef-d'œuvre, les Trois Marie, de la galerie d'Orléans. Voua le connaissez par les estampes; vous savez combien le dessin est mâle , sévère et ferme , combien est touchant le Christ mort sur les genoux de la Vierge qui se meurt : douleur éteinte sur une douleur vivante. Mais ce que les graveurs n'ont pu traduire, c'est la richesse inattendue de la couleur, la générosité d'une manière que le Corrégô n*eât point désavouée, l'expression par la touche s*unissant à l'expression par le modelé.
Qu'est devenu i)otre musée espagnol? disons* nous souvent à Paris. — Il est tout entier en Angleterre, et la fortune, avec rhabituello ironie de son sourire, vient de le faire passer sous nos yeux , sans parler des tableaux provenant des collections Standish, Purvis, du général Meade ot du roi de Hollande. L'Espagne a eu un Corrégo qui s'appelait Murillo, un Titien qui se nommait Velasquez, et cela suffît pour qu'elle ne soit jamais oubliée. Nous croyons savoir par cœur le génie de ces maîtres; eh bien, non. Velasquez, pour ne parler que de lui , est cette fois supérieur
à lui-même. De simples portraits Télèvent ici au rang des douze grands dieux de cet Olympe où trônent Jupiter-Michel- Ange, ApoUon-RapJiaël» Hercule-Titien. Il faut renoncer à rien voir qui surpasse le Bue d'Olivarès à cheval, le portrait de Henri de Halmale, debout auprès de son écuyer, et les portraits qui furent achetés à la vente du roi de Hollande, comme à celle de Louis -Philippe, et la Dame à l'éventail, envoyé par le marquis d'Hertford. Tous.sont parlants, et tous ils parlent espagnol.
La crainte d'allonger outre mesure ma dernière lettre m'a empêché de vous peindre la physionomie de l'Exhibition dans la journée de samedi. Le nombre des visiteurs était, ce jour-là, d'environ dix mille ; mais l'édifice est tellement vaste que ces dix mille personnes ne l'avaient pas en- * combré. Le cinquième environ de cette armée de curieux était composé d'ouvriers venus des manufactures d' Accrington , où l'on imprime le calicot, et des fabriques de Sheffield, célèbres par leur coutellerie. Ceux d' Accrington ont fait à pied le trajet de Manchester au palais, processionnellement et musique en tête. Vous n'imaginez pas la singulière figure que faisaient ces travailleurs enrégimentés et endimanchés, se rendant à la fête des arts avec un aspect de misère décente et ce fonds de tristesse, pour ainsi dire normale, qui est inhé-
rent aux populations des cités industrielles. Arrivés à TExhibition, ces braves gens se sont dispersés dans le palais , ouvrant de grands yeux , éblouis , ahuris, ne voulant pas croire à Taccumulation de tant de merveilles, et encore plus étonnés des chefs-d'œuvre de la céramique, de Torfévrerie, do^ la ciselure, entassés avec ordre sous les vitrines de la grande nef, que des peintures exposées dans les galeries latérales. La plupart, en effet, après avoir payé un schelling d'entrée, n'avaient pu augmenter leur dépense du prix de deux catalogues indispensables ; et , comme on n'a écrit audessous des tableaux ni le nom du peintre , ni le sujet de la peinture , ces pauvres ouvriers , qu'on espérait instruire à leurs dépens, se sont bien vite lassés de ne rien comprendre, et un grand nombre d'entre eux, les couteliers de Sheffield particulièrement, ont quitté le palais pour aller voir le Cardin botanique et pour visiter cette ville de Manchester qui me parait si noire, mais qui leur a semblé sans doute riante , claire et coquette , à côté des tristes casernes où ils façonnent des manches et des lames de canifs pour tous les écoliers de l'univers.
DES PRINCIPAUX TABLEAUX
OB LA GALSRIH
DES MAiTRES ITALIENS (Écoles vénitienne I bolonaise et efp«fn<»le).
GIOVAXXI BEXLINI.
Lo Cbritt au moiit des Oliviers. (R^ W. Davenpori
Bromiey.) GIORGIONE.
Le Jugement de PArî?. (Comte de Malmeshury,)
La fille d'Hcrodias tenant la tête (7*^. Barinf, çsq.)
de «AÎnt Jean-Baptiste.
Un concert, un jeune homme et (Lord NQrthwick.)
deux femmes assis dans un paysage,
TITIEX.
Alexandre de Médicis. (La Reine. Hamptoncourt.)
Gravé par Von Reynst et G. Visscher.
Portrait de FAriostc, (Comte de Damley.)
Double de celui qui çfA au palai« Man£rini à Venise,
L'Enlèvement d'Europe, (Idem.)
De la galerie d'Orléans, signé Titianus pinxit.
L'Enlèvement de Proserpîne. (/. Evelyn Denison, esq.) De la galerie d'Orléans.
L'Adoration des bergers. {Eglise du Christ, Oxford.)
Le duc d'Albe. {Idem.)
Esquisse finie pour le grand tableau ( Lord Harry Vane.)
de FEscuriai , connu sous le nom
de la Gloria di Tiziano,
De la collection de M. Itogers.
TLXTORETTO.
Les neuf Muses. {La Reine, HampUmcourt.)
Appartenait à Charles \^^ et à Jacques IL Gravé par Gribelin.
Junon et Hercule enfant, ou Tori- {Comte de Damley.)
gine de la Voie lactée.
De la galerie d'Orléans.
Léda. (P. Norton, esq.)
De la galerie d'Orléans.
ANDREA SCHIAVOXE.
iJn moine prêchant devant une {Rèv. T. Staniforth.) assemblée de nobles.
On reconnaît dans cette réunion les portraits de Charles V, de Philippe II et du pontife régnant; ce sujet semble se rapporter aux cérémonies d'abdication T car les deux rois portent une couronne.