‹ Les tréteaux de Charles Monselet: avec un frontispice dessiné et gravéChapitre 30 sur 44 · SOULAS · texte numérisé non relu

SOULAS

Le Jeune Homme pauvre. — Je me suis égaré... je tombe de lassitude... ô mon siècle 1 quelle décadence ! quelle corruption 1 le bon M. Laubépin me l'avait bien dit... Tâchons de nous orienter. (On entend dansU lointain le chant de guerre de Bonaventure Soûlas.) Qu'est-ce encore que ceci ? Cachons-nous. {Un gros de réalistes se répand sur la scène,)

Bonaventure SouLas. — A moi, mes braves compagnons I

Air des Huguenots,

A bas Us pions mwditSj V Ecole normale!

Au feu leurs riches habits,

Fmûlê de leur eabaU!

A bas Edfnowi About Et Taine surtout !

Ces élèves f empoigtions-'les !

Pif! paf!

Ujordfms-Us !

QuHls pleurent !

Qu'ils meurent !

Mais grâesi, . ;afii«t« /

Chassons jusques aux Débats,

Et sur les goutlièreSy Ces gens que guide aux combats

Monsieur de Sultières !

Rentrez chez François Bulox,

Elèves de Drox!

Ces copistes, poursuivons-les !

Pif! paf!

Traquons-les !

Qu'ils pleurent !

Qu'ils meurent!

Mais grâce... jamais !

Le Jeune Homme pauvre, gémissant. — Hélas!

(Les réalistes s*éloigmnt, Bonaventure Soûlas à leur tête. La mttëique se perd dans Véloignement, Le jeune homme pauvre s'est affaissé jusqu'à terre. Le docteur Aussandon passe, s'arrête, le saigne et le ramène chez lui,)

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