‹ Les tréteaux de Charles MonseletChapitre 23 sur 112 · QUATRE HOMMES ET UN CAPORAL U · texte numérisé non relu

QUATRE HOMMES ET UN CAPORAL U

Les frères Escudier. — j „^

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Le Caporal. — Excusez, bourgeois, mais c'est qu'on fait chez vous un vacarme qui faisait croire...

M. Granier de Cassagnac, se frappant le front. — Attendez 1 ces quatre hommes ne sont pas quatre hommes : ce sont quatre idées. Je me mets à leur tête. Comprenez-vous ? Je me dirige vers l'ennemi, c'està-dire vers les bohèmes; j'enfonce leurs rangs, je cogne, je bouscule, et je fais triompher les vrais principes I (Il frappe avec son gourdin sur la table.) M. Barbey d'Aurevilly. — Bravo !

M. Granier de Cassaqnag. — Quatre hommes et un caporal ! sublime ! Je fourte au violon toute la république des lettres ! Je saisis au collet tout ce qui écrit, tout ce qui pense I Le premier qui osera rire, coffré ! Allons, messieurs de l'épigramme et du bon mot, circulez, circulez ! Nous sommes quatre hommes et un caporal 1

M. Vivier, imitant le ventriloque et faisant sortir sa voix d'un placard voisin. — En avant, arrche I

M. Granier de Cassagnac, enthousiaste. — Cette armée est l'armée du Réveil! Au combat, phalange immortelle! Suivez-moi dans les bureaux de journaux, dans les librairies, dans les théâtres ; fermons tous ceà cloaques, entrons à la baïonnette dans tous ces bouges ! Portons la torche dans toutes les imprimeries I En avant I en avant!

Le Caporal, aux frères Escudier. — Faut-il emmener celui-là ?

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