‹ Les triomphes de l'abbaye des ConardsChapitre 39 sur 59 · LE PORT E-E N S E I G N E · texte numérisé non relu

LE PORT E-E N S E I G N E

Le pore en fosse a remplumé Le lils de longtemps desplumé.

Geste compagnie passée, marchoyent en bon ordre trente hommes à cheval accoastrez de robbes de satin blanc à pourliUurcs de fin or, les affuls de figure de teste de lyon ; à l'environ force flammes de feu, faits de satin cramoisi enrichis de broderie, tenans en leurs mains un monde renversé. Leurs chevaux, caparensonnez dudit satin, et pourfdures avec houppes de fil d'or et de soye. Devant eux vingt six falots llambans, sixtabours et un phiffre, avec le porte enseigne à cheval, accoustrez de leurpareure, en laquelle estoit escrits ; Les cslonnez du monde.

Un cheval d'eux avoit deux lignes de rithme escrit derrière le dos, qui ne se sont peu recouvrer, et des aucuns venus à cognoissance, sont cy après escrits comme ensuit:

PREMIER

Si je porte feu aux aureilles.

C'est pour raison des grands merveilles.

DEUXIEME

Non sans cause je m'esbahis, Voyant ruiner ce païs.

TROISIÈME

Le feu mon chef tout environne...

Ce poinct mesbahit et m'estonne.

QUATRIÈME

Ma main tient monde renversé Pour mal qui y a conversé.

CINQUIÈME

Je m'esbahis et ne dis mot De voir Rouen ainsi remord.

SIXIÈME

Estonné de voir la saison, Je pers le sens, aussi raison.

SEPTIÈME

Esperdu suis de voir la contenance

De mainte femme au marcher et en dance.

HUITIÈME

Esmerveillé vis en soucy Et estonné de voir cecy.

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