LE PORT E-E N S E I G N E
Le pore en fosse a remplumé Le lils de longtemps desplumé.
Geste compagnie passée, marchoyent en bon ordre trente hommes à cheval accoastrez de robbes de satin blanc à pourliUurcs de fin or, les affuls de figure de teste de lyon ; à l'environ force flammes de feu, faits de satin cramoisi enrichis de broderie, tenans en leurs mains un monde renversé. Leurs chevaux, caparensonnez dudit satin, et pourfdures avec houppes de fil d'or et de soye. Devant eux vingt six falots llambans, sixtabours et un phiffre, avec le porte enseigne à cheval, accoustrez de leurpareure, en laquelle estoit escrits ; Les cslonnez du monde.
Un cheval d'eux avoit deux lignes de rithme escrit derrière le dos, qui ne se sont peu recouvrer, et des aucuns venus à cognoissance, sont cy après escrits comme ensuit:
PREMIER
Si je porte feu aux aureilles.
C'est pour raison des grands merveilles.
DEUXIEME
Non sans cause je m'esbahis, Voyant ruiner ce païs.
TROISIÈME
Le feu mon chef tout environne...
Ce poinct mesbahit et m'estonne.
QUATRIÈME
Ma main tient monde renversé Pour mal qui y a conversé.
CINQUIÈME
Je m'esbahis et ne dis mot De voir Rouen ainsi remord.
SIXIÈME
Estonné de voir la saison, Je pers le sens, aussi raison.
SEPTIÈME
Esperdu suis de voir la contenance
De mainte femme au marcher et en dance.
HUITIÈME
Esmerveillé vis en soucy Et estonné de voir cecy.