RUE SOUFFLOT
TOIS HEPIAHMENOIE MOI T'ONEYESI ZTOPTHE KAÏI ATHEIPOY EYTNOMOZYNHE TEKMHPION EAAXIZTON
INTRODUCTION
L'étude des institutions publiques d’un peuple offre des intérêts multiples et divers; c’est par elle qu'on apprend de quelle manière ce peuple a vécu dans les différentes phases de son histoire, c’est par elle qu’on connaît le degré de sa civilisation et l’esprit de ses mœurs. La connaissance précise de ces Institutions, nous donne la mesure de l’éducation politique et sociale des sociétés aujourd’hui disparues. Elle nous permet aussi, de comprendre leur législation privée, en saisir la portée, et en apprécier la valeur.
Le droit public, qui comprend l'examen de l’ensemble de ces institutions, devrait être l’introduction nécessaire à l'étude du droit privé. Aussi eston étonné, en constatant combien les jurisconsultes qui ont étudié le droit romain, ont négligé l'étude du droit public de cette grande cité qui fut Rome. Sauf quelques rares exceptions, on peut dire que le droit public des Romains, n’a fait d'objet d’études suivies, et n’a donné naissance à des ouvra-
ges spéciaux, que dans le courant de ce siècle, et
Vote
particulièrement en Allemagne, où l’on paraît s’être fait une spécialité de cette branche du droit ; c'estaux nombreux savants de ce pays que nous devons aujourd’hui une littérature abondante et remarquable, sur la vie publique et les institutions romaines. Pour notre compte nous avons tiré très grand profit de ces études, pour notre modeste travail.
Mais pour connaître l’ensemble, il faut d’abord étudier les parties qui le composent. Pour apprendre le droit publie des Romains il faut approfondir, chacun de ses détails, il faut prendre une à une les institutions romaines, et l’étudier sous tous les rapports. C’est ce que nous avons fait, pour une institution secondaire, qui n'offre de l'intérêt que par rapport à l’ensemble, mais nous nous estimerons heureux, si nous avons réussi de Jeter quelque lumière sur ce détail du droit public romain. Ce travail porte sur une petite magistrature qui a existé à Rome pendant près de cinq siècles, avec des attributions touchant au droit criminel, et à la procédure civile, connue sous le nom de triumvirs capitaux.
Nous avons procédé à cette étude, par l'examen des sources et l'analyse des textes qui en parlent, guidé en cela, par les ouvrages des jurisconsultes allemands. Comme pour toute autre magistrature, il a fallu étudier d'abord les règles d’après lesquel-
DO. Ad. , 22 +