Orelli, 3042 (C. I. L. t. XIV
2. Mommsen, op. cit. t. 2, 4re partie, p. 594, n° 1 (traduction Girard, t. IV, p. 801, n° 2), fait remarquer, qu’on ne peut pas se baser sur le silence des inscriptions du IIIe siècle, parce qu'autant les cursus honorum complets constituent la règle dans les deux premiers siècles de l’Empire et au commencement du II siècle, autant ils deviennent rares par
la suile.
$ 6. — Élection.
Nous avons vu qu'avant une certaine époque, les triumvirs étaient nommés par un magistrat supérieur. Ce magistrat ne fut pas toujours le même ; à l’origine, ce futile consul, croyons nous, qui procédait à cette nomination, et par la suite, le magistrat dont la fonction déléguée ou attribuée aux triumvirs, était la principale occupation de ces derniers, de sorte qu’au moment où l’on réforma le mode de nomination, ce devait être le préteur urbain qui avait la charge de nommer les triumvirs, car à ce moment là, ces magistrats étaient, pour ainsi dire, ses auxiliaires ; ceci d’ailleurs, selon la remarque de Mommsen (1), est vraisemblable parce que la loi Papiria attribue la présidence des comices, pour cette élection, au préteur urbain.
Nous devons maintenant, examiner comment cette élection avait lieu, et quelles en étaient les suites, nous étudierons successivement, les conditions d’éligibilité, et les conséquences attachées à l'élection, mais voyons d’abord comment on procédait.
L'autorité compétente convoquait les comices par