LE COLIBRI FAUX BRINS -BLANCS
( TROCHILUS BOVRCIERI. Less. )
Ce colibri rappelle par tous ses caractères extérieurs et les plus appareils le Brins -blancs ou Trochilus superciliosus , figuré pl. VI de notre Hist. nat. des Colibris. 11 s'en distingue cependant , non seulement par sa taille presque de moitié moindre , mais encore par diverses particularités constantes dans le plumage , telles que la gorge d'un gris-blanc , teinte dominante des parties inférieures.
Le Bourçier nous a été communiqué par M. Lucien Bucquet. Il paraît vivre au Brésil , mais on ignore dans quelle partie de cette vaste région américaine , et nous serions assez tentés de croire qu'il habite les chaînes montagneuses. Il a de longueur totale près de cinq pouces, et dans ces dimensions le bec entre pour douze ou treize lignes au plus, et la queue pour vingt six lignes. Les ailes sont brun-pourpré , assez larges , à baguettes robustes. La queue est ample, deltoïdale, à rectrices successivement étagées , pointues à
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leur sommet , et les deux moyennes , d'abord larges à leur base , se rétrécissent à la terminaison des pennes latérales, pour se prolonger en deux longs brins minces , rubanés , et dépassant la queue réelle de treize lignes. Le bec est peu recourbé , noir en dessus , jaune en dessous , excepté à la pointe de la mandibule inférieure, qui est brune , et notablement comprimé sur les côtés. Les tarses sont grisâtres.
Un vert-doré roussâtre rèfirne sur la tête, le COU , les épaules , le dos et le croupion de cet oiseau. Cela tient à ce que chaque plume verte et métallisée est frangée de roux vif. Les couvertures supérieures de la queue sont brunâtres et verdâtres et bordées de roux. Une sorte de trait roussâtre, étroit et peu apparent surmonte l'œil. Un petit trait jaunâtre se dessine à la commissure du bec. Du blanc passant au gris de perle occupe le menton et s'étend au devant et sur les côtés du cou , en se nuançant un peu en roussâtre clair sur le thorax , sur les flancs et sur le ventre. Les couvertures inférieures de la queue sont également roussâtres.
Les pennes de la queue sont vert-doré en dessus , puis noires et frangées de ferrugineux vif. En dessous la teinte rouille est moins apparente, et chaque plume est brune. Mais les deux rectrices moyennes et longues sont d'abord vert-
brun-doré, ensuite brun-noir, puis à la naissance des brins d'un gris clair, et enfin à leur terminaison d'un blanc pur.
Cet oiseau , comme nous l'avons déjà dit , provient du Brésil.
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( Pl. XIX. )