DANS LE NID
Nous devons à M. Bourçier, de Lyon, les deux très jeunes oiseaux que représente cette planche. Ils lui avaient été adressés de la Guyane avec le nid figuré dans la planche suivante.
Ces deux individus, de tout point semblables, étaient parvenus à cette époque du développement oii leurs ailes leur permettent de sortir du nid pour y rentrer bientôt, et exercer ainsi leurs organes. Courts , gros , et pelotonnés dans leur taille, ils rappellent, par leur manière d'être, ' les jeunes oiseaux de nos climats , oii l'abdomen prédomine , où les membres sont raccourcis, chez lesquels la queue , à peine apparente , ne se manifeste que par des pennes rudimentaires , en partie engagées dans leurs tuyaux.
Longs au plus de deux pouces trois à quatre lignes, ces jeunes colibris ont jusqu'à neuf lignes d'épaisseur , mesurés à l'abdomen. Leur bec , long de cinq lignes, est un peu renflé , noir, assez
épais. Les tarses et les ongles sont d'un jauneserin franc. La queue est rudimentaire , composée de rectrices à peine sorties de leurs capsules, mais dont les moyennes sont noir-bronzé et les latérales ferrugineuses , caractère de celles de l'âge adulte. Les ailes assez longues, puisqu'elles dépassent le croupion , sont nues au moignon et en dedans, composées toutefois de rémiges déjà développées, et de teintes brun-pourpré.
Un vert-doré foncé, mais uniforme, règne sur la tête, le cou, le dos, le croupion et les couvertures de la queue. Un léger duvet couvre le devant de la gorge. Le cou, le thorax, les flancs, et même l'abdomen , sont d'un vert-doré , mélangé de beaucoup de brunâtre.
( Pl. XXL )