‹ Les trochilidées, ou Les colibris et les oiseaux-mouches, suivis d'un index général, dans lequel sont décrites et classées méthodiquement toutes les races et espèces du genre trochilusChapitre 5 sur 138 · LE PETIT RUBIS DE LA CAROLINE · texte numérisé non relu

LE PETIT RUBIS DE LA CAROLINE

MALE ADULTE

{ORNISMYA COLUBRIS. Less. , Ois.-moacb., pi. 48et 48 bis, et pag. i5i.)

Nous donnons une nouvelle figure de ce gracieux oiseau des régions septentrionales de l'Amérique, d'abord pour montrer l'espèce dans toute sa parure, et aussi pour compléter son histoire par les nombreux détails de mœurs dont nous sommes redevables à M. James Audubon. Le petit Rubis a trois pouces de longueur totale, le bec long de neuf lignes, la queue large et peu échancrée , les ailes courtes et minces ; tout le corps est en dessus vert-doré. La gorge et le devant du cou étincellent de tout le feu du rubis. Le thorax est gris-clair ainsi que le

milieu du ventre. Les flancs et une ceinture sur la poitrine sont vert-doré. La région anale est blanchâtre , et les couvertures inférieures de la queue, qui sont longues , sont blanchâtres teintes de roux. Les deux rectrices moyennes sont vertdoré. Les latérales sont brun-noir. Le bec est noir ainsi que les tarses.

Cet oiseau est représenté perché sur une rare et belle sensitive américaine.

Mais, jaloux de compléter notre Histoire Naturelle des oiseaux-mouches par les documens authentiques qui les concernent, nous devons signaler la description que M. James Audubon a donnée du Rubis, dans son Ornithological Biography (t. i , p. ^48), servant de texte à sa somptueuse planche grandissime in-folio , n^ 47- Ce naturaliste , long-temps errant dans les forets des Etats-Unis, a voulu copier la nature ; et en donnant sa narration en français , nous nous bornerons au rôle de simple traducteur , bien que nous nous attachions plus souvent à rendre le sens du peintre , que sa manière de s'exprimer ; car le goût français pourrait trouver à redire à quelques formules qui , pour lui , sont inusitées.

« Qui peut voir cette délicieuse créature mue « par ses ailes étroites, bourdonnant dans le vague « des airs, suspendue comme par magie, volant (c de fleur en fleur , s'agitant avec autant de grâce

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ce que de prestesse dans sa vie tout aérienne , « poursuivant sa carrière sur le vaste territoire « américain; qui peut, dis-je, voir ce rayon de 0 l'arc- en -ciel sans une profonde admiration, « sans un retour vers la magnificence de celui « qui créa cette merveille, et tant d'autres qui « frappent nos regards dans le vaste ensemble « d'une féconde nature !

« Lorsque le soleil ramène les prémices du « printemps, lorsque ses rayons vivifians viencc nent activer de nouveau les germes des plantes « et les faire éclore, alors apparaît ce petit oiseauce mouche à gorge rubis , se jetant çà et là , porté « sur ses ailes de nymphe , visitant chaque fleur « qui s'entr'ouvre , avec l'œil d'un fleuriste qui ce épie le réveil de sa plante chérie pour enlever ce l'insecte qui flétrirait la suave texture de ses pécc taies. De même cet oiseau, dont les mouvemens ce sont tellement rapides , qu'il semble suspendu ce immobile dans l'air qu'il frappe de ses ailes , ce plonge un regard rapide dans les replis les ce plus cachés des fleurs , et par ses vifs batce temens d'ailes, semble caresser la corolle et ce la rafraîchir ; produit un doux murmure et ec se jette avec rapidité sur l'insecte dont il se ce nourrit , et que son bec aigu et mince y trouve ce sans défense occupé à butiner. C'est alors que ce sa langue extensible, nerveuse, formée de deux

tubes soudés , enduite de salive , lancée sur chaque insecte, l'attache à ses replis, et le ramène violemment dans le gosier oii il est aussitôt englouti. C'est avec la rapidité d'un éclair que ce mouvement est exécuté; et c'est à peine si l'oiseau enlève à la corolle qu'il a débarrassée d'un ennemi, quelque peu de son exsudation miellée.

ce Les prairies et les champs , les vergers et les jardins , les profondes forêts , reçoivent tour à tour la visite de ce petit oiseau-mouche , et tour à tour lui donnent en échange et des ébats et des alimens. La beauté de sa gorge ne peut se décrire : c'est tout l'éclat mobile du feu ; c'est le noir profond du velours. Mais son corps délicat , en dessus d'un vert resplendissant et doré , fend l'air avec vivacité , et sa vitesse le dispute à l'éclair. Il se jette sur les fleurs comme si elles étaient frappées par un rayon de lumière; on le voit se précipiter d'un côté, puis revenir, monter ou descendre, toujours par bonds aussi brusques que rapides. C'est avec de telles manières d'être qu'il apparaît dans les provinces septentrionales des Etats-Unis , s'avançant avec les beaux jours , et se retirant prudemment aux approches de l'automne.

(c Que de plaisirs n'ai-je pas éprouvés à épier

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't les mœurs , à suivre l'expression vive des seu- « sations d'une couple de ces créatures célestes , « se livrant à leurs amours! Le mâle, ébouriffant « son riche poitrail pour en faire reluire les « écailles , pirouettant sur une seule aile , et « tournoyant autour de sa délicate compagne , «puis se jetant sur une fleur épanouie, charce géant son bec d'un butin qu'il venait présenter « à l'objet de ses désirs ! Que son allure était <c vive et peignait le bonheur, lorsque ses ca- « resses étaient bien accueillies ; que ses ailes « éployées rafraîchissaient son atmosphère , qu'il « déposait dans le bec de sa douce femelle et « l'insecte et le miel qu'il avait butinés pour elle! « C'est avec des expressions de contentement « qu'on voyait celle-ci accueillir les attentions « délicates de son amant , et céder à ses vives « caresses. C'est alors que le rubis ^ fier de ses « succès, redouble ses soins, manifeste son bonce heur par son courage , ne craint pas de donner « la chasse au gobe-mouche tyran , ni de se mé- (c surer avec l'oiseau-bleu ou le martin, et, or- « gueilleux, vole, en faisant parade de son au- (c dace , près de sa chère compagne. Non , on « peut sentir mais non rendre par des paroles « ces témoignages de courage, de fidélité et d'atcc tachement que le mâle, si débile en apparence, « donne à sa femelle comme preuves de son dé-

« vouement et comme gage de la sécurité qu'elle (( devra conserver sur le nid où la retiendront « les soins de sa tendresse maternelle.

ce Dans le nid de cet oiseau-mouche , que de « fois j'ai jeté un regard furtif sur sa progéni- « ture nouvellement éclose ! deux petits , de la (c grosseur au plus d'une abeille , complètement ce nus , aveugles , n'apparaissaient que comme « deux points organisés d'une extrême foiblesse, ce et à peine capables d'élever un bec sans force ce pour recevoir la nourriture. Mais que d'anxiécc tés ma présence faisait naître pour la tendresse ce alarmée des père et mère , rasant d'un vol ince quiet mon visage , descendant sur le rameau ce placé à quelques pas du visiteur importun , ce remontant , allant à droite , à gauche , et donce nant tous les signes d'un véritable désespoir, ce tant qu'ils ne sont pas rassurés sur le but d'une ce visite qui inquiète leur tendresse pour le sort de ce leur famille : on ne saurait apprécier la douleur ce qu'ils témoignent à la mort inattendue de leurs ce enfans chéris ; mais en s'éloignant de leur berce ceau , on les voit heureux de retrouver leurs ce nourrissons comme ils les avaient laissés , et la ce joie alors succède à la tristesse.

ce J'ai vu des rubis à la Louisiane dès le lomars. ce Leur arrivée dans cet État varie cependant ce autant que dans d'autres , c'est quelquefois une

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« quinzaine plus tard , mais presque jamais quel- « ques jours plus tôt.

« Dans les districts du centre, ils se montrent « rarement avant le 1 5 avril , mais plus souvent (c au milieu de mai.

ce Je n'ai pu m'assurer par moi-même s'ils émi- « grent pendant le jour ou pendant la nuit, mais (c je penche pour le dernier cas , parce que pence dant tout le jour ils semblent fort occupés « de leur nourriture, ce qui ne serait pas s'ils « avaient de longs voyages à opérer à cette pé- <c riode. Ils volent dans l'air avec de longues ondu- (c lations, s'élevant quelquefois à angle d'envi- « ron 4o degrés, et ensuite décrivent une courbe; ce mais la petitesse de leur corps empêcha de les (C apercevoir plus loin que 5o ou 60 verges sans « la plus grande difficulté, même avec un bon (C verre. Une personne assise dans un jardin au- <c près d'un althéa commun en fleurs sera aussi ce surprise d'entendre le bruit de leurs ailes que ce de voir les oiseaux eux-mêmes à quelques pieds ; ce elle sera encore étonnée de la rapidité avec ce laquelle ces petites créatures s'élèvent dans l'air, ce et cessent d'être vues et entendues en un instant. ce Les rubis ne descendent pas sur la terre , mais ce se posent sur les arbrisseaux et les branches ce où ils se balancent de côté avec un mouvement ce mesuré, ouvrant et fermant souvent leurs ailes.

secouant et arrangeant leurs plumes avec propreté et prestesse. Ils aiment surtout étendre une seule aile , en passant dans leur bec chaque penne dans toute sa longueur : lorsque le soleil brille , l'aile ainsi étalée est rendue très transparente et légère. Ils quittent en un instant l'arbrisseau sans la moindre difficulté, et paraissent doués d'une perfection de vue supérieure, allant directement vers un martin ou un oiseau bleu à 5o ou 60 verges de distance , et les atteignant avant que ceux-ci se soient doutés de leur approche. Aucun oiseau ne semble résister à leurs attaques , mais ils sont souvent chassés par la grosse espèce d'araignée , à laquelle ils ne paraissent pas faire attention, parce que leur supériorité de vol est suffisante pour les éloigner de cet insecte lent dans le court espace d'une minute.

« Le nid de cet oiseau-mouche est de la texture la plus mollette ; la partie extérieure est formée de lichens gris clair trouvés sur les branches des arbres ou sur de vieilles palissades, et si proprement arrangés autour du nid , qu'à une certaine distance de l'endroit oii il est attaché ils

semblent faire partie de la branche elle-même. Ces petits morceaux de lichen sont agglutinés ensemble avec la salive de l'oiseau. La partie attenante consiste en substances cotonneuses,

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et le fond de l'intérieur en fibres soyeuses obtenues de différentes plantes , toutes extrêmement délicates et douces. Contre l'axiome que plus l'espèce est petite, plus est grand le nombre d'œufs , la femelle ne dépose dans ce berceau confortable que deux œufs d'un blanc pur et presque ovales. Dix jours sont nécessaires pour les faire éclore , et l'oiseau élève deux couvées dans une saison. Au bout d'une semaine les petits peuvent voler , mais sont encore nourris par leurs parens pendant près d'une autre semaine. Ils reçoivent leur nourriture directement du bec des adultes qui la dégorgent de la même manière que les Canaries et les pigeons. Mon opinion est qu'aussitôt qu'ils sont en état de se pourvoir eux-mêmes , les petits s'associent à d'autres nouvelles couvées , font leur migration à part des vieux oiseaux. J'ai observé vingt ou trente oiseaux-mouches s' avançant sur un groupe de bignonias, tandis qu'on n'apercevait pas un seul vieux mâle. Ils ne reçoivent pas l'entier éclat de leurs parures avant le printemps suivant, quoique la gorge du mâle soit fortement empreinte de teintes rubis avant de nous quitter en automne.

« Les oiseaux-mouches à gorge rubis aiment particulièrement les fleurs qui sont de forme tubuleuse. Le Datwa stramoiùwa et le bigno-

lO HISTOIRE NATURELLE

(c nia radicans sont celles qu'ils affectionnent , « et après celles-ci , le chèvre-feuille , le baume « des jardins (menthe) et l'espèce sauvage qui ce croît sur le bord des étangs , des ruisseaux et ce des ravins profonds ; mais chaque fleur , même ce la violette sauvage , leur fournit une cercc taine portion de substance. Leur nourriture (c consiste principalement en insectes, généralece ment de Tordre des coléoptères, car on en ce trouve ordinairement dans leur estomac, ainsi ce que des petites mouches. On peut donc regarcc der le rubis comme un habile attrapeur de ce mouche. Le nectar ou miel qu'ils sucent des te différentes fleurs étant par lui-même insuffisant ce pour les soutenir , est plutôt employé pour calée mer leur soif. J'ai vu plusieurs de ces oiseaux ce captifs auxquels on fournissait des fleurs artifice cielles faites exprès , dans les corolles desquelles ce on mettait de l'eau avec du miel ou du sucre ce dissous. Les oiseaux étaient nourris exclusivece ment de ces substances, mais rarement vivaientce ils plusieurs mois; et après les avoir examinés ce après leur mort, on les trouvait très amaigris. ce D'autres, au contraire, auxquels on donnait ce des fleurs des bois ou des jardins placées dans ce une pièce dont les fenêtres étaient simplement ce fermées par des gazes à travers lesquelles de « petits insectes pouvaient passer , vécurent douze

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ce mois, après quoi on leur rendit la liberté, la « personne qui les gardait ayant un long voyage « à faire. La pièce était chauffée d'une ma- « iiière artificielle pendant les mois d'hiver , et « ceux-ci sont rarement assez froids pour pro- (c duire de la glace. En examinant un oranger « qui avait été placé dans la chambre de ces « oiseaux-mouches, on ne trouva aucune appa- « rence de nid , quoiqu'on eût souvent vu ces (( oiseaux se caresser.

« Ces humming-hirds ne fuient pas les liomcc mes aussi généralement que les autres oiseaux, ce Ils approchent fréquemment les fleurs qui sont « sur les fenêtres , et même dans les chambres « quand les issues en sont ouvertes pendant « l'extrême chaleur du jour , et y reviennent lors- « qu'ils ne sont pas interrompus tant que les « fleurs ne sont pas fanées. Ils sont très nomce breux à la Louisiane durant le printemps et <( l'été, et partout oii l'on trouve une belle plante ce de hignonia radicans : dafins les bois on y voit ce généralement dessus un ou plusieurs oiseauxce mouches et quelquefois dix à douze en même ce temps. Ils sont querelleurs et ont de fréquens ce combats dans les airs, surtout les mâles. Si ce l'un d'eux suce une corolle et qu'un autre s'en ce approche , on les voit immédiatement s'élever ce dans l'air en tournoyant en spirale à perte de

« vue. La bataille terminée , le vainqueur re- « tourne à son butin.

« Si par comparaison je pouvais donner une « idée assez précise de leur manière de voler et « de se tenir sur leurs ailes , je dirais et si tous « deux étaient de la même couleur, qu'un grand « sphinx qui se jette d'une fleur à une autre, et « dans une ligne directe, approche plus de la « ressemblance de l'oiseau-mouche qu'aucun au- (c tre être que je connaisse.

« Ayant entendu plusieurs personnes remarie quer que l'on gâte beaucoup moins le place mage de ces petites créatures en les tuant avec « de l'eau , je fus tenté d'en faire l'expérience , « ayant été dans l'habitude de les tirer soit avec « du sable , soit avec de la cendre de plomb très « fine. Cependant j'en abattis rarement, même à « quelques pas de distance , toutes les fois que je « me servis d'eau au lieu de plomb , et j'étais en « outre obligé de nettoyer mon fusil après cha- « que décharge : j'abandonnai cette manière, et « je crois qu'on n'a jamais dû en retirer un avance tage certain. J'en ai souvent attrapé en em- « ployant un filet à insecte, et si l'on se servait a de cette machine avec dextérité, ce serait le « meilleur moyen de se procurer des oiseauxce mouches.

ce J'ai rej)résenté dix de ces jolis et intéressans

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« oiseaux dans des positions variées, volant, pre- « nant leur nourriture , se caressant , ou posés « sur les tiges minces du hignonia radicaux , et fc se plumant. La diversité d'action et d'habitudes « ainsi rendue peuvent, je l'espère, donner une ce idée fidèle de leur port et de leurs manières. « Plus loin se trouvera \u\ dessin de leur nid. ce Le nid est généralement placé bas , sur la brance clie horizontale de toute espèce d'arbre , quelce quefois à plus de vingt pieds de terre. Pource tant ils ne sont pas toujours placés ainsi; ce j'ai souvent trouvé un nid attaché par un côté ce seulement à une jeune branche d'un buisson ce de rose , à un groseiller ou à la forte tige d'une ce grosse herbe sauvage ; quelquefois au milieu ce d'une forêt sur les branches d'un chêne, imcc médiatement sur la route , et encore dans un ce jardin proche des sentiers. »

Tkochilus Colubris , Linn. Syst. nat. , vol. T, p. igr. — Lath. Ind. Ornith. , vol. I, p. 3l2. — Cli. Bonaparte, Synopsis of birds of the united States , p. 98.

Rkd-Throatbd hamming-bird , La/A. , Synops. , vol. II, p. 769.

Hnmming-bird , Trochii.us Coi^ubris, TFils., Amer. Ornith, , vol. II , p. 26, pi. X , fig. 3 , mâle ; fig. 4 » femelle.

MALE ADULTE, pl. XLVII , fig. i, i, i, i.

Bec long , droit , subulé , déprimé à la base , aigu ; mandibule supérieure arrondie , ses bords cachés ou couverts [overlapping) ; narines basales , linéaires. Langue très extensible , filiforme , divisée vers la fin eu deux Glamens. Pieds très courts et faibles. Tarses

l4 HISTOIRE NATURELLE

minces,. plus courts que le doigt du milieu , en partie emplumés •, quatre doigts unis à la base ; ongles courbés , comprimés , aigus.

Plumage compacte, imbrique en dessus et sur la gorge, à reflet métallique , sale en dessous ; ailes longues , étroites , un peu courbées au sommet , la première penne la plus longue. La queue fourchue lorsqu'elle est fermée ; quand elle est étendue, égale dans le milieu et latéralement arrondie : dix larges pennes , les extérieures ( ou l'extérieure ) courbées en dedans.

Le bec et les pieds noirs , l'iris de la même couleur. Les parties supérieures généralement , y compris les deux pennes du mimilieu de la queue , vertes avec des reflets dorés. Les plumes à tuyaux œillées, et la queue brun-pourpré. La gorge, les côtés de la téta et le devant du cou carmin-pourpre , taché de noir ^ variant au cramoisi , à l'orange et au noir profond. Les côtés de la même couleur que le dos ; le reste des parties de dessous blanc grisâtre , mélangé de vert.

Longueur trois pouces et demi ; longueur des ailes quatre pouces un quart; bec le long de la cannelure trois lignes, le long de l'ouverture une ligne et demi. Le tarse deux. L'orteil trois.

FEMELLE ADULTE, pl. XLVII , fio. 2, a, 2.

La femelle diffère du mâle en ce qu'elle est privée de la brillante cravate de la gorge , laquelle est blanche ainsi que le sont généralement les parties de dessous, et parce qu'elle a les trois plumes latérales de la queue terminées de la même couleur.

Mêmes dimensions.

JEUNE, PL. XLVII, FiG. 3,3.

Les jeunes oiseaux ont les parties de dessous d'un blanc-brunâtre , la queue terminée de blanc , et ils sont un peu plus clairs dans leurs parties supérieures. En automne les jeunes mâles commencent à acquérir les plumes rouges de la gorge.

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