‹ Les trois amants, pièce en deux actesChapitre 47 sur 89 · ACTE DEUXIEME. 7b · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME. 7b

les miens... Mais, comment donc! cette heureuse nouvelle ne paraît vous causer aucune joie.

MAURICE

Ne raillez pas, monsieur, ne raillez pas une femme qui a le droit de vous haïr, qui a le droit de vous mépriser, mais que vous n'avez pas le droit de persifler!

ALPHONSE

Vous êtes bien pressé de la défendre, monsieur! Mes deux témoins seront chez vous demain matin, à six heures. Attendez donc que vous m'ayez tué, qu'elle ait quitté mon deuil et qu'elle ait changé mon nom contre le vôtre.

MAURICE

La lâcheté de votre conduite autorise toutes les défiances et toutes les craintes; je ne sortirai d'ici, je vous le déclare, qu'après l'arrivée du père de madame de Yalroy.

LOUISE, tendant cordialement la main à Maurice.

Mon ami, je vous remercie de votre appui, il ne m'est pas nécessaire. La faiblesse est toujours du côté où est la faute. La femme qui n'a rien à se reprocher n'a rien à craindre. Je puis hautement vous serrer la main; je vous la serre encore

Une fois. (EUe sort.)

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