DU RÊVE A* LA RÉALITÉ ITO
Il o'y » pas un mot dans les quatorze points du 8 j&n- TÎer 1918 «ir les indemnités au la ré[AratLOQ des dommages dans leur ensemble. Ni l'jine ni l'autre question n'était envisagée. Le président, manifestement, en avait traité an point de vue américain, neuf mois avant, lorsqu'il disait, le 2 avril 1917, dans son message au Congrès qui a précédé de quatre jours l'entrée en gaerre des Etats-Unis: •■ Nouanedéatrons ni conquêtes, ni domination, nous ne recherchons aucune indemnité
■ pour nous-mêmes > — No indemnitietforourselcea — aucune compensation matérielle pour les«acrificesque . nous allons librement consentir. * Les seuls mots
■ nous ne recherchons aucune indeanilé » eussent été suffisamment clairs. Le président ajoutant • pour nousmêmes ■ souligne le fait qu'il ne s'agit et ne peut s'agir que des Etats-Unis.
La situation financière et économique des belligérants engagés depuis trois ansdanalaplus terribles des guerres était telle & ce moment-là qu'il paraissait évident qu'un engagement de cette nature, àè la part du chef 4e 1& grande nation la plus riche du msnde, tout en impliqaant un désintéressement rare, ne pouvait compromettre l'avenir du pays.
La correspondance des gouvernements alliés et du président immédiatement avant l'armistice ne touche q)Ai,deiix questions : celle qui a trait à la libeAër des mers et les précisions sur les compensations dues aux civils des nations alliées pour tout dommage à leurs personnes ou à leurs propriétés résultant de l'agression de l'Allemagne sur terre, sur m«r, dans l'air. Cette réserve répondait aune interrogation précise: «L'ennemi accepta les quatorze points, le faites-vous? ■ Elle n'avait pas A envisager la question des indemnités de guerre, tenue en dehors des quatorze points. Quant aux clauses de l'armistice, l'article 19 réserve expressément, après avoir spécifié la réparation des dommages, tous les droits et réclamations ultérieures des Alliés et des Etats-Unis.
Le droit à indemnité pour le cpttt de la guerre
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demeure donc entier en ce qui regarde les Alliés. Si les Etats-Unis y ont renoncé « pour eux-mêmes ■ dans le message du 3 ayrU 1917, leur président ne s'est jamais prononcé sur te droit des Alliés d'en poursuivre la recouvrement, et n'avait pas k le faire.
Tel est le langage des iaiia. Voulez-Tous avoir maintenant celui des farceurs payés pour plaider en Franoe oontre les intérêts français? Prenez le seoond ■ des journaux de Téry, celui qui paraît le soir. Le
< journaliste > qui fait t&-revue de la presse cite un article de M, ledépaté Louis Puech exposant l'impât sur le capital dont nous sommes menacés et priuit le Gouvernement de commencer par 0xer le chiffre de la oontribntion de guerre allemande : arrivé à ce point, le oollaboratéur du louchissime fronce les yeux, pose la plume o^ demande si M. Puech oublie