‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 75 sur 132 · EXPUQUONS LA FRANCE A M. WILSON · texte numérisé non relu

EXPUQUONS LA FRANCE A M. WILSON

mon. En&n, si l'on regarde la vaste question allemande, le grand réaliste qu'est Woodrow Wilson sera aisément amené à jeter un coup d'ceil sur les deux facteurs essentiels qui la dominent et la gouvernent, car l'une est l'histoire, l'autre la géographie.

L'histoire est mal famée sans doute! Elle fournit des précédents et il est très vrai que les précédents passent pour avoir toujours échoué ; mais le tribunal de La Haye est un précédent, lui aussi ; est-ce qu'il a réussi? N'a-t-il pas échoué, et plus complètement que le traité de Vienne ou les traités de Westphalie? Les échecs de la politique d'équilibre ne sont rien comparés aux échecs de la politique du droit. Et comment le droit pour agir, pour s'appliquer, se passera-t-il des données de géographie ? Comment, sans tenir compte de la qualité des parties, juger et surtout faire durer les jugements et faire appliquer les sanctions? M. Wilson n'y pense pas. Il y songe si peu qu'il tombera parfaitement d'accord avec nous que la méthode politique supérieure ne consiste pas à exclure, mais à combiner.

Une Société des nations qui hébergerait une Belgique sans défense et une Allemagne accrue, juxtaposerait le bourreau et la victime sans autre résultat que de les rapprocher en facilitant le forfait et d'en multiplier l'horreur sous de beaux noms nouveaux qui en resteraient déshonorés pour jamais. La vraie Société des nations comporte la revision de la structure, du statut, des forces de chaque nation, et le débat ainsi ouvert et conduit aboutira à des résultats fructueux.

Est-ce impossible? Un seul cas nous parait devoir

faire dévier ces justes colloques : l'intrusibn de la trout)b igDorahtâ et fartatisée des chète socialistes toujours [irâts à remplacer le signe d'une idée par la cocarde d'un parti, une objection ou ufae doctrine par des injures ou de gros mots*. Avant de leur prêter la moindre attention, Ife président américain tout cbmme lé public français, sera sage de faire une enquêté. Leur passé d'aràllt-guerre et de pendant-guërre leâ iliontt-e si grailds amis de l'Ennemi qu'tin seul trait doit réjouir et .satisfaire de la part de tels philbboches : leur inimitié déclarée.

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