ACTE PREMIER
LUCIE, bas à sa mère.
Ah! maman, ça ira tout seul!
ISABELLE
El à ce sujet... nous avons une petite contîdence à vous faire,
DUPRAILLOX.
Voyons ça. (a part.) Je les vois venir... Adolphe aura parlé... Ils me croiont tous aveugle, ma parole!...
ISABELLE
Le cœur de notre fille a parlé, Edgard.
DUPRAILLON.
Oh! oh! (a part.) J'en étais sûr... (Haut.) Gomment, mademoiselle, vous laissez parler comme ça votre cœur sans en parler à papa!
LUCIE
Pardonnez-moi, mon père, mais... (Bas à sa mère.) Oh! maman, il me fait peur, il a l'air si fâché...
ISABELLE, bas.
Rassure-loi donc!
DUPRAILLON.
Et quel est celui qui...
BAPTISTE, entrant.
Le barbier de monsieur...
DUPRAILLON.
Comment, mon barbier!
BAPTISTE, continuant.
Attend monsieur dans sa chambre, et la couturière de madame attend madame dans la sienne!
DUPRAILLON.
Un barbier ne doit jamais attendre; l'impatience ferait trembler sa main!
LUCIE, à elle-même.
Encore une fois!... c'est comme un fait exprès,
DUPRAILLON.
Isabelle, nous reprendrons cet entretien dans un instant.
(Passant devant Lucie et lui prenant le menton.) Il n'v a pluS d'cnfautS, ma parole! (vivement à lui.) Ah! sapristi, j'oubliais. (Bas à Baptiste.)
Je n'y suis pour personne, entends-tu? pour personnel
BAPTISTE
Bien monsieur!
DUPRAILLON, bas.
Comme ça, je suis loul à faii iranquille.
Il entre da is sa chambre.
ISABELLE, bas à Baptiste.
Baptislc, allez chez le libraire dcn face... vous demanticrez ies Cris du cœur^ un volume de poésies par luonsieur Eugène Durand. Hâlez-vous!
BAPTISTE
Madame peut se fier à moi !
Il «ort.
Elle sort.
ISABELLE
Je reviens dans un instant, mon enfant 1