‹ Les trois comédies du "Statu Quo" 1834; avec une préfaceChapitre 6 sur 42 · FRANÇOIS-XAVIER GARNEAU · texte numérisé non relu

FRANÇOIS-XAVIER GARNEAU

L'historien du Canada naquit à Québec, le 15 juin 1809, du mariage de F.-X. Garneau et de Gertrude Amiot. Après avoir étudié dans les petites écoles de la ville, le jeune Garneau se livra à l'étude du notariat, et il fut admis en 1830. Le goût des voyages, et surtout un désir sérieux de s'instruire, l'engagèrent à tra-

verser l'Atlantique. En 1 831, il se rendait à Paris ; à Londres, il rencontra Denis-Benjamin Viger, qui en fit son secrétaire privé. Ce fut une excellente aubaine pour ce jeune homme ; se trouvant à côté des archives de la bibliothèque du British Muséum, il pouvait très aisément, grâce à des loisirs nombreux, élargir le cadre de ses connaissances. C'est durant cette période de 1831 à 1833, qu'il rencontra Isidore Bédard, fils du grand patriote.

Garneau revint à Québec en 1833, et il se renferma dans son étude de notaire, espérant y trouver son gagne-pain. En 1835, on le trouve à la banque de Québec ; il y remplit la besogne de commis. Quelques années plus tard, il est rendu à la Chambre d'assemblée, où il exerce les fonctions de traducteur français.

Enfin, en 1845, ^ es* nommé greffier de la ville de Québec, et il conserve cet emploi jusqu'à sa mort, arrivée le 3 février 1866.

« Quoique Garneau ne prit aucune part à la politique, dit M. Ch au veau, ses sympathies, disons mieux, ses opinions très prononcées, n'étaient un mystère pour personne. Il était patriote, comme on disait alors, et admirateur de M. Papineau et de son parti. Lorsque se

forma la première scission notable dans nos rangs, celle de M. Neilson, de M. Cuvillier et de M. Quesnel, M. Garneau resta attaché au parti de la majorité. Dans les petites comédies publiées dans la Gazette de Québec, sous le pseudonyme d'un ami du Statu Quo, le futur historien est raillé assez finement sur l'enthousiasme révolutionnaire qu'on l'accuse d'avoir remporté d'Europe ».

EDOUARD GLACKEMEYER

Né à Québec, le 7 décembre 1793, du mariage de Frédéric Glackemeyer, marchand et professeur de musique, et de Marie-Anne O'Neil, sœur du fameux O'Neil dont parle Fréchette dans ses Origmaux et Détraqués, Glackemeyer fut admis au notariat le 13 décembre 18 15. Après avoir occupé pendant quelque temps la charge d'assistant du grenier en loi, Glackemeyer se livra tout entier à la pratique de sa profession. Entre temps il s'occupa d'affaires municipales et politiques. Au conseil-de-ville il rendit de bons services à ses concitoyens. En politique, il ne fit jamais

plus que de travailler pour son parti. Son mariage avec une des filles du député Lagueux, l'avait mis en contact avec les sommités politiques de son temps, et voilà pourquoi nous le voyons jouer un rôle dans la Troisième Comédie du Statu Quo.

Glackemeyer vécut jusqu'au 9 février 1881, avec soixante-six ans de pratique à son crédit. Ce fut une carrière vraiment belle que la sienne. Il la remplit avec intelligence et avec honnêteté. Ayant la réputation d'être versé en affaires, les marchands de Québec lui confiaient souvent la rédaction de minutes compliquées qu'un novice n'aurait pu que difficilement composer.

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