DAVID ROY
Né le9 juin 1807, du mariage de Joseph Roy et de Marie Brunet. Epousa, le 11 septembre 1832, Adélaïde Masse, et en secondes noces, le 19 aout 1839, Marie-Tharsile Parant, fille du notaire A.-A. Parant. Fut admis au barreau le 9 août 1832, et juge, le 28 novembre 1857, lorsqu'on décentralisa les tribunaux. Publia, avec F.-X. Garneau, un petit journal littéraire sous le nom d’/xstitut. C'était en 1841.
« M. Roy, a écrit M. Chauveau, a été un des hommes de sa génération qui ont eu le plus d'aptitude et de dévouement pour les sciences et les lettres ; une trop grande modestie, voire une excessive timidité, l'ont empêché de se distinguer aux yeux du public, comme il aurait pu le faire.» Sa science favorite était la botanique, et il avait réussi à se former un herbier assez considérable qui, malheureusement, fut détruit lors du grand incendie de Québec, en 1845.
Neuf années avant sa mort, arrivée le 31 juillet 1880, le juge Roy avait abandonné ses fonctions pour prendre une retraite honorable. Ce fut, pour cet homme de bien, autant d’années qu’il consacra à se préparer au grand passage de l'éternité. On se rappelle encore ce vénérable vieillard passant des heures entières dans la cathédrale de Québec, édifiant tout le monde par une piété angélique. Sa mort fut celle du juste.