‹ Les trois comédies du "Statu quo" 1834 [microforme]Chapitre 25 sur 41 · SCÈNE II Monsieur Huot et le Dr Grenier entrent · texte numérisé non relu

SCÈNE II Monsieur Huot et le Dr Grenier entrent

H. — Bonjour, P.

P.— Salut, H; eh bien! quitn'amènes-tu là ?

H. — Tiens, je t'amène le Dr G., excellent patriote, s’il en fut jamais.

P.— Et mon cousin par-dessus le marché .… Eh bien! te voilà donc dans la politique aussi, cher Dr, savantissime doctor ?

G.— Eh ! oui, tonnerre !... on m'y a fourré, et j'y suis jusqu'aux oreilles.

P'— On t'en retirera, va, tant bien que mal,

H.— Tiens, P., ce n’est pas tout cela, mais je t’amène le Dr G. pour que tu lui composes une lettre en réponse à la sortie de cet infernal Ami du Szaer Quo, qui a l'audace et l’infamie de lui demander un affidavit de l’assemblée qui a eu lieu au Château-Richer en temps et lieu.

G.— Ah ! oui, une assemblée... vous avez

beau dire, il n'y a jamaiseu d’assemblée là-bas, pas plus que sur ma main.

H. Le poussant avec le coude. — Voyons, voyons, Jaissez-moi donc achever. Il est bien vrai que j'ai reçu un tas de papiers de B... d, bien mal écrits; mais pour d’assemblée, je veux que le diable m'emporte si...

p.— Allons, allons, cousin, arrête-toi; ce n'est pas comme ça qu’on se comporte. Tiens, on va te faire une petite lettre d'explication qui parlera bien. Mais, écoute donc, H., pourquoi ne ne l’as-tu pas mené chez B...d?ilest au fond, lui, de toute l'affaire; venir me tour-

menter, moi qui n’ai pas un seul instant à moi, sac...dié!

H.— Eh bien! jete dirai que je l'ai mené chez B. qui nous a fait, à son ordinaire, un galimatias que le diable n’y comprenait goutte ; le Dr s’est fâché et lui a dit: Tenez, monsieur B...d, vous m'avez déjà fait faire pas mal de sottises, je me confie absolument à Monsieur H., je sais qu'il est agissant et intrigant ; allous à la bibliothèque trouver mon cousin P., il va me faire une lettre quidise quelque chose au moins. Sur cela, nous sommes venus.

Ainsi, vois ce qu’il y a à faire, parce que la chose presse.

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P.— Mais pourquoi ne composerais-tu pas la lettre toi-même, Dr?

G.— Ah! si on voulait me laisser faire, tenez, je commencerais par dire: Sza/u quo maudit, polisson que tu es, je ne sais ce qui me guiens avec la seule lancette qui me reste...

P.— Ah! doucement, doucement! Tiens, promène-toi un peu dans la bibliothèque avec ces messieurs, et je m'en vais te faire quelque chose qui te contentera.

G. — Compose ta lettre comme tu voudras ; mais tonnerre ! (ex frappant du Doing sur la table, et en faisant tomber l'encrier avec une

douzaine de livres) il faut que le mot polisson s’y trouve, ou sinon, bernique, je ne signe pas.

H.— Eh bien! pour 2o/sson, ma foi, passe, on le mettra, mais...

P.— Oui, oui, laisse-moi écrire.

B...r,G.et H. se Promènent ensemble.

B.— Mais pour un petit homme comme vous êtes, vous me paraissez bien malin, Dr?

G.— Est-ce que vous ne savez pas

Que dans les petits pots sont les bons onguents ? Apprenez cela de moi, monsieur l'Allemand,

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