JEAN-FRANÇOIS-JOSEPH DUVAL
Naquit à Québec, le 18 juillet 1801, du mariage de François Duval et de Anne Germain. Lejeune Duval, son cours collégial terminé, étudia le droit au bureau de Van-
felson et de Vallières de Saint-Réal, et il fut.
inscrit au barreau en 1823, le 21 juillet. Il n'était âgé que de 22 ans.
Après avoir pratiqué sa profession pendant plusieurs années, Duval fut nommé, en juin 1839, juge assistant à la Cour du banc du roi ; en 1853, il devenait juge puîné à la Cour du banc de la reine, et, en 1864, juge en chef de la même cour.
Duval avait goûté à la vie politique. Il représenta la haute-ville de Québec, du 30 juin 1829 au 9 octobre 1834 C'était un partisan du séatu quo, maïs il ne fit jamais de zèle pour appuyer une cause qu’il savait très impopulaire et perdue d’avance.
En 1874, le juge Duval, se sentant fatigué par une longue vie de travail, se retira du banc pour entrer dans la vie privée, avec une pension de #4000.
En 1848, il avait épousé mademoiselle Adé-
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laïde Dubuc, quatrième fille de M. Dubuc, marchand de Québec.
LOUIS FISET Né à Québec le 2r août 1797, du Mariage
de Pierre Fiset et d'Ursule Maufet. il fut admis au barreau de Québec, le 4 janvier 1822,
placée dans son intégrité et son Savoir. Il démissionna vers 1847, alors que son fils Louis fut nommé protonotaire, à Québec, à la place
en 1830. Le goût des Voyages, et surtout un désir sérieux de s’instruire, l'engagèrent à tra
verser l'Atlantique. En 1831, il se rendait à Paris ; à Londres, il rencontra Denis-Benjamin Viger, qui en fit son secrétaire privé. Ce fut une excellente aubaine pour ce jeune homme ; se trouvant à côté des archives de la bibliothèque ëéu British Museum, il pouvait très aisément, grâce à des loisirs nombreux, élargir le cadre de ses connaissances. C'est durant cette période de 1831 à 1833, qu’il rencontra Isidore Bédard, fils du grand patriote.
Garneau revint à Québec en 1833, et il se renferma dans son étude de notaire, espérant y trouver son gagne-pain. En 1835, on le trouve à la banque de Québec ; il y remplit la besogne de commis. Quelques années plus tard, il est rendu à la Chambre d’assemb'£e, oùilexerce les fonctions de traducteur français.
Enfin, en 1845, il est nommé greffier de la ville de Québec, et il conserve cet emploi jusqu’à sa mort, arrivée le 3 février 1866.
« Quoique Garneau ne prit aucune part à la politique, dit M. Chauveau, ses sympathies, disons mieux, ses opinions très prononcées, n'étaient un mystère pour personne. Il était Patriote, comme on disait alors, et admirateur de M. Papineau et de son parti Lorsque se
forma la première scission notable dans nos Tangs, celle de M. Neïlson, de M. Cuvillier et de M. Quesnel, M. Garneau resta attaché au parti de la majorité. Dans les petites comédies publiées dans la Gazette de Québec, sous le pseudonyme d’un ami du Statn Quo, le futur historien est raillé assez finement sur l’enthou. siasme révolutionnaire qu’on l’accuse d’avoir remporté d'Europe »,
EDOUARD GLACKEMEYER
Né à Québec, le 7 décembre 1793, du mariage de Frédéric Glackemeyer, marchand et professeur de musique, et de Marie-Anne O'Neil, sœur du fameux O'Neil dont parle Fréchette dans ses Originaux et Détraqués.
Glackemeyer fut admis au notariat le 13 décembre 18r 5 Après avoir occupé pendant quelque temps la charge d'assistant du greffier en loi, Glackemeyer se livra tout entier à Ja pratique de sa profession, Entre temps il s'ocrupa d’affaires municipales et politiques, Au conseil-de-vi]le ji] rendit de bons services à ses concitoyens. En politique, il ne fit jamais
plus que de travailler pour son parti. Son mariage avec une des filles du député Lagueux, l'avait mis en contact avec les sommités politiques de son temps, et voilà pourquoi nous le voyons jouer un rôle dans la Zroësième Comédie du Statu Quo.
Glackemeyer vécut jusqu’au 9 février 1881, avec soixante-six ans de pratique à son crédit. Ce fut une carrière vraiment belle que la sienne. Il la remplit avec intelligence et avec honnêteté. Ayant la réputation d’être versé en affaires, les marchands de Québec lui confiaient souvent la rédaction de minutes compliquées qu’un novice n'aurait pu que diffcilement composer.