‹ Les trois curiaces; comédie en un acteChapitre 25 sur 36 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

CAMILLE, .ouïe.

En quittant Paris ce matin, je ne me serais guère attendue à une pareille aven'ure. J'ai certainement alTaire à un brave et honnête garçon; quelle objection lui faire maintenant, et me faire à moi-même ?. .. Il a ont prévu, il est allé au-devant de tout! Je lui dois une réponse, et puisqu'il n'est plus là, je peux avouer franchement que je la lui ferai de très-bon cœur. Pourquoi ne serais-je pas sincère? Si l'on me demandait mon avis sur lui, que répondrais-je? que je suis convaincue qu'il fera un excellent mari, c'est donc que

je le pense. (Elle s'est assise à la table, et tout en écrivant. ) L'aven-

ture est originale, la demande est délicate, et je crois que toute autre à ma place ferait couime moi. Relisons. « Monsieur, je l'avoue, vous avez à demi gagne votre cause; mais je veux vous donner le droit de refléchir encore. Vous l'avez deviné, je n'ai pas trouvé, dans un premier, m'iriage tout le bonheur... »

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