‹ Les trois frères Van EyckChapitre 16 sur 29 · ESPAGNE · texte numérisé non relu

ESPAGNE

30. * — 14S8. Deux ailes d'un tableau d’autel, qui passèrent de l’Escurial dans le Musée de Madrid. L’une représente S. Jean-Baptiste debout, qui tient sur le bras un livre sur lequel repose un mouton. Le fondateur Henri Werlis, de Cologne, est agenouillé devant lui. Il a une chape brune et des sandales de la même couleur. A travers la fenêtre de la voûte en bois , on voit des prairies, et dans le lointain des montagnes couvertes de neige. L’appartement est partagé en deux pièces par une cloison en planches , à laquelle est appendu un miroir de forme ronde, qui réfléchit plusieurs objets et deux moines. Cette glace complète d’une certaine manière le tableau, en ce qu’elle représente la partie de l’appartement que la toile ne contient pas. — L’autre (l’aile gauche) représente St0-Barbe. Elle est assise, un livr e à la main , sur un banc à ornements gothiques. Sa robe est rouge , pointillée d’or et son manteau de velours bleu, bordé de fourrure. Près de la fenêtre ouverte se trouvent des lis dans un vase d’étain. Un grand feu dans la cheminée jette ses reflets sur tous les objets. Le fond du tableau est un paysage, et près d’une tour on voit la décapitation de la sainte. Tout dans ce tableau est exécuté d’une manière supérieure et mérite la plus grande admiration. Vers le bas du tableau, sur une bande se trouve l’inscription suivante , en lettres gothiques;

(la partie du milieu que portait le principal tableau , qui n’est point connu jusqu’ici, contenait sans doute le nom de l’artiste): Anno milleno C. quater X . ter et octo, hic fecit effigi ........... ge master

Henricus fVerlis , mgr . Colon • — Je dois cette notice à Mr Frasinelli, qui demeura long-temps à Madrid, Nulle part je n’avais rencontré une description de ce tableau,

El* Passavant, Messager } 1842 f p. 208.

HOLLAnn>E,

1437. La fondation d’une église, avec la construction de la tour déjà très avancée. Sur l’avant-plan est assise une Vierge martyre tournant de la main droite une page d’un livre, placé sur ses genoux et tenant de la gauche la palme. On suppose que c’est Ste-Agnès.

Ce tableau est peint à l’huile et en grisaille. Le dessin est fait par hachures sur un fond blanc, jauni par le temps; il ressemble parfaitement à un dessin à l’encre de la chine. Le panneau est enchâssé dans un cadre, au bas duquel est écrit: Johes de Eyck me fecit 1457. 11 était parfaitement conservé à l’époque où il appartenait à Mr Enschedé , qui en 1769, le fit graver de la grandeur du tableau (15 pouces sur 10; y compris le cadre). La gravure fut exécutée par Corn. Van Noorde, de Harlem, dans la manière de Ploos van Amsteî. Il y a quelque probabilité que ce tableau est le même que Van Mander dit avoir vu chez son maître Lucas de îleere à Gand.

Un beau dessina la plume s’en trouve à l’academie de Bruges, et une petite lithographie dans le Messager ^ 1823, p. 155=

— L’Annonciation.

Volet d’un tableau d’autel provenant de Dijon , où M* Nieu» wenhuys l’acheta en 1818,

Cabinet du roi de Hollande,

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