SCÈNE PREMIÈRE
CORNÉLIE, seule, entrant avec un petit plateau de provisions. Mon Dieu, mon mari n’est pas rentré?... Non... son bureau n'a pas été remué depuis ce matin. Il est encore tel que je l’ai •ran^é hier au soir... A six lieures, il .sort du lit... il me dit : t Ma petite femme, ne l’inqiiièle pas si je me lève de si bonne heure, mais j’ai des affaires très-importantes à plaider au tribunal civil... il faut que je mette en ordre mes paperasses... » Il appelle meure en ordre, déranger, et je vois qu’il n’a touché à rien; il n’est même pas là à l’heure du déjeuner. (Elle visite les. papiers.) Voilà ses pauvres Clients, ils sont là, bien tranquilles... M. Doiirmois qui réclame une pièce de lerrequi ne lui appartient pas; il peut attendre... Séparation de deux époux : cela n’est pas pressé... ils pourront peut-être se raccommoder pendant les délais.
Air de la Colonne.
Pauvres époux d’Iiuraeur incompatible Qui brûlez de vous séparer,
A vo- désirs, .si le juge est sensible,
Bienlô , héla=! ou vous verra pleurer;
Oui. bien souvent on vous a vus pleurer.
. Dans cet arrêt, qui vou.s parait si sage.
Vous trouverez votre punition :
Après la séparation.
Vous vous aimerez davantage,
Souvent on s’aime davantage.
(Elle va reporter tei papien lur le boretn k gauche.)