‹ Les trois loges, comédie-vaudeville en trois actes. Par MM. Clairville et Hostein. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théatre du Vaudeville, le 25 janvier 1845Chapitre 47 sur 69 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

COLOMBE, GALOUZOT.

colombe, réveillée en sursaut.

Oui, ma mère, je me lève... je vais étudier mon piano... (Se frottant les j/cux.) Tiens, je ne me suis donc pas coucliée... Eh bien! mais ce n'est pas là ma petite chambre. Où suis- je donc !... j'ai froid... j'ai peur!... (apercevant son père.) Ah ! mon père... me voilà rassurée... mais lui-même, il semble avoir passé la nuit dans ce fauteuil...

galouzot, rêvant.

.Ma fille. . . ma pauvre fille...

COLOMBE

Il rêve, il pense à moi... mais où sommes-nous donc?...

GALOUZOT.

Je vous dis que je ne veux pas qu'elle débute...

COLOMBE

Débuter !... 0 ciel... hier soir... Oui , oui... c'est vrai...

GALOUZOT.

Bien, ma fille, bien; des (leurs, des bouquets... Ali! -viens que je l'embrasse...

COLOMBE

Non... non... ce n'est pas un rêve.

Air du vaudeville de la Heine d'une femme.

Des bravos d'une salle entière J'entends encore le bruit flatteur; Mais l'orage gronde au parterre. Une cabale !... 6 ciel... j'ai peur.

(Regardant autour d'elle.) Où suis-je... au théâtre peut-être...

(Remontant à droite.)

Mais ces barreaux à la fenêtre, (Se cramponnant aux barreaux.)

Cette maison, je crois la reconnaître.

Moi folle! Oh ! non, cela ne peut pas être. Ayez pitié de mon effroi 1...

Mon Dieu, mon Dieu, secourez-moi...

Vous voyez quel est mon effroi!...

ie vous en prie, éclairez-moi.

(Après un silence..)

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