‹ Les trois loges, comédie-vaudeville en trois actes. Par MM. Clairville et Hostein. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théatre du Vaudeville, le 25 janvier 1845Chapitre 50 sur 69 · ACTE III, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE II

GALOUZOT.

Ton papa .. sera toujours Ion papa. (Tirant un papier de sa poche.) Mais dès que le tribunal aura un petit moment, ton père ne sera plus le mari de ta mère...

COLOMBE

Ciel!... une séparation... et vous songez à un semblable projet, au moment où votre fille vous est rendue?

GALOUZOT.

Pardieu, sans cela est-ce qu'il ne nous eût pas fallu, Mme Galouzot et moi, réunir toutes nos ressources, tous nos efforts pour subvenir aux dépenses coûteuses de ton entretien dans celle maison? mais, Dieu merci, te voilà sauvée... ainsi...

Air de l'Héritière.

Si le malheur qui frappa ma famille

Avait égaré la raison; Pour adoucir le sort de noire fille, Ta mère et moi restions à la maison Enchaînés au même cordon.

De douleur mon àme abreuvée, Dans cet enfer eût gémi chaque jour ; Mais puisque te voilà sauvée, Je vais me sauver à mon tour.

COLOMBE

Mais, c'est impossible!... que vous a donc fait ma mère?...

GALOUZOT.

Ce qu'elle m'a fait, ce qu'elle... elle a joué la comédie !...

Ma mère!...

GALOUZOT.

Oui, ta mère, elle que j'avais épousée de confiance... elle que je croyais l'innocence même... C'était...

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