SCENE IV
COLOMBE . seule, avec gaieté.
En vérité , je crois que c'est un rêve... maman comédienne ; moi dans celte maison... mais c'est que vraiment je ne >a\s plus si je doU vouloir en sortir...
Air : Sauve- moi, Bramu.
Triste guérison, C'est ma raison Qui me désole.
Je crois qu'en ces lieux, Trompant leurs yeux, Si j'étais folle Tout irait mieux.
Mon père me disait :
Si ta raison fuyait , Par tendresse pour toi, Ta mère et moi Nous resterions unis Pour toi, comme jadis , 11 nous faudrait encor
Vivre d'accord.
Triste guérison, etc.
Et toi, Grand-Opéra, Où l'orgueil m'enivra, Les fleurs que tu promets
Sont des cyprès.
Si j'étais folle, hélas !
On ne me dirait pas :
Retourne à l'Opéra,
La gloire est là.
Triste guérison, etc.
boisfleurï, en dehors.
Le numéro un? c'est bon !...je le vois d'ici.
COLOMBK.
M. deBoisfleury... Ah! mon bon monsieur, c'est vous qui m'avez rendue folle... Eli bien ! c'est la folle qui va vous recevoir... il vient à mon rôle...