‹ Les trois loges, comédie-vaudeville en trois actes. Par MM. Clairville et Hostein. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théatre du Vaudeville, le 25 janvier 1845Chapitre 54 sur 69 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

COLOMBE . seule, avec gaieté.

En vérité , je crois que c'est un rêve... maman comédienne ; moi dans celte maison... mais c'est que vraiment je ne >a\s plus si je doU vouloir en sortir...

Air : Sauve- moi, Bramu.

Triste guérison, C'est ma raison Qui me désole.

Je crois qu'en ces lieux, Trompant leurs yeux, Si j'étais folle Tout irait mieux.

Mon père me disait :

Si ta raison fuyait , Par tendresse pour toi, Ta mère et moi Nous resterions unis Pour toi, comme jadis , 11 nous faudrait encor

Vivre d'accord.

Triste guérison, etc.

Et toi, Grand-Opéra, Où l'orgueil m'enivra, Les fleurs que tu promets

Sont des cyprès.

Si j'étais folle, hélas !

On ne me dirait pas :

Retourne à l'Opéra,

La gloire est là.

Triste guérison, etc.

boisfleurï, en dehors.

Le numéro un? c'est bon !...je le vois d'ici.

COLOMBK.

M. deBoisfleury... Ah! mon bon monsieur, c'est vous qui m'avez rendue folle... Eli bien ! c'est la folle qui va vous recevoir... il vient à mon rôle...

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