ACTE III, SCENE X
galouzot, à part.
Que dit-elle?
COLOMBE
Ah ! bien, oui, ce seraient bien eux qui se seraient tenus à une pareille distance !
Mme galouzot, s'approchant.
Pauvre petite !... il y va de sa santé !... galouzot, se rapprochant aussi.
Ce n'est pas pour vous, au moins , comédienne.
Mme galouzot, mùmcjeu.
Ni pour vous, concierge...
COLOMBE
Eût-il existé un nuage entre eux, s'ils avaient vu leur pauvre fille souffrante , oh! je les connais, en pensant à vingt ans de bonheur et de dévouement réciproque, ils eussent bientôt oublié de légères querelles pour ne s'occuper que de leur enfant.
Mme galouzot , à part, en se rapprochant encore.
Le fait est qu'il n'était pas méchant !... galouzot, se rapprochant aussi.
C'était une bonne femme, au fond... mais aussi êire entourée de Polycarpe...
COLOMBE
Et puis, si vous étiez mon père et ma mère, est-ce que vos deux mains ne se seraient pas déjà rencontrée s là sur mon cœur?... (J/me Galouzot allonge la main en détournant les yeux, Galouzot retire la sienne que Colombe voulait réunir à celle de Mme Galouzot.) Ah ! il y a quelqu'un qui a retiré sa main... je savais bien que vous n'étiez pas mon père!
GALOUZOT.
Mais, Colombe .. si tu savais!...
COLOMBE
Votre main?
GALOUZOT, allongeant sa main ri à sa femme. Ce n'est pas de bon cœur, entendez-vous!...
COLOMBE
Là, maintenant que je vous regarde.
GALODZOT et Mme GALOUZOT.
Eh bien!
COLOMBE
Je ne sais, mais il me semble que nous oublions encore quelque chose.
Air de Teniers.
Cet air contraint, ce front sévère !
Mon père semblait plus joyeux, Et maman regardait mon père, Il me semble, avec d'autres yeux.
Je me souviens qu'étant petite fille Contre le sort chez nous on s'unissait. Lorsqu'un malheur frappait sur la famille, Pour l'oublier on s'emb'dssait.
GALOUZOT.
Elle me fait pleurer... mais une comédienne!...
Mmc galouzot, sanglotant. Un injuste portier!...
COLOMBE
Même air.
Mais non, c'est l'orgueil qui l'emporte,
L'orgueil qui désunit les cœurs ;
Heureusement ma voix sera plus forte,
Sinon ma voix, du moins mes pleur-:.
L'ange de paix doit étendre ses ailes ; Quand sur mon cœur vous viendrez vous placer, Mes bons parens, oubliez vos querelles,
Rapprochez-vous pour ui'enibrasser.