ACTE V, SCENE VIII
HENRI, troublé.
Moi!... grand Dieu!
CATHERINE, de même.
Lui!
SABINE, rapidement.
Je n'ai pas le temps de discuter cela avec vous , je n'ai que celui de vous dire (àH<=nri, à demi-voix) : Le bonheur est là... à vos côtes... à votre foyer. . .Toutes les grandes dames de Versailles ne valent pas. . .
HENRI, à demi-voix.
Silence !
SABINE, regardant sa montre.
Ah! mon Dieu! plus que dix minutes!... et Béatrix! ma pauvre Béatrix!... bien plus à plaindre que vous tous... (a Béatrix qui vout parier.) Ne me dites rien!... je connais vos souffrances... moi!... je les connais depuis longtemps!
BÉATRIX, effrayée.
Sabine !
SABINE
Laissez-moi achever! les moments sont précieux... (a Henri.) Vous ne vouliez voir la princesse Zabanoff que demain! moi, je voulais que ce fût tout de suite. Je saute de voiture, je traverse la cour, je me dirige vers le grand escalier, je rencontre un beau cavalier qui descendait. Il pousse un cri... moi de même... C'était monsieur d'Albret!