ACTE III, SCENE XIII
cette maison, où j'étais attendu, lorsque l'arrivée de la foule et de la force armée m'a obligé de me cacher...
GODIVET, s'inclinant.
J'en ferai mon rapport à monsieur le gouverneur.
LE PRÉSIDENT, à part.
A mon rival !... quelle mortification!...
GODIVET.
Mais vous êtes libre, monsieur le Président, (te Président lui fait
ligne de se taire. Il s'arrête et salue.)
HUBERT, bas, à Sabine.
Qu'est-ce que cela signifie?...
SABINE, bas, à Hubeit.
Silence!...
GODIVET, s' avançant vers Henri, qu'il salue.
Mademoiselle, j'ai ordre de monsieur le gouverneur de Versailles de vous emmener à l'instant môme.
HENRI
Où donc?...
SABINE, avec crainte.
Où donc?...
LE PRÉSIDENT, à part, et écoulant.
Où donc?...
GODIVET, remettant une lettre à Henri.
Cet ordre, écrit de la main de monseigneur, l'apprendra à mademoiselle.
HENRI, dc'eachetant la lettre qu'il parcourt vivement, fait un geslc de joie1. A part.
A merveille! (a l'Exempt, k demi-voix.) Je vous suis, monsieur...
SABINE, à demi-voix, de l'autre côte'.
Grand Dieu! où vous conduit-on?...
HENRI, lui glissant la lettre dans la maiu. Tiens... lis... Adieu!... (il se lève et suit Godivel.) LE PRÉSIDENT, regardant Henri.
Plus de doute... c'est mon rival qui l'enlève, qui l'emmène !
Mais OÙ donc? OÙ donc?... (Henri, toujours couvert de son masque et dû •on domico, sort par le fond avec Godivet.)
1 Sabine, Henri, Godivet, le Président (au fond), Hubert, Soldats du guet.