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Psaume : les quatre vers figurent dans le ms. de Maquet

Les trois mousquetaires III Chapitre LV

crois, et cependant tu me livres à celui qui remplit et souille le monde de ses hérésies et de ses débauches, à cet infâme Sardanapale que les aveugles nomment le duc de Buckingham et que les croyants appellent l'Antéchrist.

— Moi, vous livrer à Buckingham ! moi ! Que dites-vous là ?

— Ils ont des yeux, s’écria Milady, et ils ne verront pas; ils ont des oreilles, et ils n’entendront point *.

— Oui, oui, dit Felton en passant ses mains sur son front couvert de sueur, comme pour en arracher son dernier doute ; oui, je reconnais la voix qui me parle dans mes rêves ; oui, je reconnais les traits de l’ange qui m'apparaît chaque nuit, criant à mon âme qui ne peut dormir : « Frappe, sauve l'Angleterre, sauve-toi, car tu mourras sans avoir désarmé Dieu ! » Parlez, parlez ! s’écria Felton, je puis vous comprendre à présent.

Un éclair de joie terrible, mais rapide comme la pensée, jaillit des yeux de Milady.

Si fugitive qu’eût été cette lueur homicide, Felton la vit et tressaillit comme si cette lueur eût éclairé les abîmes du cœur de cette femme.

Felton se rappela tout à coup les avertissements de lord de Winter, les séductions de Milady, ses premières tentatives lors de son arrivée; il recula d’un pas et baissa la tête, mais sans cesser de la regarder : comme si, fasciné par cette étrange créature, ses yeux ne pouvaient se détacher de ses yeux.

Milady n'était point femme à se méprendre au sens de cette hésitation. Sous ses émotions apparentes, son sang-froid glacé ne l’abandonnait point. Avant que Felton lui eût répondu et qu'elle fût forcée de reprendre cette conversation si difficile à soutenir sur le même accent d’exaltation, elle laissa retomber ses mains, et, comme si la faiblesse de la femme reprenait le dessus sur l'enthousiasme de l’inspirée :

— Mais, non, dit-elle, ce n'est pas à moi d’être la Judith qui délivrera Béthulie de cet Holopherne*. Le glaive de l’Éternel est trop lourd pour mon bras. Laissez-moi donc fuir le déshonneur par la mort, laissez-moi me réfugier dans le martyre. Je ne vous demande ni la liberté, comme ferait

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