‹ Les trois mousquetaires, 1869Chapitre 41 sur 68 · CHAPITRE LVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LVII

Un moyen de tragédie classique :

PRÈS UN MOMENT de silence employé par Milady à observer le june homme qui l’écoutait, elle continua son récit : — Il y avait près de trois jours que je n'avais ni bu ni mangé, je souffrais des tortures atroces : parfois il me passait comme des nuages qui me serraient le front, qui me voilaient les yeux : c'était le délire.

« Le soir vint; j'étais si faible, qu à chaque instant je m'évanouissais et à chaque fois que je m'évanouissais je remerciais Dieu, car je croyais que j'allais mourir.

« Au milieu de l’un de ces évanouissements, j’entendis la porte s’ouvrir ; la terreur me rappela à moi.

« Mon persécuteur entra suivi d'un homme masqué, il était masqué

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