VOIX EXTÉRIEURES
A bas le Cardinal.
LE MARQUIS
C’est l’émeute, je vous l’avais bien dit.
(On frappe à la porte.)
LA DUCHESSE
N’ouvrez pas.
MARIOL, de même.
C’est le valet de M. le Marquis.
LE MARQUIS
Ouvrez , au contraire , nous allons savoir ce qui se passe. (Un valet va ouvrir.)
MARIOL.
Je vais descendre avec tout le monde , c’est plus rassurant.
(Il quitte la fenêtre. A l’entrée de Brusquet, des cris,
des éclats de rire que poussent des hommes arrêtés
devant l'hôtel :) Avancez donc ! — Vive la Reine.
— A bas le Cardinal.
le marquis, à Brusquet qui a refermé la porte.
Eh bien ! qu’est-cc.
BRUSQUET
C’est un boura contre le cardinal en l’honneur de M"* la Duchesse.
LA DUCHESSE
Ah les fous ! je les remercie, mais je ne veux pas de leurs politesses.
LE MARQUIS
On peut conspirer, sans se confondre avec ces espèces-là. brusquet.
Si vous refusez, ils sont capables d’entrer de force. (Nouvelles clameurs.) Ecoutez, le bruit continue.
LE MARQUIS, bas à Brusquet.
Est-ce qu’ils vont pénétrer ?
brusquet, de même.
Comment faire mieux? ça compromet un peu la duchesse , mais ça nous sert. Tâchons qu’elle s’éloigne. la duchesse.
Remontons chez moi , d’abord , ma chère Nitella. LE MARQUIS, h part
Ce n’est pas mon compte. (Haut à la duchesse.) En pareille circonstance votre devoir vous appelle auprès de la Reine.
la duchesse.
Vous avez raison. Campani, ma haquenée.
CAMPAM.
Oui madame. (A NI tel ta.) Vous suivrez votre marraine par la petite porte qui donne sur le boulevard.
pérès.
Je vais seller une mule.
JOANNES, h Ni tel la.
Et nous vous escorterons,
(Les trois frères entrent dans l'écurie.)