ACTE II, SCÈNE I
MARTIGSY.
Mais, à propos de mariage! votre M. Desrosiers que
vous venez de nie présenter, me parait un parti très convenable pour ma sœur, sous le rapport de la for- •
tune.... Je n’ai eu qiÿà me louer de lui dans noft relations de correspondance, et tout à l'heure...
DESPRES.
Vous avez dû le trouver très bien?
MARTIGRY.
Il m’a paru un peu simple... sans usage...
DESPRÉS
Il arrive du nouveau monde ! 11 n’a jamais vu que la société des républiques du sud ! mais ilfera comme elles; il se formera! et je l’introduis à trop bonne école....
martigny.
Flatteur! mais il voulait être présenté à ma sœur avant l’heure du bal; c’est un empressement fort naturel ! . . . .
DESPRÉS. '
Je vais vous l’amener. Je dois aller le prendre ici près, {* p»rt) chez le carrossier où il est allé commander une voiture. La fortune lui tourne la tête , et le cabriolet vient d’être répudié comme la demoiselle de la rue Saint Denis. ■ ' /
MARTIGflY.
Eh bien! nous l'attendons. J’ai déjà annoncé sa visite à Jenny ! Revenez avec lui. Després, car j’ai besoin de vous. Vous savez que je vous ai nommé mon grand maître des cérémonies. *
Et c’est une dignité dont je sens tout le prix!... Si la reine du bal n’est pas enchantée, ravie, séduite !..
HART1GNY.
Després , je vous ai déjà dit*.'».
DESPRÉS
Je me tais.... je respecte ce grand mystère. (a pan.) C/est quelque fille de maréchal de France! Il faudra bien que je devine! s’il se marie sans que je m’en mêle, c’est un vol qu’il me fait. x