‹ Les trois quartiers, comedie en trois actes et en proseChapitre 32 sur 97 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

MARTIGSY.

Mais, à propos de mariage! votre M. Desrosiers que

vous venez de nie présenter, me parait un parti très convenable pour ma sœur, sous le rapport de la for- •

tune.... Je n’ai eu qiÿà me louer de lui dans noft relations de correspondance, et tout à l'heure...

DESPRES.

Vous avez dû le trouver très bien?

MARTIGRY.

Il m’a paru un peu simple... sans usage...

DESPRÉS

Il arrive du nouveau monde ! 11 n’a jamais vu que la société des républiques du sud ! mais ilfera comme elles; il se formera! et je l’introduis à trop bonne école....

martigny.

Flatteur! mais il voulait être présenté à ma sœur avant l’heure du bal; c’est un empressement fort naturel ! . . . .

DESPRÉS. '

Je vais vous l’amener. Je dois aller le prendre ici près, {* p»rt) chez le carrossier où il est allé commander une voiture. La fortune lui tourne la tête , et le cabriolet vient d’être répudié comme la demoiselle de la rue Saint Denis. ■ ' /

MARTIGflY.

Eh bien! nous l'attendons. J’ai déjà annoncé sa visite à Jenny ! Revenez avec lui. Després, car j’ai besoin de vous. Vous savez que je vous ai nommé mon grand maître des cérémonies. *

Et c’est une dignité dont je sens tout le prix!... Si la reine du bal n’est pas enchantée, ravie, séduite !..

HART1GNY.

Després , je vous ai déjà dit*.'».

DESPRÉS

Je me tais.... je respecte ce grand mystère. (a pan.) C/est quelque fille de maréchal de France! Il faudra bien que je devine! s’il se marie sans que je m’en mêle, c’est un vol qu’il me fait. x

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