‹ Les trois quartiers, comedie en trois actes et en proseChapitre 73 sur 97 · ACTE 111, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE IV

LA MARQUISE

11 me semble que j’en ai entendu parler au vieux duc. Vous voyez, ma nièce... il est né, ce monsieur!

LA COMTESSE

Je ne lui conteste pas sa naissance, ma tante!., je ne lui conteste rien.

DESPRÉS

Forcé de s’expatrier par suite des Circonstances , M. Desrosiers a parcouru l’Amérique méridionale, mais sans adopter les principes qui viennent de la bouleverser. ( A p«rt. ) Je n’irai pas lui dire qu’il a vu Bolivar!

LA MARQUISE

Tout ce que vient de nous apprendre M. Després, monsieur, ne peut que vous assurer des droits à notre amitié.

LA COMTESSE

A notre estime.

DKSROSIERS.

Que vous a-t-il donc appris ?

DESPRÉS

Oh ! j’ai tout dit : votre conduite généreuse envers cette jeune personne qu'on voulait vous faire épouser.

C’était un devoir.

LA MARQUISE

Oui ; mais aller jusqu’à aider de votre bourse le jeune homme qui était votre rival !

desrosiers.

Moi , j’ai aidé?

DESPRÉS

Vous voudriez en vain le cacher... Je l’ai dit. Soutiendrez-vous que vous ne lui avez pas fait cadeau de la corbeille ?

DESROSIERS

Tous les sacrifices que j’ai faits ne m’ont pas beaucoup coûté. Je craignais de n’avoir pas rencontré la femme qui convient à mon cœur. Je suis trop ambitieux , sans doute ; mais si ma fortune pouvait faire oublier mon peu de mérite, et surtout mon peu de naissance

LA COMTESSE, bu.

Eh bien ! ma tante , est-ce qu’il voudrait déjà se déclarer?

LA MARQUISE

Després , je vous remercie de nous avoir fait connaître M. Desrosiers... Ah! mon Dieu! Il est déjà tard et je devrais être au château!. Le duc qui ne m’a pas envoyé sa voiture ! ...

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