‹ Les trois quartiers, comedie en trois actes et en proseChapitre 84 sur 97 · ACTE III, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII

DELBOIS.

Je ne prends conseil que de moi quand on m’outrage!.... r

MARTIGNY

Comment ! voudriez-vous vous battre avec un homme comme moi? C’est, un honneur que je m’empresserais d’accepter.

Eh bien! monsieur, avec plaisir!... Juste ciel! avec plaisir ! Moi! . . le frère de Jenny ! . . Martigny , de grâce. . . Il se passe eu vous quelque chose d’extraordinaire.

MARTIGNY

Ah ! mon cher !

DELBOIS.

Vous ne m’avez pas habitué a un pareil traitement : c’est* de vous plus que de tout autre que j’ai le droit de

m’en affliger!.... Mais voyons : nous sommes seuls

Au nom de l'amitié que vous m’avez tant de fois témoignée — au nom de celle que je vous conserve toujours.... au nom de Jenny... Mon ami, désavouons les duretésqui viennent de nous échapper... Mon ami, je vous en conjure.

, MARTIGNY

J’ai eu tort, mon cher Delbois... Je vous estime

Je suis loin de vous confondre... Mais réfléchissez

(A part.) Sa cousine va en épouser un autre... (H«ut.) Non... Ce que vous me demandez est impossible... Que mon refus vienne de l’orgueil que me donne ma richesse, ou qu’il vienne de l’orgueil que je suppose, non à vous, mais à vos nobles parens... Vous ne devez plus songer à ma sœur.

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