‹ Les trois rivaux, ou, La fille romanesqueChapitre 46 sur 85 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

LYDIE

Je suis si étonnée, si effrayée et si ravie ! Gomment ctes-vous ici ?

LE CAPITAINE

J'ai trompé votre tante; j'avais su que mon nouveau rival vous ferait une visite ce soir. J'ai réussi h l'éloigner. Je passe près d'elle pour le capitaine Absolu.

LYDIE

Charmant! et elle croit...

LE CAPITAINE

Oh , elle est convaincue !

LYDIE

Ah ! ah ! ah ! j'éclate de rire malgré moi en songeant combien sa sagacité est en défaut.

Ne perdons pas ce moment; il est unique peut être. Je vous en conjure, mon ange, fixez le jour, l'heure où, délivrée d'une indigne persécution?...

LYDIE

Vous renoncez donc, Béverley, h une partie de ma fortune que je trouve si faible depuis que vous m'aimez ! Qu'est-ce que l'or en effet? un poids sur les aîles de l'amour.

• LE CAPITAINE

Ah! n'apportez pour dot que la beauté. Vous le savez, Lydie, c'est le seul don que le pauvre Béverley puisse payer de son amour.

LYDIE

Combien ces mots sont persuasifs ! Quel charme la pauvreté aura avec lui !

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