‹ Les trois rivaux, ou, La fille romanesqueChapitre 48 sur 85 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

LE CAPITAINE, à part.

Bon! tout est sauvé! [Haut.) J'ai quelque espoir. Madame, que le temps peut amener la jeune miss...

MADAME NÉOLOG.

Il n'y a rien à espérer d'elle... Elle est aussi têtue qu'une allégorie sur les bancs du Nil.

Mais, Madame, de quoi, maintenant, m'accusézvous ?

MADAME KÉOLOG.

Comment ! rebelle, n'avez-vous pas dit à ce monsieur que vous lui préfériez quelqu'un?

LYDIE

Non, Madame.

MADAME NÉOLOG.

Ne vous êtes-vous pas glorifiée que Béverley, ce rôdeur, Béverley, ce colifichet, possédait votre cœur? Répondez, vous dis-je!...

LYDIE

C'est vrai, Madame.... et personne que Béverley...

MADAME NÉOLOG.

Finissez, impertinente, ou je vous claquemure!

LE CAPITAINE

Laissez, laissez-la parler. Je ne suis pas blessé, je vous assure.

MADAME NÉOLOG.

Vous êtes trop endurant.... Miss, suivez-moi. Capitaine, nous nous reverrons bientôt. Rappelez-vous ce qui est résolu.

LE CAPITAINE

Je m'en souviendrai, Madame.

MADAME NÉOLOG.

Allons, prenez, avec grâce, congé de ce monsieur.

5o LES TROIS RIVAUX.

LYDIE

Que toutes les félicités ensemble accompagnent Béverley ! mon bien-aimé Bé

MADAME NÉOLOG.

Je VOUS refoulerai le mot dans la gorge... Déhontée ! venez donc, venez donc. (Ils se séparent. Le capitaine baise la main de Lydie, pendant que madame Néotog m,et la sienne devant la bouche de la jeune mi^s pour l'em,pêcher de parler. )

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