Chapitre EX
Du Fort de France Roy, et de ce qui fut fait en cet endroit.
Ayant décrit le comm ncement, le milieu et la fin du voyage que fit M. De Roberval dans les Pais du Canada, Hochelaga, Saguenay, ct autres pais dans les Contrées de l'Ouest :
il navigua si avant (comme il est écrit dans d’autres mémoires)
Qu'il aborda enfin au Païs susdit,
accompagné de deux cents personnes, soldats, iarinicrs ct gens du
(*) Cette distance indique précisément la Ré ière du Cap Rouge.
S, arriva au énéral, il lui ‘mine d'Or
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ctite bande mmodoient ‘rance, Ceà étant très forces suffi et ses gens loire d'avoir ent de nous tinent pour
Hâvre de dont nous inoder une t quelques IOUS primes ar l'Isle de PIsle d'Or.
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ge que fit quenay, Ct (comme il ais susdit, tgcns du
DU STEUR DE ROBERVAI. 03
commun, avec tout ce qui était nécessaire pour une flotte, Le Général susdit, aussitôt son arrivée fit bâtir un joli Fort, proche ct un peu à l'Ouest du Canada, lequel était beau à voir, ct d'une grande forec, sur une haute montagne, dans lequel il y avait doux Corps de logis, une grosse Tour, et une autre de la longueur de quarante ou cinquante pieds, où il y avoit diverses Chmubres, une Salle, une Cuisine, des Chambres d’oflice, des Collier haut et bas, ct proche d'iceux il y avoit un Four ct des Moulins, aussi un Poéle pour ÿ chautler les gens, ct un Puits au devant de la maison, Le Bâtiment était situé sur la Grande Rivière du Cana, : ppeléc France Prine par Monsieur De Roberval, IL y avait aussi au pied de la Montaone un autre logement, dont partie formait une Tour à deux éfages, avec deux Corps de logis, où l'on gardait toutes les provisions ot tout ce que nous avions apporté ; ct près de cette Tour il Jaune autre ptite rivière, Dans ces doux endroits, tant en bas qu'en haut, furent lové les cons du commun. (#)
Et durant le mois d'Août, ct Au commencement de Septembre, chaun fut employé à Ja besoene qu'il sc trouvait capable de faire ; mais le quatorze de Septembre notre Général susdit, lenvoya Cn Franec deux Navires qui avoient apportés ses flots, ct il nomma à l’un d'iceux pour Amiral, Monsieur Saine Terre, ct à l'autre pour Capitaine, Monsieur Guinceourt, afin de donner avis au Roi, ct de revenir l'année suivante avec des victuailles et autres fournitures, ainsi Qu'il plairait au Roi : et aussi afin d'apporter des nouvelles de France pour savoir comment le Roi avait accepté certaines pierres qui luiavaient été envoyées, ct que l'on avait trouvé dans ce pais.
Après le départ de ces deux Navires, on délibéra sur ce qu’il falloit faire, et de la manière qu'on passcroit l'hiver dans cct endroit. On fit premièrement l'examen des provisions, ct l’on trouva qu'elles scroient insuflisantes, On en fit Je partage, de manière que chaque troupe n'avoit que deux pains pesant chacun une livre, et une demie livre de bœuf, L'on mangouit du Lardau din +, aVoe une demie livre de beurre : ct du Bœuf au souper, avec environ deux poienécs de fèves, sans beurre,
Les Mereredis, Vendredis ct Samedis, on mangcoit de Ja Moruc
(*) Le Fort ct les divers Edifices érirés par M. de Roverval, sont vraisemblablement la continuation des ouvrages commencés par Quartier environ dix huit mois au- Paravant. Le sommet de la pointe du Cap qui forme un des côtés de l'entrée de la Rivière du Cap Rouge, est évidemment le li ü qui fut choisi par Quarticr ct Roberval pour y élever ces diverses fortifications ÿ Car la pointe de ce Cap commande égale-
ment et éminemment la Rivière du Cap Rouge ainsi que le Fleuve St. Laurent, Sur cette iuême pointe, on voit aujourd’hui la belle résidence de William Atkinson,
Ecuïer, placée dans une siltition tout-à-lait pittor sque