CARTE DE QUEBEC ET DE SES ENVIRONS EN
Renvois qni accompagnent la carte de Québec et de ses environs en 1608. | CVoyages du Sieur de Champlain, Liv, IT, Chap. 3, Edition de 1613.]
[Cette carte n'est qu’une esquisse imparfaite dans laquelle M. de Champlain s’est attaché plutôt à décrire la position relative des objets | que leurs grandeurs et leurs distances véritables, On a ajouté quelques notes en italiques, pour servir d’éclaircissements,]
ca A. Le lieu où l'habitation est bastie, L'Eglise et le marché de la basse-ville de Québec remplacent aujour. d'hui cette première demeure five des Français en Canada. B. Terre defirichée où l’on seme du bled et autres grains, Ce serait à-peu-près le site occupé maintenant par l’église des anglicans, la salle d'audience, et leurs environs. C. Les Jardinages.
Terrains qui se trouvaient autour de l'habitation de 1808 et au bas du Cap-Diamant.
D. Petit ruisseau qui vient dedans les marescages,
| «+ | Le même ruisseau est représenté dans le plan de la ville de Québec qui se trouve dans l'Histoire de la Nouvelle-France par le P, | Charlevoix. Tom. IIT. page 72. Les “ marescages ” étaient situés | au pied des glacis actuels ; le ruisseau coulait (comme il coule | encore aujowrd'lui, mais dans des canaux tés) le long des
ES rues St, Louis, du Parloir, des Jardins, et de la Fabrique, delà traversant le jardin de l'Hôtel-Dieu, à allait se jeter au pied du Cap à l'endroit occupé maintenant par l'ancienne brasserie McCallum.
E. Rivière où hyverna Jacques Quartier, qui de son temps la nomma Saincte Croix, que l'on a tranférée à 15 lieues au-dessus de ’ Quebecq. et.
C’est la Rivière St. Charles ; la petite Rivière Lairet qui s'y jette à environ quinze cent verges au-dessus du Pont Dorchester actuel, n'est pas représentée sur la carte de M, de Champlain. Ce fut à l'entrée de cette rivière, comme on le démontrera ci-après, que Jacques Quartier hiverna en 1535—36.
F. Ruisseau des Marais.
Ce doit être le ruisseau qui borne actuellement, du côté de l’est, les terres de la Vacherie.
G. Le lieu où l’on amassoit des herbages pour le bestail qu’on y ; avoit mené.
Probablement l'espace occupé par les maisons actuelles du Cap, au bas de la Citadelle.
H. Legrand Saut de Montmorency qui descent de plus de vingtcinq brasses de haut dans la rivière.
Cette chute a 240 pieds ou 40 brasses de hauteur. I. Bout de l’Isle d'Orléans, L. Pointe fort estroite du costé de l’Orient de Quebecq. : Î e. . Q #0 t »
La Pointe-Lévi, autrefois nommée le Cap de Lévi. |
M. Rivière Bruyante, qui va aux Etchemains.
Les Etchemins étaient une tribu sauvage qui descendaient à Québec | par la rivière qui porte encore leur nom. | }
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N. La grando rivière St, Laurens.
O. Lac de la Rivière Bruyante.
Ce lac n'existe pas.
P. Montaignes qui sont dans les terres. Baye que j'ai nommée la Nouvelle Biscaye,
1. de Champlain parle ici du magnifique bassin formé par la côte de Beauport, la Canardière, l'embouchure du St, Charles et le Cap-Diamant. Les montagnes qui dominent le fleuve dans cette partie de son cours, offrent en petit le même coup-d'œil que celles de la Biscaye en Espagne.
Q. Lac du grand Saut de Montmorency.
M. de Champlain a pu facilement croire que le Montmorency traversait le lac de Beauport ou quelque autre lac dans la même direction.
R. Ruisseau de l'Ours.
Aujourd’hui la rivière de Beauport, sur laquelle on voit une distillerie.
S. Ruisseau du Gendre.,
Petit cours d'eau qui fait tourner le moulin de N. D. des Anges.
T. Prairies qui sont inondées des eaux à toutes les marées.